‹ Traité de chimie élémentaire, théorique et pratique (volume 5)Chapitre 106 sur 182 · DES BULBES · texte numérisé non relu

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couloirs , agiraient l’une sur l'autre, et il en résulterait du vinaigre qui s’évaporerait en grande partie, et delà manne qui cristalliserait peu à peu. Cette hypothèse , ainsi que le remarquent les auteurs, a besoin d’être vérifiée par l’expérience. Il faudrait examiner la sève des frênes, de&mélèses, et voir si la manne s’y trouve formée ou non. ( Ann . de Chirn. , tom. lxv , pag. iüi.)

M Laugier vient de faire sur le suc de carotte une observation semblable à celle que nous venons de rapporter sur le suc d’oignon ; il a vu que ce suc , filtré aussitôt qu’il est exprimé de la racine, a une couleur brune, une odeur forte qui lui est propre, et une saveur très-sucrée. En l’exposant à l’air pendant deux ou trois jours, il perd sa couleur, une partie de sa saveur, prend l’odeur du vinaigre, et laisse déposer en même temps une matière jaune, visqueuse , et une poudre blanche, semblable à de l’amidon. Distillé dans cet état , il s’en dégage du vinaigre *, et si l’on évapore le résidu jusqu’à siccité , on obtient une matière brune, élastique, qui présente dans son intérieur et à sa surface inférieure des cristaux de mannite faciles à purifier par l’alcool. Vainement l’on recherche îa mannite dans le suc de carotte non altéré ; il est impossible d’en découvrir la plus petite quantité. D’ailleurs , M. Laugier présume avec raison qu’il doit exister un grand nombre de sucs susceptibles de phénomènes analogues.

1 727. Pommes de terre (tubercules du solanum tuberosuni ). — La pomme de terre , importée d’ Amérique en Europe depuis plus d’un siècle, n’est guère cultivée généralement que depuis une trentaine d’années. C’est surtout à Parmentier que nous sommes redevables de cette culture importante. /

Plusieurs chimistes ont analysé les pommes de terre. Le travail le plus récent, le plus complet est dû à M. Vauquelin. Ce chimiste a examiné jusqu a quarante-sept vaut. 3 o

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