DE L’URÉE
nique et un dégagement d’azote ou d’oxide d’azote : à la fin de l’opération , la matière s’épaissit et s’enllamme avec une violente explosion.
Les acide nitriques, nitreux, sont les seuls qui aient à froid de l’action sur la dissolution d’urée.
En versant une grande quantité d’acide nitrique à ^4° dans cette dissolution concentrée , il se forme tout-à-coup un grand nombre de cristaux brillans , provenant de la combinaison de l’acide nitrique avec l’urée. Cette combinaison , qu’on pourrait appeler, jusqu’à un certain point , nitrate acide d'urée , est très-acide , peu soluble dans l’eau , décomposable par (les bases salifiables, et susceptible de détonnation quand on la distille , parce qu’il se produit, à une basse température , du nitrate d’ammoniaque qui se décompose subitement à une chaleur rouge.
L’acide nitreux ne paraît pas pouvoir se combiner avec l’urée • il la décompose avec violence lorsqu’il est concentré et qu’elle l’est elle-même, et donne naissance aux mêmes corps que ceux qui proviennent de Faction de l’acide nitrique sur celte substance, à l’aide de la chaleur.
Le chlore altère aussi la dissolution d’urée à la température ordinaire : il se combine d’abord avec elle, produit des flocons qui s’attachent peu à peu , comme une huile concrète , aux parois du vase , détruit l’urée , et forme , en se décomposant lui-même, du gaz carbonique, du gaz azote , de Fhydro-chlorate et du sous-carbonate d’ammoniaque.
La dissolution d’urée ne décompose aucun sel • elle change seulement la cristallisation de quelques-uns : par exemple, elle fait cristalliser le sel marin en octaèdres, et le sel ammoniac en cubes.
L’infusion de noix de galle ne la trouble pas 5 les alcalis n’y produisent non plus aucun précipité ; mais , pour peu qu’on la chauffe avec les matières alcalines , l’urée qu’ello
5/fo DES MATIÈRES ANIMALES NEUTRES»
contient ne larde point à se transformer en ammoniaque , en acide carbonique et en acide acétique.
1796. Etat naturel , Extraction. — L’urée existe dans burine de l’homme , dans celle de tous les quadrupèdes, et probablement d’un grand nombre d’autres animaux • on 11e la trouve dans aucune autre humeur-, elle ne fait jamais partie des substances molles ou solides.
De tous les procédés qu’on peut employer pour l’obtenir , le meilleur est le suivant : il faut évaporer l’urine en consistance de sirop , ayant soin de ménager le feu, surtout à la fin de l’évaporation ; ajouter peu à peu à ce sirop son volume d’acide nitrique à 2/j0 ; agiter le mélange et le plonger dans un bain de glace, afin de durcir les cristaux de nitrate acide d’urée qui se précipitent : laver ces cristaux avec de l’eau à o -, les faire égoutter et les comprimer entre des feuilles de papier joseph. Lorsqu’on les a ainsi séparés des matières étrangères auxquelles ils étaient ad-, hérens , on les redissout dans l’eau , et l’on y ajoute assez de carbonate de potasse pour en séparer l’acide nitrique; puis on évapore ia nouvelle liqueur , à une douce chaleur , presqu’à siccité; on traite le résidu par de l’alcool très-pur qui ne dissout que l’urée ; on concentre la dissolution alcoolique, et l’urée cristallise.
1 797* Composition. — L’urée , suivant M. Berard (thèse présentée à la Faculté de Médecine de Montpellier , le 9 juillet 1817), est composée de :
Oxigètie . 26,4°
.Azote . 43,40
Carbone . ,9?4°
Hjd rogène . 10,80
1798. Usages , etc. — L’urée pure est sans usages ; mais c’est elle qui , en se décomposant et formant du sous-
DE LA MATIÈRE COLORANTE DU SANG. 5/j l
carbonate d’ammoniaque, rend ï’urine propre à être employée dans plusieurs arts. C’est à Rouelle le cadet que nous en devons la découverte, et à Fourcroy et M. Yauquelin que nous devons la connaissance du plus grand nombre de ses propriétés. ( Annales de Chim ., t. xxxii, p. 80. )
De la Matière colorante du sang.
La plupart des chimistes ont cru pendant long-temps que le sang devait sa coulçur à la petite quantité d’oxide de fer que ce liquide contient 5 mais aujourd’hui il est bien démontré, par les expériences de MM. Brande , Berzelius et Yauquelin, que la matière colorante du sang est d’une toute autre nature.
Comme cette matière joue probablement un rôle remarquable dans l’économie animale, et que les résultats de M. Berzelius ne sont pas toujours d’accord avec ceux de MM. Brande et Yauquelin , je crois devoir les citer tous successivement.
i°. M. Brande obtient cette matière en agitant le sang à sa sortie de la veine, enlevant la fibrine qui se sépare sous forme de longs filamens , abandonnant à elle-même la liqueur restante, qui est d’un rouge brun très-foncé, jusqu’à ce qu’il s’y soit formé un dépôt très-coloré, e£ decantant le sérum qui surnage. Ainsi obtenue, elle contient encore une petite quantité d’albumine, et possède les propriétés suivantes :
Examinée au microscope , elle paraît composée de globules. Elle forme avec l’eau une dissolution qui ne se putréfie que difficilement , qui conserve sa couleur au-dessous de go° de chaleur, mais qui , au-delà , se trouble , laisse déposer un sédiment brun et devient incolore , enfin qui peut être précipitée par l’alcool et l’éther.
Soumise à la distillation , elle se décompose , donne tous les produits qui caractérisent les matières animales, et
un charbon dont la cendre ne contient que des traces de fer.
L’acide hydro-chlorique , l’acide sulfurique étendu de huit fois son poids d’eau , l’acide acétique , l’acide tantrique , l’acide oxalique, l’acide citrique, sont tous capables de la dissoudre très-facilement à l’aide d’un peu de chaleur. Tous , excepté l’acide sulfurique , la dissolvent , même à froid. Les dissolutions paraissent d’un rouge cerise ou d’un cramoisi foncé, vues par réflexion, et verdâtres vues par transmission.
Les alcalis et les carbonates alcalins dissolvent la matière colorante plus facilement encore que les acides : aussi prennent-ils une teinte si foncée, qu’ils paraissent opaques.
L’acide nitrique, au contraire , la détruit sur-le-champ.
Il paraît que l’oxide de plomb ne peut point se combiner avec elle ; le proto et le deuto-nitrate de mercure , le sublimé corrosif, la précipitent de sa dissolution aqueuse, et donnent lieu à des composés qui adhèrent aux étoffes.
L’alumine l’entraîne dans sa précipitation; mais la laque qui en résulte ne résiste ni à l’action de l’air ni à l’action de la lumière. Il en est de même de celles que l’on peut préparer , soit avec l’oxide , soit avec i’hydro-clilorate d’étain.
Cependant elle forme avec le coton engaîîé une teinte rouge solide. ( Transactions philosopha 1812, ire partie. ) 20. M. Berzelius n’obtient point la matière colorante par le même procédé que M. Brande ; il coupe le caillot en tranches très-minces, le place sur du papier brouillard pour en absorber le sérum , et le triture dans une petite quantité d’eau, qui prend bientôt une couleur brune si foncée, qu’elle n’offre pas la moindre transparence dans un tube de verre de ~ millimètres de diamètre; il expose ensuite la dissolution à l’action de la chaleur pour en vaporiser l’eau et obtenir la matière à l’état solide. Lorsque la chaleur »e dépasse pas 5o°, la matière conserve toute sa solubilité
dans l’eau $ mais elle y devient insoluble à la température de l’ébullition , et se précipite en une niasse brune que I on peut laver , presser et sécher facilement : M. Berzelius préfère même ce dernier mode d’extraction toutes les fois que les expériences auxquelles il soumet ia matière colorante n’exigent pas que celle-ci soit en dissolution dans l’eau. Calcinée avec le contact de i’air , el! e se fond , se boursouffle , brûle avec flamme , et donne un charbon qu’on- ne peut incinérer qu’avec la plus grande difficulté} qui , pendant sa combustion, laisse continue llement dégager du gaz ammoniac , et qui fournit la centième partie de son poids d’une cendre composée d’environ 5o parties d’oxide de fer, 6 parties de phosphate de chaux et d’un peu de magnésie, 50 parties et demie de chauxpure, 7 parties et demie de sous-phosphate de fer, et 16 parties et demie d’acide carbonique , y compris la perte dont l’analyse est inséparable.
Quoique cette cendre renferme tant d’oxide de fer , l’acide gallique , l’infusion de noix de galle, le prussiate ou i’hydro-cyanate de potasse ne produisent, dans la dissolution de la matière colorante, aucun précipité qui y annonce l’existence de ce métal. De là , M. Berzelius conclut que cette matière contient le fer à l’état métallique. {Annales de Chimie , t.!Lxxxvm , pag. 3c); et Annales, de Chimie et de Phy sique , tom. v , pag. 42. )
D’ailleurs , la matière colorante possède les mêmes propriétés que la fibrine*, elle n’en d i D ère donc que par sa couleur , que par sa solubilité dans l’eau , et par la grande quantité d’oxide de fer que contient sa cendre, oxide dont on retrouve à peine des traces dans la fibrine incinérée.
3°. C’est également par un procédé particulier que M. Y auquelin se procure la madère colorante. ( Annales de Chimie et de Physique , tom. 1, pag. cp)
« Prenez , dit-il , le caillot du sang bien ( goutté sur un » tamis de crin ? écrasez-le dans une terrine avec 4 parties
» cl’acide sulfurique élendu de 8 parties d’eau, et faîtes )) chauffer à ^o° centigrades , pendant cinq à six heures.
)> Fi lu •ez la liqueur encore chaude, et lavez le résidu avec » autant d’eau chaude que vous avez employé d’acide; con- )) centrez les liqueurs jusqu’à ce qu’elles soient réduites à » moitié ; alors versez-y de l’ammoniaque jusqu’à ce qu’il )> ne reste plus qu’un léger excès d’acide. Après avoir agité w la liqueur, laissez-la reposer, et vous aurez un dépôt de )) couleur rouge pourpre.
» Vous décanterez la liqueur quand elle sera claire, et )> vous verserez de l’eau sur le résidu , ce que vous répéterez ■» jusqu’à ce que les derniers lavages ne précipitent plus le » nitrate de baryte.
» Le précipité ainsi lavé sera jeté sur un filtre , et lors- » qu’il sera égoutté sur du papier joseph, on l’enlèvera » avec un couteau d’ivoire, et on le mettra dans une » capsule où on le laissera sécher : ce sera la partie colo- » ranîe pure du sang.
» i°. Elle n’a ni odeur ni saveur sensibles ;
» 2°. Délayée dans l’eau , elle a une couleur rougey> vineuse , mais ne s’y .dissout point;
» 3°. Sèche, elle paraît noire comme du jayet, dont » elle présente la cassure et le brillant;
» 4°. Ainsi desséchée , elle se dissout très-bien dans les » acides et les alcalis, et communique une couleur rouge- )) pourpre à ses dissolutions ;
)) Sa dissolution dans l’acide hydro-chlorique ne trouble » point la solution de l’hydro-chlorate de baryte , ce qui » prouve qu’elle ne retient point d’acide sulfurique quand )) elle a été bien lavée ;
d 5°. L’acide galiique pur et le prussiate de potasse » n’apportent aucun changement dans la couleur des dis—
» solutions acides de cette matière, ce qui annonce v quelle ne contient point de Jer ; tandis que, dans la
ï)E LA MATIÈRE COLORANTE DU SANG. 5^'>
•» liqueur de laquelle <e principe a été précipité, ces deux » réactifs montrent à l’instant l’existence du fer en quart- » tité notable.
» 6°. L’infusion de noix de galle qui contient le tan- 7) ni11 Précipite la dissolution de matière colorante dans » un acide , mais n’en change pas la couleur.
» 70. Soumise au feu, dans un appareil fermé, elle ne » change ni de forme ni de couleur 5 elle exhale une » odeur semblable à celle des matières animales , fournit » du carbonate d’ammoniaque , et une huile rouge-pourpre, » ma s presque pas de gaz.
)) 8°. Après avoir éprouvé ainsi l’action de la chaleur, elle )) ne se dissout plus dans les acides ni dans les alcalis. » Elle est réduite à l’état charbonneux. Comme cette ma- » tière ne change pas sensiblement de volume dans cette » operation , elle doit contenir beaucoup de charbon.
» ç)°. Cette matière étant par elle-même insoluble dans » l eau , il faut que, dans le sang, il y ait quelque sub- » stance qui en opère la dissolution : c’est probablement )) de 1 alcali, car il n’en faut qu’une très -petite quantité )x pour dissoudre cette matière.
)) Cependant, comme la couleur du sang se dépose à la » longue du lavage de son caillot, il semblerait qu’elle » n’y serait qu’en suspension.
a io°. La dissolution du principe colorant du sang dans » l’acide nitrique étendu d’eau n’éprouve pas de chan- )> gement dans sa couleur; le nitrate d’argent ne la trouble )) pas ; mais l’acétate de plomb y forme un précipité )) brun et la décoloré entièrement.
)) ii°. Le caillot du sang qui a bouilli plusieurs fois avec
» l’acide sulfurique se dissout entièrement dans une petite » quantité de potasse , d’où l’acide hydro-chlorique le préci- » pite entièrement , à moins qu’on ne mette un excès de ce » dernier : alors la solution conserve une couleur rouge.
UES SUBSTANCES ANIMALES neutres.
» 1 2°. Quand , par des lavages réitérés à l’eau froide , on )> a enlevé de la masse du sang la plus grande partie de » l’acide sulfurique , le résidu se dissout abondamment » dans l’eau chaude 5 mais la dissolution qui en résulte 5) n’a pas une couleur rouge : elle est , au contraire , brune.
)> i3°. L’albumine du sang qui contient de la mav tière colorante la dépose , par le repos , au bout d’un » certain temps, et la liqueur devient jaune-verdâtre. » Mais si cette matière colorante reste dans l’albumine •)) jusqu’au moment où celle-ci commence à se décomposer , elle se redissout , et la liqueur reprend une couleur » écarlate , parce que l’ammoniaque qui se développe » parla putréfaction produit cet effet, et la dissolution )) qui est rouge devient écarlate en se mêlant à l’albumine, » qui est jaunâtre.
» i4°. Si sur l’albumine du sang de boeuf on verse 2 par- ?> ties d’alcool froid , et qu’après avoir filtré la liqueur et » égoutté le coaguïUm , on le fasse bouillir avec 7 à 8 par- » ties de nouvel alcool , celui-ci se colore en beau jaune )) de citron : enfin , si l’on réitère trois ou quatre fois la » même opération , l’alcool cesse de se colorer, et l’albu- » mine devient blanche.
» L’alcool évaporé dans une cornue laisse une huile » grasse , d’une couleur jaune, d’une saveur douce et d’une )) consistance molle.
)> io°. D’après les expériences de M. Brande , et les » miennes , qui en sont une confirmation , dont , à la vé- )> rité , elles n’avaient pas besoin , le sang doit sa couleur )> â une matière particulière de nature animale, produite » par les forces vitales, et particulièrement par l’influence » de la respiration -, et l’opinion des médecins et des chi- » rnistes qui , jusqu’à ces derniers temps , attribuaient à la » présence du fer celte propriété, doit être abandonnée, » au moins comme en étant la seule caisse, puisque l’on
» peut obtenir cette substance isolément , exempte de ce » métal. »
Du Picromeh
1801. Etat naturel. — Le picromei, ainsi appelé à cause de sa saveur, est une substance propre à la bile de la plu-» part des animaux, mais que 11e renferme point toutefois celle de l’homme, du moins d’après mes expériences.
Il est sans couleur, et a le même aspect et la même consistance que la térébenthine épaisse*, sa saveur est d’abord âcre et amère, puis elle devient sucrée; son odeur est nauséabonde, et sa pesanteur spécifique plus grande que celle de l’eau.
Soumis à l’action du feu , le picromei perd une partie de sa viscosité, se boursoufïle , se décompose en ne donnant point ou que très-peu de carbonate d’ammoniaque. Il, se conserve pendant long-temps sans subir la moindre altération. Exposé à l’air , il en attire légèrement l’humidité : par conséquent il est très-soluble dans l’eau. L’alcool le dissout aussi avec facilité. Chauffé légèrement avec les acides hydro-chlorique , nitrique, sulfurique, convenablement affaiblis , il forme un composé visqueux sur lequel l’eau n’a que très-peu d’action. Les alcalis et la plupart des sels n’en troublent point la dissolution; et il n’y a guère que le nitrate de mercure, l’acétate avec excès d’oxide de plomb et les sels de fer qui aient cette propriété. L’infusion de noix de galle ne la possède point. De tous ces caractères, le plus saillant réside dans les phénomènes qu’il nous offre avec la résina de la bile et la soude.
Lorsqu’on dissout 2 parties et demie de picromei et Une partie de résine dans l’alcool, que l’on fait évaporer la dissolution jusqu’à siccité , l’on obtient un composé qui est soluble dans l’eau. Si l’on ajoute du sel marin à la
54o DES SUBSTANCES ANIMALES NEUTRES.
dissolution , elle deviendra plus stable 5 si on l’évapore ensuite et si l’on calcine le résidu , il en résultera un charbon très-alcalin et qui contiendra évidemment du souscarbonate de soude: d’où l’on doit conclure, i°. que la résine de la bile est soluble dans le picromel 5 20. que la résine , le picromel et la soude sont capables de former un composé très-intime 5 3°. que le picromel et la résine peuvent décomposer le sel marin. Ces différens faits nous seront très-utiles par la suite pour expliquer le plus grand nombre des résultats qui nous sont offerts par la bile.
1802. Préparation. — C’est de la bile de bœuf qu’on extrait le picromel : cette bile , outre le picromel , la matière résineuse et un peu de matière jaune , renferme beaucoup d’eau et une petite quantité de soude , de phosphate, d’hydro - chlorate , de sulfate de soude , de phosphate de chaux et d’oxide de fer. Il faut d’abord y verser un excès de dissolution d’acétate de plomb du commerce : par ce moyen, on précipite toute la matière jaune et toute la résine unie à l’oxide de plomb 5 on précipite également l’acide phosphorique et l’acide sulfurique du phosphate et du sulfate de soude. La liqueur étant filtrée, on y verse du sous-acétate de plomb : à l’instant le picromel s’empare de l’excès d’oxide de ce sel , et se dépose sous forme de flocons blancs. Ces flocons doivent être lavés à grande eau par décantation , recueillis sur un filtre , dissous dans le vinaigre distillé. Alors, à travers la dissolution, l’on fait passer du gaz hydrogène sulfuré pour séparer le plomb ; l’on filtre la liqueur, l’on en chasse l’acide acétique par l’évaporation, et on obtient pour résidu le picromel pur.
Le picromel n’a point encore été analysé. Il est sans usages.