‹ Traité de chimie élémentaire, théorique et pratique (volume 5)Chapitre 122 sur 182 · ARTICLE PREMIER · texte numérisé non relu

ARTICLE PREMIER

Des Acides plus ou moins oxigénés , et très-différens des

corps gras par Leurs propriétés .

De r Acide urique.

1809. Historique. — C’est à Schéele qu’on en doit la découverte; il la lit en 1776, en analysant les calculs de la vessie de l’homme. Croyant que les calculs étaient toujours formés de cet. acide , il le nomma acide Lithique , dénomination à laquelle on a renoncé depuis qu’on sait que ces concrétions renferment beaucoup d’autres substances. Bergmann , M. Pearson , Fourcroy et M. Vauquelin , M. Williams Henry et M. Prout, sont ceux qui , après Schéele , ont étudié avec le plus de soin les propriétés de l’acide urique.

Etat naturel. — L’acide urique ne se trouve, pour ainsi dire, que dans les urines de l’homme et des oiseaux : c’est cet acide qui se dépose de certaines urines , sous forme de poudre jaunâtre , peu après qu’elles sont rendues , et qui s’attache tellement aux vases qu’on a peine à l’enlever , meme par le frottement ; c’est lui qui constitue

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