‹ Traité de chimie élémentaire, théorique et pratique (volume 5)Chapitre 138 sur 182 · DES GAZ INTESTINAUX · texte numérisé non relu

DES GAZ INTESTINAUX

égard : c’est que, pour arriver à des résultats rigoureux , il aurait fallu nourrir la poule pendant long- temps d’avoine avant d’analyser ses excrémens et les coquilles de ses œufs ; car l’on peut supposer avec vraisemblance que le carbonate de chaux et l’excès de phosphate de chaux que l’analyse y démontre, provenaient des alimens que la poule avait pris , et des matières terreuses qu’elle avait avalées la veille ou quelques jours auparavant (a). L’on pourrait encore les attribuer à quelques parties de son corps , en supposant, avec presque tous les physiologistes, que le corps de tous les animaux soit susceptible de rénovation dans un certain espace de temps (b).

Les excrémens du boa constrictor , lesquels se trouvent mêlés à l’urine , comme chez les oiseaux, ne sont presque formés que d’urate d’ammoniaque, d’après le docteur Prout : ils en contiennent plus des — de leur poids. ( Jlnn . de Chim. et de Phys. , t. xm , p. 4^. )

Des Gaz intestinaux.

Les gaz intestinaux n’ont encore été soumis à l’analyse que par M. Jurine de Genève , par MM. .Chevreul et Magendie, par M. Vauquelin , et par MM. Lameyran et Fréiny.

i°. M. Jurine a fait ses expériences sur le cadavre d’un fou mort de froid dans sa loge et ouvert aussitôt. Il a trouvé que le gaz intestinal était composé d’oxigène, d’azote,

(a) On sait que les poules avalent continuellement , en mangeant, des petits fragmens de terre et de pierre. En général ; les oiseaux ne peuvent produire d’œufs qu’autant qu’ils prennent une certaine quantité de terre calcaire : du moins c’est ce qui semble résulter des expériences de plusieurs physiologistes, et particulièrement de celles du docteur Fordyce.

(b) Dans le mémoire cité, il y a des erreurs de nombre qu’il est facile d’apercevoir ayee un peu d’attention.

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