DE L’ACIDE ACÉ T I QU
vant dans l’eau , la filtrant et la faisant cristalliser de nouveau au moins une fois , qu’on la purifie : par la fusion y le goudron se volatilise ou se charbonne, de sorte que les cristaux d’acétate que l’on obtient sont sensiblement purs.
Ces cristaux ainsi obtenus sont fondus dans une quantité déterminée d’eau *, l’on mêle avec la dissolution un poids également donné d’acide sulfurique, et de là résultent du sulfate de soude qui cristallise presque entièrement, et de l’acide acétique qu’on purifie par la distillation.
Toutes les opérations qui précèdent la cristallisation qu’on fait subir en second lieu à l’acétate de soude, peuvent être faites en grand dans des vases en tôle ou en fonte. Les autres ne doivent l’être que dans des vases de verre, de grès , ou de cuivre étamé.
L’acide est d’autant plus concentré que la quantité d’eau ajoutée est moins considérable.
Celui qui provient des fabriques de Cboisy pèse spécifiquement 1,057, et Peut saturer environ les de son poids de sous-carbonate de soude sec : on le recueille dans des récipiens en argent.
i3og. Ce n’est point dans une cornue de verre qu’oïi calcine l’acétate de cuivre pour le décomposer 5 l’on fait celte opération dans une cornue de grès. Après avoir rempli aux deux tiers la cornue de cet acétate, et l’avoir placée dans un fourneau à réverbère , l’on adapte à son col une allonge et un récipient tubulé, dont la tubulure porte un long tube droit *, l’on écbaufie peu à peu le fourneau , et bientôt la décomposition a lieu. L’acide acétique se partage en deux parties : l’une s’empare de l’oxigène de l’oxide de cuivre, et de là résultent du gaz acide carbonique, de l’eau, du gazbydrogène carburé, un peu d’esprit pyro-acétique (a),
(a) Substance parliculiète , ainsi nommée à cause de sa volatilité, de son mode de production, et qui se forme seulement dans la dernière moitié, et surtout à la fin de l’opération.