DE LA LIQUEUR SPERMATIQUE
M. Vauquelin est le seul qui , jusqu’ici , ait examiné et analysé cette liqueur. ( Annales de Chimie , tom. ix , p. 64*) («). Ses expériences ont été faites sur la liqueur séminale humaine; il la trouvée formée de 900 d’eau ^ de 60 de mucilage animai , de 10 de soude, de 3o de phosphate calcaire.
Abandonnée à elle-même dans des yases ouverts ou fermés , la liqueur séminale se liquéfie complètement eu vingt ou ving-cinq minutes : nous ne connaissons point encore la cause de ce phénomène. Une douce chaleur en favorise la liquéfaction. En la chauffant fortement , elle se décompose et fournit beaucoup de sous carbonate d’ammoniaque.
Exposée à l’air , elle présente divers phénomènes , selon que l’atmosphère est plus ou moins chaude et humide ; dans une atmosphère chaude et sèche , elle s’épaissit , laisse déposer des cristaux de phosphate de chaux et se prend en écailles solides , cassantes et demi-transparentes comme de la corne ; mais dans une atmosphère chaude et humide, elle s’altère avant de se dessécher; elle devient jaune, acide , répand une odeur de poisson pourri , et se couvre d’une grande quantité de hjssus septica.
La liqueur séminale n’est soluble dans l’eau froide ou chaude qu’après sa liquéfaction ; elle en est précipitée par l’alcool et le chlore liquide en flocons blancs.
La potasse et la soude la dissolvent, mais moins facilement que la plupart des acides. Ces dissolutions ne sont point troublées ; savoir : les premières par les acides , et les secondes par les alcalis.
(<?) Cependant M. Berzelius annonce [Annales de Chimie, t. lxxxviiï, pag. 1 15) que la liqnenr séminale est composée d'une matière animale particulière et de tous les sels du sang : je ne sais où il a consigné «on analyse.
Du Suc gastrique.
1906. Le suc gastrique est regardé comme un liquide sécrété par l’estomac , et comme l'agent principal de la digestion stomacale. Trois procédés ont été indiqués pour se le procurer: le premier consiste à tuer un animal après l’avoir fait jeûner } le seconda faire avaler par des animaux de petits tubes métalliques percés de trous et attachés à un fil • et le troisième, à exciter le vomissement le matin, lorsque l’estomac est vide d’alimens. Spallanzani a pratiqué le premier sur un mouton , le second sur cinq corbeaux, le troisième sur lui-même : il a retiré ainsi 3^ cuillerées de suc des deux estomacs du mouton, et souplement 5i grammes de celui des corbeaux. C’est ce célèbre physiologiste et Serinebier qui se sont le plus occupés d’en étudier les propriétés ; ils l’ont soumis à un grand nombre d’expériences. Voici les résultats auxquels ils sont parvenus :
i°. Le suc gastrique est un vrai dissolvant des alimens , même hors du corps vivant , pourvu qu’il en conserve la chaleur.
20. A la chaleur tempérée de l’atmosphère , il est seulement an ti- septique.
3°. Il peut se conserver long-temps à une température qui ne dépasse pas celle du corps humain , sans éprouver de décomposition putride ( un mois , par exemple ).
4°. Le suc gastrique 11’est jamais ni acide ni alcalin : du moins , quand cet état se développe , il tient à la nature des alimens, et s’évanouit bientôt.
M. le docteur Montègre , qui avait la propriété de vomir à volonté , en a profité , il y a quelques années , pour répéter Jes expériences de Spallanz-ani, et en tenter de nouvelles. Les résultats qu’il a obtenus sont bien difierens de ceux que nous venons de rapporter. Suivant M. Montègre ;