DES LIQUEURS ACIDES
cristaux sont un mélange de phosphates de soude et d’ammoniaque , de sel marin et d’hydro chlorate d’ammoniaque, de sulfates de potasse et de soude : en les traitant par l'alcool , on leur enlève presque toute la matière colorante, et oh achève de les purifier en les dissolvant dans l’eau et les faisant cristalliser.
Concentrée davantage, l’urine, par un nouveau refroidissement, peut encore donner lieu à une nouvelle cristallisation ; mais alors , en la soumettant une troisième fois à l’action du feu, elle se trouve bientôt réduite en un liquide sirupeux, d’un brun foncé, qui contient beaucoup d’urée, puis en un extrait plus foncé encore, qui attire l’humidité de l’air, et qui , calciné, donne beaucoup de carbonate d’ammoniaque et un charbon très -salin, difficile à incinérer en raison de la grande fusibilité des sels qu’il renferme.
L’eau se mêle à l’urine en toutes proportions; il n’en <est point de même de l’alcool : versé en grande quantité dans l’urine, il la trouble , et en précipite l’acide urique , les phosphates terreux , et peut-être d’autres sels encore.
Les dissolutions de potasse, de soude et d’ammoniaque la troublent aussi sur-le-cliamp, en saturant l’acide qui en tient dissous les phosphates terreux ; l’eau de baryte, l’eau de strontiane , l’eau de chaux, opèrent non-seulement la précipitation de ces sels, mais encore celle de l’acide phosphoiique des phosphates de soude et d’ammoniaque. La baryte, et peut-être même la strontiane , précipitent en outre bacille des sulfates de potasse et de soude, en sorte que le précipité produit par ces trois dernières bases est bien plus abondant que celui qui provient des premières.
L’acide oxalique passe pour être le seul acide qui, au bout d’un certain temps, produit un léger nuage dans l’urine; i*l s’unit à la chaux du phosphate calcaire, et fforme un oxalate que les acides faibles ne peuvent point dissou-