‹ Traité de chimie élémentaire, théorique et pratique (volume 5)Chapitre 170 sur 182 · T>U TISSU GLANDULEUX. ^ J · texte numérisé non relu

T>U TISSU GLANDULEUX. ^ J

au périoste. Traités par l’eau bouillante , iis finissent par se dissoudre entièrement.

1973. Aponévroses. Les aponévroses sont des variétés des tendons. Au lieu d’être, comme ceux-ci , sous forme de cordons, elles sont sons forme de membranes; elles enveloppent souvent les muscles, et sont faciles à reconnaître par leur aspect satiné.

1974. Ligamens . — Les ligamens sont formés de fibres très-fortes, très-denses et très-élastiques , qui joignent ensemble les os dans les différentes articulations. Ils résistent beaucoup plus à l’action de l’eau que les tissus précédons : cependant ils s’y dissolvent en partie et lui donnent la propriété de se prendre en gelée parle refroidissement.

Du Tissu glanduleux.

1975. Le foie de bœuf est la seule glande qui ait été analysée avec quelques soins. Sa composition chimique, d’après M. Braconnot, a beaucoup d’analogie avec celle du cerveau. En effet, ce chimiste a trouvé, 1 °. que 1 00 parties de foie étaient composées de i8part,,94 de tissu vasculaire et de membranes, et de 8t1Jart*,o6 de parenchyme; u°. que 100 parties de parenchyme ou de substance propre du foie contenaient 68part,,64 d’eau; 20,19 d’albumine desséchée 6,0 y d’une matière peu azotée, soluble dans l’eau et peu soluble dans l’alcool ; 8,89 d’huile pliosphorée, soluble dans l’alcool et analogue à celle du cerveau; o,64 d'hydro-chlorate de potasse sans aucun indice de sel marin: 0,47 de phosphate de chaux ferrugineux; o,io de sel acidulé, insoluble dans l’alcool , et formé d’un acide combustible uni à la potasse ; d’un peu de sang. L’albumine forme donc plus de la cinquième partie du parenchyme, tandis qu’elle ne forme pas la seizième partie du sérum du sang.

Disons un mot de l’analyse. En broyant le foie dans im mortier, le délayant dans l’eau tiède et filtrant le tout à t;a~

vers un tamis de soie très-fin , le tissu vasculaire etlesmembranes resteront seuls sur le tamis. La liqueur, exposée ensuite à la chaleur de l’eau bouillante, laissera précipiter l’albumine mêlée intimement ou unie à l’huile; puis, au moyen d’un linge serré, on séparera le coagulum que l’on exprimera et qu’on lavera convenablement, etc. Pour extraire l’huile de celui-ci , il suffira de le meure en contact à chaud, soit avec l’alcool , soit avec l’essence de térébenthine : l’huile se dissoudra et s’obtiendra par évaporation. Toutes les autres matières se trouveront dans les eaux de lavage. Nous ne suivrons pas l’auteur dans leur séparation. ( Ann. de Chim. et de Phys , t. x.)

Du Tissu musculaire ou des Muscles.

1976. Les muscles , organes qui , par leur contraction toujours soumise à la volonté, donnent aux animaux la faculté de se mouvoir, constituent ce que l’on désigne sous îe nom de chair dans le langage ordinaire. Indépendamment de la fibre qui en fait la base et dont les propriétés sont les mêmes que celles de la fibrine, on y trouve des tendons qui les terminent et les attachent aux os, des aponévroses qui les enveloppent , du tissu cellulaire qui lie les lilamens fibreux les uns aux autres, du tissu adipeux, des vaisseaux sanguins, des vaisseaux lymphatiques, des ne! fs comme par toute l’organisation, de la matière extractive , 1111e petite quantité d’acide libre , qui , selon M. Berzelius, est l’acide lactique, et des sels de diverse nature. Eu dernier résultat, ils sont donc composés de fibrine , d albumine, de matière extractive, de giaisse, de substances capables de passer à l’état de gélatine, d’acide , et de diifé rens sels.

1977. Il sera facile, d’après cela, de comprendre l’action de l’eau froide et de l’eau bouillante sur la chair mus»

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