D XJ TISSU CARTILAGINEUX
pour mettre les cheveux en papiliottes à la manière ordinaire : au bout de quatre heures , l’efïet est produit } on ôte les papiliottes, et Ton enlève le mélange avec un peigne et de l’eau.
1980. Ongles , cornes , épiderme , laine et poils en général. — Toutes ces substances sont formées , suivant M. Vauquelin, d’une grande quantité de mucus , semblable à celui qui entre dans la composition des cheveux, et d’une petite quantité d’huile à laquelle elles doivent leur souplesse et leur élasticité. ( Annales de Chim. 9 tom. lyiii , pag. 52. )
Tissu cartilagineux ,
1981. Ce tissu, qui est solide , blanc, demi-transparent, laiteux comme l’opale, facile à couper, compressible, élastique, placé ordinairement aux extrémités articulaires des os , n’a été que peu examiné. Il est probable qu’il est formé , comme les tissus précédens , d’une matière animale analogue au mucus , d’un peu d’huile et de quelques matières salines. Ce qui nous autorise à le croire, c’est que telle est la composition des os cartilagineux du squalus maximus , d après M. Chevreul , et probablement de tous les os cartilagineux des poissons. ( Bulletin de la Société philomatique , i8ii,p. 3i8.)
Du Tissu osseux .
1982. Composition. — Les os , séparés de leur cartilage, de leur périoste , de la moelle qui existe au centre de ceux qui sont longs, de la matière mollasse et rougeâtre qu’on appelle diploé et qu’on trouve entre les deux tables qui constituent les os plats , de toutes les parties , en un mot , qui leur sont étrangères , doivent être considérés, en général , comme un tissu cellulaire fort épais dofït les cavités contiennent beaucoup de sous-phosphate de chaux, beau-
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coup moins de sous-carbonate calcaire, très-peu de phosphate de magnésie , quelques traces d’alumine , de silice , d’oxide de fer et d’oxide de manganèse («).
1983. Historique. — La découverte du phosphate de chaux dans les os date de 1771 ; elle est due à Schéele et à Gahn. Celle du phosphate de magnésie , de l’alumine , de la silice , de l’oxide de fer et de l’oxide de manganèse, appartient à Fourcroy et à M. Vauquelin. : iis la firent de 1800 à 1807. On ne sait pas précisément à quelle époque fut faite celle du carbonate calcaire : quant à celle de la matière animale, elle remonte aux temps les plus reculés.
1984. Propriétés. — Les os sont solides , blancs , insipides, inodores , d’une contexture lamelleuse, ductiles jusqu’à un certain point, plus durs et plus denses que toutes les autres parties de l’économie animale. Leur forme varie singulièrement , détermine celle du squelette, et par conséquent de l’animal même.
Calcinés dans une cornue , ils se décomposent sans se déformer, noircissent, perdent à-peu-près les trois septièmes de leur poids, deviennent cassans , et fournissent tous les produits provenant de la distillation des matières animales. Chauffés dans des vaisseaux ouverts, ils s’enflamment, noircissent d’abord comme dans des vases fermés , perdent un peu plus de leur poids que dans ces sortes de vases, et se transforment enfin en une substance blanche et si friable, qu’il suffit de la presser entre les mains pour l’écraser. Cette substance était considérée par les anciens chimistes comme une terre particulière qu’ils appelaient terre des os;
(a) M. Morichini et M. Berzeiius admettent aussi un peu de fluate de «baux dans les os : cependant Fourcroy et M. Vauquelin n’ont pu découvrir la inoindte trace de ce sel dans ces organes; iis ne Font trouve d’une manière sensible que dans les os fossiles, où M. Motidhiai en a annonce» le pie» m'utif la présence,. ' ,