DU TISSU OSSEUX. ^ I
d’ajouter d’abord un peu d’ammoniaque à la dissolution pour séparer ce sel.
Pour obtenir le phosphate calcaire , il faudra dissoudre dans l’acide hydro-chlori que faible les os calcinés et déjà traités par l’acide acétique , filtrer la liqueur , et y verser de l’ammoniaque qui précipitera ce sel, plus le phosphate de magnésie sous forme de magnésie et de phosphate amraoniaco-magnésien , plus aussi l’alumine , l’oxide de fer et l’oxide de manganèse. Le précipité étant lavé et réuni au phosphate qui pourrait provenir de l’opération précédente, sera séché et calciné : l’ammoniaque du phosphate ammoniaco se volatilisera. Si doue alors l’on pèse la matière calcinée , et qu’on en défalque la quantité d’alumine , d’oxide de fer , d’oxide de manganèse , de phosphate de magnésie , on aura celle du phosphate calcaire.
Quant aux quantités d’oxide de fer , d’oxide de manganèse , d’alumine, de silice et de phosphate de magnésie, le meilleur moyen de les connaître est le suivant : c’est de prendre une nouvelle portion d’os calcinés , de les dissoudre dans l’acide hydro-chlorique , de verser dans la solution , d’abord de l’alcool , puis un mélange de 2 parties d’alcool à 3o° et de 1 partie d’acide sulfurique , en se conformant à ce qui a été dit à ce sujet ( vol. 11 , p. /J 1 3 ) ; de cette manière , on décompose en une seule opération tout le phosphate de chaux , etc. , et de là résulte un dépôt abondant qui, lavé avec de l’alcool à 0,920 de densité, ne renferme plus que le sulfate calcaire provenant de* os. Dans les liqueurs se trouvent l’acide pbosphorique , l’excès d’acide sulfurique, la silice, les sulfates de magnésie , d’alumine , de fer , de manganèse. Par l’ammoniaque , on précipite la magnésie, l’alumine, et les oxides de fer et de manganèse $ savoir : la magnésie à l’état de phosphate ammoniaco-magnésien ; l’alumine et les oxides, libres de toute combinaison. Lorsque le précipité est lavé ,
’j'yi DES MATIÈRES MOLLES ET SOLIDES.
on le traite par une solution de potasse caustique bouillante, qui s’empare de l’a.eide phosphorique et dissout l'alumine en tout ou partie ; après quoi, l’alcali ayant clé enlevé par des lavages , l’opération s’achève, comme nous l’exposerons avec détail (2102 bis). De la quantité de magnésie l’on conclut celle de phosphate de cette hase.
Il n’y a donc plus que la silice à retrouver. En supposant que l’alcool 11’en opère pas la précipitation, ce qui est probable, elle doit rester en dissolution dans la liqueur ammoniacale , d’après Fourcroy et M. Vauquelin. Ces chimistes prescrivent de faire évaporer cette liqueur à siccite et de jeter de l’eau sur le résidu: le tout se dissout, sauf une matière noire qui, par la calcination, devient blanche, et possède alors toutes les propriétés de la silice.
1986. Usages. — - Les os sont employés dans un assez grand nombre de circonstances. O11 en extrait le phosphore , et on peut également en extraire l’acide pho.spl.ioriqüe. C’est en les calcinant , les pulvérisant , les lavant et les moulant , qu’on prépare les coupelles. Calcinés et bien broyés , on s’en sert aussi pour faire des trochisques. Concassés ou divisés , ils forment un excellent engrais , qui toutefois 11e devient fertile que la deuxième ou la troisième année. Ils fournissent, lorsqu’on les fait rougir en vase clos , un noir qui est très - recherché par les raiîiueurs de sucre. En traitant les pieds de boeuf par l’eau bouillante , on en retire une huile recherchée pour le graissage des mécaniques et les fritures (i856). Dépouillés de leur partie terreuse par les acides , et réduits à leur tissu cellulaire, ils peuvent entrer dans la composition du bouillon et des tablettes de bouillon , et l’on peut les employer pour faire de la colle, propre non-seulement aux usages de la colle ordinaire, mais encore à ceux de la colle de poisson , par conséquent à la préparation des gelées, des crèmes , des blancs mangers , au collage des vins , de la bière , etc.