‹ Traité de chimie élémentaire, théorique et pratique (volume 5)Chapitre 180 sur 182 · DES FUMIGATIONS · texte numérisé non relu

DES FUMIGATIONS

quantité convenable de chlore gazeux. Quand la matière animale a le contact de l’air, elle finit par se dissiper toute entière 5 mais quand elle est enfouie dans la terre ou plongée dans l’eau ,et que d’ailleurs elle constitue l’une des parties musculaires d’un cadavre, elle ne laisse point dégager tou& ses principes ; elle se transforme en un composé gras mêlé seulement d’un peu de tissu cellulaire ( 1 Cette transformation , en été , s’opère au sein de l’eau dans l’espace de six semaines à deux mois; elle se fait bien plus lentement dans la terre , surtout dans celle qui est peu humide: aussi certains cadavres ne sont-ils point entièrement convertis en gras au bout d’un an, et même de dix-huit mois.

L’on pensait généralement autrefois que la graisse qui se forme alors provenait en grande partie de la décomposition de la fibre musculaire. Mais M. Chevreul , dans un Mémoire publié, Annales de Chimie , tom. xcv , pag. a fait voir que cette opinion devait être au moins révoquée /en doute. Observant que le gras des cadavres est un composé semblable cà celui que l’on obtient en traitant la graisse par les alcalis , il lui a semblé que ce composé ne dépendait que de l’action de l’ammoniaque produite par la décomposition de la fibrine , de l’albumine , etc. sur la graisse toute formée. Que l’on se rappelle d’ailleurs que la fibrine pure ne passe point au gras (1778) , et la manière de voir de M. Chevreul devra devenir très-vraisemblable. Pour acquérir une complète conviction , il ne s’agirait plus que de démontrer que la quantité de graisse contenue dans les ca-* davres correspond à la quantité de gras qu’ils sont capables de fournir.

Des Fumigations .

2010. Les exhalaisons produites par des matières animales en putréfaction, et même par les individus attaqués

ni.

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