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bois. Là on le met en contact avec de l’argile pendant un à deux jours. Au bout de ce temps, il se trouve clarifié; on le décante et on l’évapore convenablement dans une chaudière de cuivre. Peu à peu il se forme des cristaux; mais comme ils sont verdâtres , on les purifie par de nouvelles cristallisations. De 5oo grammes de rumex , on retire environ 4 grammes de sel d’oseille , 2 décigrammes de chlorure de potassium, 2 centigrammes de sulfate de potasse, 120 grammes d’extrait.
Oxalate neutre de Soude J
1 358. Cet oxalate est peu sapide et est ordinairement en petits cristaux grenus. Le feu en opère facilement la décomposition, et le résidu qu’on obtient est entièrement formé de sous-carbonate de soude. L’air ne l’aîtqre point. Il est peu soluble dans l’eau. Lorsqu’on le traite par les acides sulfurique 5 nitrique , hydro-chlorique , il passe à l’état de sur-oxalate. Il nous offre, avec les bases sali fiables et les sels , les mêmes phénomènes que celui de potasse.
On l’obtient en neutralisant une certaine quantité de soude par l’acide oxalique ; pour peu que la dissolution alcaline et la dissolution acide soient concentrées , il se précipite en grande partie à mesure qu’il se forme.
BL-Oxalate ou Oxalate acidulé de Soude.
1359. Le bi- oxalate de soude se prépare en versant dans une dissolution de soude deux fois autant d’acide qu’elle en exigerait pour être saturée ; il se précipite ordinairement en poudre cristalline , lorsque les liqueurs sont tant soit peu concentrées; il rougit la teinture de tournesol j sa dissolubilité est moins grande encore que celle de i’oxa- Jate neutre ; il est sans usages.
DES OXALATES.
Oxàlale neutre d' Ammoniaque.
t36o. L’oxalate d’ammoniaque s’obtient en saturant l’acide oxalique par l’ammoniaque, et faisant évaporer convenablement la dissolution. Il cristallise en longs tétraèdres terminés par des sommets dièdres ; sa saveur est très-piquante. Par la distillation , on en retire de l’eau, du souscarbonate d’ammoniaque qui se volatilise, etc.; il se sublime aussi un peu d’ox date, et il reste dans la cornue un petit résidu chaibonneux. Ce sel est très-soluble dans l’eau, et insoluble dans l'alcool. Traité par les acides sulfurique , nitrique , hydro-chlorique , il est en partie décomposé, et passe à l’état d’oxalate acidulé. Lorsque l’on met en contact parties égales de solutions, faites à Iroid et saturées , d’oxaïate d’ammoniaque et d’hydro - chlorate de deutoxide de mercure, et qû’on place le mélange dans l’obscurité, les deux sels ne s’altèrent en aucune manière, même dans l’espace de huit jours; mais., en les exposant à la lumière solaire , ils ne tardent point à se décomposer : au bout de quelques minutes, la liqueur commence à se troubler, devient laiteuse, et laisse déposer une certaine quantité de proto-chlorure de mercure; il se dégage ensuite du gaz carbonique pendant quelques heures , et la liqueur s’éclaircit. Cette liqueur ne contient plus alors que de l’oxalate et de l’hydro-chlorate d’ammoniaque , et un peu d’acide carbonique. ( M. Planche , Journal de Pharmacie , t. i, pag. 62.) Voici, selon moi, comment on peut se rendre compte de ces observations intéressantes. L’acide oxalique, qui peut être considéré comme un composé d’hydrogène ctd’acide carbonique, enlève par son hydrogène la moitié de l’oxigène de deutoxide de mercure et le ramène à l’état de protoxide ; dès-lors, décomposition réciproque de ce protoxide et de la moitié de l’acide bydro-chlorique
DES OXALATES.
de î’hydro-chlorate, formation d’eau et de proto-chlorure, union de l’autre moitié d’acide hydro-chlorique avec l’ammoniaque de i’oxalate décomposé, et acide carbonique libre. Si les sels étaient trop étendus d’eau, celui-ci ne se dégagerait pas; il resterait en dissolution.
M. Berzelius regarde l’oxalate d’ammoniaque comme formé de 100 d’acide et 47^79 de base : au lieu de cette quantité de base, M. Berard n’admet que 38,2 , par la raison que nous avons fait connaître (i352).
L’oxaiate d’ammoniaque n’est employé que dans les laboratoires : l’on s’en sert, comme, réactif, pour reconnaître la présence de la chaux.
Bi-Oxalate ou Oxalate acidulé d' Ammoniaque.
1 36 r . Ce bi-oxalale se prépare en combinant l’ammoniaque avec deux fois autant d’acide qu’elle en exige pour sa neutralisation. 11 est moins soluble que l’oxalate neutre, et I on reconnaîtra facilement ses autres propriétés d’après ce que nous avons dit des sels et des oxalates en général.
i36i bis. M. Dulong a fait sur l’acide oxalique et quelques oxalates, des observations qui doivent trouver place ici , d'autant plus que les conséquences qu’il en déduit sont très-importantes.
Lorsqu’on unit l’acide oxalique à la baryte ou à la chaux , la strontiane , l’oxide d’argent, l’oxide de cuivre, l’oxide de mercure , il en résulte un oxalate qui , bien séché , pèse autant que l’acide et l’oxide employés; mais il n’en est pas de même lorsqu’au lieu d’unir cet acide à ces bases on l’unit à l’oxide de plomb ou à l’oxide de zinc : on obtient une perte de 20 pour iüo de la quantité d’acide qui entre dans la composition de l’oxalate.
En décomposant ces diffère ns oxalates par le feu dans une cornue, on retire divers produits : ceux de baryte, d@
DES OXALÀTES.
chaux et de strontiane donnent de l’eau , de l’acide carbonique, de l’oxide de carbone, de l’acide acétique, de l’huile , de l’hydrogène carboné , du charbon et un souscarbonate 5 ceux d’argent , de cuivre et de mercure ne donnent que du gaz carbonique , de l’eau et un résidu métallique 5 et ceux de plomb et de zinc ne fournissent que du gaz carbonique , du gaz oxide de carbone et un oxide moins oxigéné que celui de l’oxalate.
Ces résultats peuvent s’expliquer dans deux hypothèses, soit en supposant que l’acide oxalique est un composé d’acide carbonique et d’hydrogène , soit en supposant qu’il est formé’ d’eau , de carbone et d’oxigène dans des proportions intermédiaires entre celles de l’oxide de carbone et de l’acide carbonique , ou bien d’eau et d’acide carboneux.
Dans cette dernière hypothèse , l’on dira : les oxalates de baryte, de chaux, de strontiane, de cuivre , d’argent , de mercure retiennent toute l’eau de l’acide oxalique : voilà pourquoi leur poids représente tout l’acide et tout l’oxide que l’on combine. Les oxalates de plomb et de zinc laissent au contraire dégager l’eau de l’acide , et de là résulte la perte à laquelle donne lieu leur dessiccation.
Si les oxalates de cuivre, de mercure etd’argent , ne fournissent dans leur décomposition par le feu que du gaz carbonique , de l’eau et un résidu métallique , c’est parce que l’acide carboneux s’empare de l’oxigène de l’oxide, qu’ils sont dans les rapports nécessaires pour faire du gaz carbonique, et qu’ainsi l’eau et le métal deviennent libres.
Si des oxalates de zinc et de plomb on retire du gaz carbonique, du gaz oxide de carbone et un oxide peu oxidé, c’est parce que Y acide carboneux se partage en deux parties ; que l’une cède de son oxigène à l’autre , et que celle-ci devient acide carbonique, soit par une portion de l’oxigène de la première, soit par une portion de l’oxigène de l'oxide*