tome lvi , page 35i
Carbone .
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U vil rogène.’ ....
. 38,53 ou de Carbone . 38,53
, 53, 6o CKigène et hydro-A * 7>^7 ' ë**ne dans les pro- 1
'portions nécessaires! °; pour faire l’eau. J Hydrogène en excès. , o
De V Asparagine.
î 4 5 r . L’asparagine est une substance végétale particulière, dont la decouverte est due à MM. Vauquelin et Ro» biquet. Cette substance est solide, incolore ; elle a une saveur fraîche et nauséabonde, qui excite la sécrétion de la salive. La forme qu’elle affecte, d après M. Haity, dérive d’un prisme droit rhomboïdal , dont le grand angle de la base est d’environ i3o°; les bords de cette base et ses deux angles, situés à l’extrémité de la grande diagonale , sont remplacés par des facettes. Ainsi cristallisée , elle est dure et cassante.
Soumise à la distillation , l’asparagine se boursouffle considérablement , exhale des vapeurs piquantes, se décompose à la manière des substances végétales, et fournit un charbon qui brûle sans laisser de résidu 5 l’air ne l’altère point} elle est médiocrement soluble dans l’eau ; dissoute dans ce liquide, elle n’olfre aucun caractère d’acidité ou d’alcalinité} elle n’est troublée ni par l'infusion de noix de galle, ni par l’acétate de plomb, ni par l’oxalale d’ammoniaque, ni par l’hydro-chlorate de baryte, ni par l’hydro-sulfure de potasse. L’alcool est sans action sur elle. L’acide nitrique, en la décomposant, donne lieu à une certaine quantité d’ammoniaque. La formation de cet alcali
de l’amîdon» ait
provient peut-être de ce que l’asparagine contient un peii d’azote.
L’asparagine n’a encore été trouvée que dans Paspergc. MM. Vauquelin et Robiquet la retirent de cette plante de la manière suivante : après avoir extrait le suc d asperge, ils le soumettent à l’action du feu pour Je déféquer et eu coaguler l’albumine 5 ils le filtrent , le concentrent et l’abandonnent à une évaporation spontanée pendant quinze à vingt jours. Dans cet espace de temps, il s’y forme deux espèces de cristaux : les uns, rhomboïdaux, durs et cassans, ne contiennent, pour ainsi dire, que de l’asparagine; les autres, en aiguilles peu consistantes, paraissent être analogues à la marmite: il ne faut plus alors que séparer les premiers avec beaucoup de soin, les dissoudre et faire cristalliser la liqueur, pour obtenir l’asparagine pure. (Ann* de Chim. , tom. lvii , p. 88. )
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De V Amidon.
iZjSü. Les graines de toutes les légumineuses et des graminées, les marrons, les châtaignes, les pommes de terre, les racines des arum, de la bryone, etc. ^contiennent une grande quantité d’une substance blanche, pulvérulente, insipide, sans odeur, inaltérable à l’air, cristalline lorsqu’on l’examine à la loupe, et à laquelle on donne le nom d’ amidon ou de fécule amilacée.
Soumis à l’action du feu, l’amidon se fond , noircit, së boursouffle, se décompose à la manière des substances végétales. Projeté sur un corps incandescent, il jfrend feu et répand une fumée d’une odeur piquante. Une légère torréfaction en modifie seulement les propriétés , suivant MM. Vauquelin et Bouillon-Lagrange; alors il se dissout dans 1 eau, à la température ordinaire, comme la gomme, et peut être employé dans presque tous les arts où l’on fait
2ï2 DBS SUBSTANCES VÉGÉTALES NEUTRES.
usage de celle-ci. {Ballet, de Phann. , tome ni, pages 54 et 395.)
Trituré avec plus ou moins d’iode, il forme des combinaisons dont la couleur varie. Ces combinaisons sont violâtres quand la quantité d’iode est petite , bleues quand elle est un peu plus grande , noires quand elle l’est plus encore. On peut toujours obtenir la plus belle couleur bleue en traitant l’amidon avec un excès d’iode, dissolvant le composé dans de la potasse liquide, et précipitant la dissolution par un acide végétal. Cette couleur se manifeste même à l’instant, lorsqu’on verse de l’eau bouillie sur de l’iode dans une liqueur qui contient de l’amidon en suspension : aussi peuton se servir d’iode pour reconnaître l’amidon, et d’amidon pour reconnaître l’iode. ïî paraît qu’outre ces diverses combinaisons, il en existe une qui est blanche, et qui contient le moins d’iode possible. Elles possèdent toutes d’ailleurs des propriétés particulières , qu’on trouvera exposées dans le Mémoire de MM. Colin et Gauthier Claubry ( Annales de Chimie, tom. xc, pag, 92 ) , et dans celui de M. Pelletier ( Bulletin de Pharmacie , tom. vi, p. 289).
L’amidon n’est attaqué ni par l’eau froide, ni par l’alcool. ni par l’éther^ mais il se combine facilement avec l’eau bouillante, et forme une gelée connue sous le nom d "empois. Cet empois , abandonné à lui-même , est susceptible d’altérations remarquables : nous les ferons connaître plus bas.
La potasse, broyée avec l’amidon , lui donne la propriété de se dissoudre dans l’eau froide ; la dissolution est troublée par les acides, qui , se combinant avec l’alcali, mettent l’amidon en liberté.
Lorsqu’on faitdigérer de l’amidon dans l’eau bouillante, jusqu’au point où la liqueur se transforme en une gelée d’une faible consistance, qu’on mêle ensuite cette gelée avec une dissolution elle-même bouillante d’un excès d®
DE l’a MI DO N. ' 21 3
sous-nitrate de plomb, et qu’on laisse pendant long-temps les matières en contact, l’on obtient un précipité qui, Lavé et séché soigneusement , se trouve composé de i oo d’amidon et de 38,89 de pr°toxide de plomb. (Berzelius, Ann. de Chim. , tom. xcv , p. 82. )
L’acide nitrique affaibli le dissout à froid -, à l’aide de la -chaleur il le convertit en acides malique , oxalique, etc* {1283), et produit en même temps une petite quantité d’une substance grasse qui , par le refroidissement , se fige à la surface de la liqueur*
L’acide sulfurique peut s’unir à l’amidon et forcer avec lui un composé cristallisable. Que l'on prenne de l’acide sulfurique étendu de douze fois son poids d’eau 5 que l’on dissolve, en élevant un peu la température , l’amidon dans quarante fois son poids de cet acide faible , et que l’on verse de l’alcool dans la dissolution, il en résultera un précipité qui devra être regardé comme un mélange d’eau ^ d’acide sulfurique, d’amidon pur et du composé cristallin. Si , après avoir lavé le précipité avec l’alcool pour enlever l’excès d’acide , on verse sur le résidu une petite quantité d’eau , celle-ci dissoudra le composé 5 mais comme elle en séparera un peu d’amidon , et que par cela même elle mettra de i’acide en liberté , il faudra verser la nouvelle liqueur
sur un filtre , la faire cristalliser par évaporation sponta-
née, et délayer à plusieurs reprises les cristaux d^ns de l’alcool. L’acide libre sera emporté , et le composé d’acide et d’amidon restera pur. ( Th. de Saussure , Ann. de Chim . et de Phys. , t. xi , p. 38^. )
i4^2 bis. Des produits tout autres se forment lorsqu’au lieu de favoriser l’action par une douce chaleur l’on fait bouillir la liqueur , et qu’on soutient pendant long-temps l’ébullition ; alors l’amidon peut se transformer tout entier en un sucre semblable à celui de raisin. Pour obtenir
es sucre, dont la découverte, due à M. Kirchoff, date de
ai4 DES SUBSTANCES végétales neutres,
huit à neuf ans , voici le procédé que l’on peut suivre : il faut prendre a kilogrammes de fécule , les délayer dans 8 kilogrammes d’eau aiguisée de 4<> grammes d’acide sulfurique à 66° : on fait bouillir le mélange pendant trentesix heures dans une bassine d'argent ou de plomb , en ayant soin de l’agiter avec une spatule de bois pendant la première heure de l’ébullition. Au bout de ce temps , la masse devenant plus liquide n’a plus besoin d’être remuée que par intervalle. A mesure que l’eau s’évapore , elle doit être remplacée. Quand la liqueur a suffisamment bouilli , il faut f ajouter de la craie et du charbon , puis la clarifier au blanc d’œuf, la filtrer à travers une chausse de laine, etla concentrer jusqu’à ce qu’elle ait acquis une consistance presque sirupeuse. Alors on ôte la bassine de dessus le feu, afin que, par le refroidissement , il se précipite le plus possible de sulfate de chaux 5 on décante ensuite le sirop, et on en achève l’évaporation.
Il est à remarquer que plus la quantité d’acide est considérable, moins il faut laisser bouillir l’amidon pour le convertir en matière sucrée. (Mémoire de M. Vogel, Annales de Chimie 3 tom, lxxxii , p. 148.)
Il était curieux de rechercher ce qui se passait dans cette opération 5 c’est ce qu’a fait M. Th. de Saussure : après avoir analysé comparativement l’amidon et la substance sucrée , et s’être assuré qu’il ne se dégageait aucun gaz pendant la réaction *, -que l’air ne jouait aucun rôle ; que l’acide sulfurique n’était pas décomposé , ainsi que l’avait annoncé M. Delarive 5 que 100 parties d’amidon produisaient 1 iop-,i4 de sucre , il en a conclu qu’une portion de l’eau était solidifiée ; que le sucre d’amidon n’était, par conséquent , qu’une combinaison d’amidon avec l’hydrogène et l’oxigène dans les proportions nécessaires pour faire l’eau , et que l’acide sulfurique n’avait d’autre influence que d’augmenter la fluidité de la solution aqueuse
DE L’a M I DON. 2l5
d’amidon. ( Bibliothèque britannique , Sciences et Arts tome lvi , p. 333. )
izj5S. La présence de l’acide sulfurique n’est pas indispensable pour obtenir du sucre avec l’amidon : on en obtient encore, soit en abandonnant Yenipois à lui-même, avec le contact on sans le contact de l’air , soit en le mêlant avec du gluten desséché : à la vérité , il se forme en même temps plusieurs autres produits. M. Th. de Saussure a fait tout nouvellement à ce sujet des observations qui se trouvent dans les Ann. de fJhim. et de Phys. ( t. xi, p. 3^g). Pour en donner une idée précise, nous citerons d’abord le résumé de l’auteur même, après quoi nous entrerons dans le détail de quelqtie.^-unes des expériences.
« L’amidon , dit M. de Saussure, réduit par l’eau à » l’état d'empois, ei abandonné à sa décomposition spon- » tanée , à une température entre 20 et 20 degrés , pro- » duit , soit avec le contact de l’air , soit sans cette in- » fluence,
» i°. Une espèce de sucre semblable à celle qu’on )) obtient de la même fécule par l’intervention de l’acide » sulfurique délayé et d’une plus haute température ;
» 20. Une espèce de gomme qui a un grand rapport » avec le principe gommeux de l'amidon torréfié 5
» 3°. Une matière que j’ai désignée sous lenomd’rz/mi) dine f et dont les propriétés sont intermédiaires entre » celles de l’amidon et de la gomme précédente 5
» 4°. Une substance qui s’approche du ligneux par son » insolubilité dans l’eau bouillante et dans plusieurs » ar ides • mais elle tient de la nature amilacée en colo- » rant en pourpre la solution aqueuse d’iode.
» La décomposition spontanée de l’amidon fournit cn- » core d’autres produits ; mais leur présence et le mode » de leur formation sont subordonnés à l’action ou à l’ab«* » sence de l’air atmosphérique pendant la fermentation.
Sl6 BE3 SUBSTANCES VÉGÉTALES NEUTRES.
)) Lorsque cette décomposition se fait avec le contact v de l’air , l’amidon produit une grande quantité d’eau )) dans laquelle le gaz oxîgène atmosphérique n’entre » point comme principe constituant. Il se forme du gaz » acide carbonique dont l’oxigène appartient à l’air atmo- » sphérique.
)> L’amidon dépose encore , dans cette circonstance ,
)> du charbon qu’on ne sépare qu’imparfaitement , et qui » rembrunit tous les produits de l’opération. Le gaz oxi» 3) gène n’est absorbé dans cette fermentation <|u’en tant 3) qu’il forme le gaz acide carbonique dont je viens 3) de parler. Le poids du résidu sec de la décomposition 3) de l’amidon avec le contact de l’air pèse moins que 3) l’amidon employé. La soustraction du carbone par l’air » n’entre que pour très-peu dans ce déchet , qui est dû 3) presque uniquement à l’eau formée par l’amidon , et 3) qui se volatilise.
» Lorsque la décomposition spontanée s’opère sans le 3) contact de l’air, l’amidon ne produit point d’eau, il 3) dégage une petite quantité de gaz acide carbonique » et du gaz hydrogène pur ou presque pur. Il ne dé- 3) pose point de charbon. Le poids du résidu de celte fer- )) mentation , après le dessèchement à la température de 3) l’eau bouillante , s’est trouvé, dans mes expériences , 3) égal au poids de l’amidon employé à la même tempé- 3) rature *, mais comme je n’ai tenu compte ni de la 3) perte qu’il a subi par le dégagement du gaz acide car- 3) bonique , ni de celle qu’il a éprouvée par sa décom- » position dans un long dessèchement avec le contact de 3) l’air , il me parait probable que l’amidon dans sa fer- » mentation sans ce contact , fixe ou s’approprie en pe- 3) tite quantité les élémens de l’eau.
3) Mes expériences sans l’influence de l’air n’ont été ni )) assez prolongées ni assez multipliées pour indiquer si sa