BI-OXIDE D'HYDROGÈNE. 48K
À peine le seraient-ils, qu'il faudrait tout de suite verser la liqueur sur plusieurs filtres ( deux ou trois )• D'ailleurs , tous les filtres doivent être comprimes dans une toile pour les ëgoutter. '
{G) Après avoir séparé la silice, l'alumine, l'oxide de manganèse et l'oxide de fer de la liqueur, il faut en précipiter toute la baryte : on y parvient aisément au moyen de l'acide sulfurique ; mais il faut, autant que possible, n'en ajouter que la quantité nécessaire, ou n'en ajouter tout au plus qu'un très petit excès, puis filtrer.
{H) La liqueur, ne contenant plus que de l'acide chlorhydrique, de l'eau et de l'oxigène, est remise dans im vase et maintenue à zéro, comme à l'ordinaire , par la glace. Dans cet état, l'on y verse peu-à-peu , en l'agitant , du sulfate d'argent pur que l'on se procure au moyen de l'oxide d'argent et de l'acide sulfurique. U est indispensable que ce sel ne contienne point d'oxide libre. Il est décomposé par l'acide chlorbydrique , et de cette décomposition résultent de l'eau, du chlorure d'argent qui se précipite , et de l'acide sulfurique qui remplace l'acide cblorhydrique. Quand la quantité de sulfate d'argent est assez grande pour que la décomposition de l'acide cblorbydri(^e soit complète , la liqueur devient limpide tout-à-coup : jusque-là elle reste trouble. S'il faut qu'il n'y reste point d'acide chlorbydrique , il e3t nécessaire aussi qu'elle ne contienne point un excès de sulfate d'argent : on l'éprouvera donc successivement par l'azotate d'argent et par l'acide chlorbydrique : ces épreuves se font en mettant un peu de ces réactifs dans des tubes, et y ajoutant une goutte de la liqueur.
Dès que la liqueur est bien préparée , on la jette sur un filtre qu'on laisse égoutter et que l'on comprime dans une toile : le liquide provenant de la compression est versé sur un nouveau filtre, parce qu'il est un peu trouble.
Peut-être trouvera-t-on extraordinaire qu'au lieu de traiter la liqueur par le sulfate d'argent, on ne la traite pas tout de suite par l'oxide d'argent : c'est qu'eu se servant de cet
4M «I^TtDSDIITimOGfclIlL
oxide^ il est iinpossible d^obtentr dubi-^ïidedliydirogèiie» En effet, que l'on mette pen-à-peudel'oxide d^ai^entdfltitt la liqueur, et qu'on l'emploie même de manière que l'acide cblorhydrique soit complètement détruit , sans que ;poac cela il y ait excès d'oxide, l'on verra que obaque fois que l'on ajoutera une portion de celui-ci, H se produira une effervescence très sensible , et qu*en dernier résultat la liqueur filtrée ne retiendra pas d'oxigène.
(i)Les opérations précédentes ont feu pour objet d'obtenir une liqueur composée d'eau, d'oxigène et d'acide sulfarique; il faut actuellement en séparer cet acide: à cet effet, on la verse dans un mortier de verre entouré de glace , et l'on y ajoute peu-à-peu de la baryte éteinte, biendélîtée et •réduite en poudre fine , ou plutôt de la baryte cristallisée , dessécbée par l'acide sulfuriquedans le vide et bienbrôyëe^ kfia la broie de nouveau dans le mortier de verre , et lors- {u'on juge qu'elle est unie à l'acide on en ajoute une autre partie, etc. Enfin, lorsque la liqueur fait à peine virer aa rouge le papier de tournesol^ on la filtre; on comprime le filtre dans une toile; puis, après avoir réuni les deux liqueurs, on les agite et l'on en acbève en même temps la saturation par de l'eau de baryte.
Il faut même verser un très petit excès d'eau de baiyte pour acbever de séparer des traces de fer, et surtout de manganèse, que la liqueur pourrait encore contenir : bien entendu que la filtration devra être faite aussitôt après, en prenant les précautions précédemment indiquées. L'excès de baryte sera ensuite précipité par quelques gouttes d'acide sulfurique faible, et l'on s'arrangera de manière que la liqueur contienne plutôt un peu d'acide qu'un peu de base : celle-ci tend à dégager l'oxigène, tandis que l'acide rend la combinaison plus stable. Au lieu de baryte, pour saturer l'acide tout entier, on peut employer le carbonate artificiel de cette base, qui est très diviisé.
(K) Enfin , l'on mettra dans un verre à pied bien propre la liqueur très claire, qui devra être regardée comme du bi**
f>xide d%yârogène étendu d'eau pure; le verre sera place dans une large capsule aux deux tiers pleine d'acide sulfurique concentré; Pappareîl sera introduit sous la cloclie pneumatique et Ton fera le vide. L'eau pure , ayant beaucoup plus de tension que Peau oxîgénée , se vaporisera bien plus rapidement, de telle sorte, par exemple, qu'au bout de deux jours la liqueur contiendra peut-être deux cent cinquante fois son volume d'oxigène. Les observations suivantes ne doivent point être négligées.
Il faut agiter l'acide de temps en temps.
Il arrive quelquefois que, sur la fin de l'évaporation, la liqueur laisse dégager un peu de gaz ; ce dégagement , qui fait monter le mercure dans l'éprouvette, est dû sans doute à des traces de matière étrangère qui reste dans la liqueur : on l'arrête par l'addition de deux à trois gouttes d'acide sulfurique extrêmement faible.
Quelquefois aussi la liqueur laisse déposer quelques flocons blanchâtres de silice ; il est bon de les séparer -, la décantation, au moyen d'une pipette très pointue, réussit bien: on perd à peine de la liqueur.
Tant que la liqueur n'est pas très concentrée, l'évaporation a lieu tranquillement ; mais , lorsque Teau oxigénée ne contient presque plus d'eau, il se produit souvent des bulles qui ne crèvent que difficilement. Au premier coup-d'œil , on croirait qu'il se dégage beaucoup de gaz oxigène : en examinant l'éprouvette, on verra qu'il n'en est rien : à peine montera-t-elle sensiblement dans l'espace de vingt-quatre heures ; et encore cette ascension proviendra d'une petite quantité de gaz dégagé de l'acide sulfurique, et appartenant à une portion d'eau oxigénée vaporisée.
On reconnaît que la liqueur est concentrée le plus possible lorsqu'elle donne 47^ fois son volume de gaz, sous la pression de o™ ,76 et à la température de i4**- A cette époque, en effet, elle ne se concentre plus, quel que soit le temps qu'on la tienne dans le vide. L'épreuve s* en fait'promptement en prenant une très petite pipette dont la tige est
488 BI-OXIDE DUTDROGÈNE*
marquée d'un trait de lime et étranglée en ce point, ia remplissant de liqueur jusqu'au trait, étendant de douze volumes d'eau cette liqueur, qui, dans mes expériences, était toujours de cinq centièmes de centilitre, et décomposant par le bi-oxide de manganèse une quantité déterminée de cette même liqueur ainsi étendue. Cette dernière expérience consiste à prendre un tube de verre fermé à la lampe par un bout, long de i5 à i6 pouces , large de 7 à 8 lignes, à le remplir de mercure à un demi-pouce près, à le renverser, à y introduire la portion de liqueur étendue sur laquelle l'analyse doit être faite, en se servant pour cela d'une pipette plus grande que la première , et dont la capacité bien connue sera d'environ 1 1 centièmes de centilitre} à remplir ensuite exactement le tube avec de l'eau qui servira à laver la pijpette même, ou bien en partie avec du mercure; à boucher le tube avec un obturateur enduit de suif; à le retourner et à y faire passer un peu de bi-oxide de manganèse délayé dans l'eau. L'oxigène se dégagera à l'instant ; il ne s'agira plus ensuite que de fermer le tube avec la main , de l'agiter en divers sens pour multiplier les points de contact entre la liqueur et l'oxide, et de mesurer le gaz. Nous ne devons point recbercher ici comment le bi-oxide de manganèse peut dégager l'oxigène de l'eau oxigénée i qu'il suffise de savoir qu'il le dégage tout entier sans en absorber et sans abandonner une partie du sien.
(i) Des modifications peuvent être apportées au procédé que nous venons de décrire :
" I** L'on pourrait éviter l'emploi de l'acide sulfurique; pour cela, lorsque l'eau chargée d'acide chlorhydrique serait saturée de bi-oxide de barium, il faudrait y ajouter de l'acide chlorhydrique concentré, puis une nouvelle quantité de bl-oxlde, et ainsi de suite : ilse précipiterait du chlorure de barium qu'on séparerait en le pressant dans un linge d'un tissu fin et serré; il n'y saurait au plus qu'une seule filtration à Tlnstant de la saturation-, 11 est vrai qu'on aurait une liqueur qui contiendrait beaucoup de chlorure et qui
BI-OXIDE D*HTD&OGÈN£. 489
par cela même exigerait beaucoup de sulfate d'argent : mais il serait possible de déterminer le dépôt d'une assez grande quantité de cblorure par un bain frigorifique fait avec 3 partie^ de glace et i partie de sel.
a** Lorsque la liqueiu:, débarrassée de silice, d'alumine , d'oxide de fer et d'oxide de manganèse , ne contient plus que de l'eau, dubi-^xide d'bydrogène, du cblorure de barium et une petite quantité de baryte , lorsqu'elle est eufin dans l'état où elle se trouve (p. 484? lettres E etF) , on peut aussi verser de suite le sulfate d'argent, après avoir saturé le petit excès de base par l'acide cblorbydrique ; il en résulte du sulfate de baryte et du cblorure d'argent tous deux insolubles , qui finissent par apparaître en flocons et qu'on exprime dans un linge ; mais il faut alors ajouter' de temps en temps de petites quantités d'acide cblorbydrique pour éviter un dégagement très sensible d'oxigène : du reste en employant des quantités convenables de sulfate , la liqueur filtrée n'est plus que de l'eau chaînée de bi-oxide d'hydrogène. Au moyen de ces modifications , l'opération se fait beaucoup plus vitc^ rien ne s'opposera à ce qu'avant toute concentration on ne charge la liqueur de 6o à 8o fois son volume d'oxigène : seulement , au lieu de dissoudre le bi-oxide dans un vase de verre, il sera beaucoup plus commode d' en faire la dissolution dans une capule de platine ou d'ai^ent entourée de glace, et de broyer continuellement avec un pilon le bi-oxide de barium déjà hydraté et divisé.
(M) L'acide chlorhydrique n'est pas le seul acide capable d'agir sur le bi-oxide de barium , de manière à former un sel et de l'eau oxigénée; tous les acides qui peuvent dissoudre la baryte possèdent encore cette propriété. Mais comme il n'en est aucun qui attaque le bi-oxide de barium si bien que l'acide chlorhydrique , et que presque tous seraient très difficiles à séparer complètement de l'eau oxigénée , il s'ensuit que l'acide chlorhydrique doit être employé de préférence.
4M B4KnDB IfUtMtMAlHL
Ooti« le bi-oxîde de bariam , A est aussi d^tulKi qui, mis en contact avec les acides> produisent deronù ^énée : tels scint les pcroxides de potassium, de sodittn,! strontium, de calcium , et quelques autres encore. To*l fois, il est impossible de s'en servir, parce que lenr scpmtion de la liqueur oxîgénée et leur préparation préseatt' des obstacles qu'on ne saurait surmonter oomplètemenL
Ainsi, jusqu'à présent, le procédé qui vient d'être Wi est le seul qui permette de |n'éparer une quantité trèsa*blc d'eau oxigénée.
(iV)L'eau oxigénée, pour être conservée le pluslong-tef possible , doit être versée dans un long tube de verre à Tune de ses extrémités^ on le bouche par l'autre avec k liège, et on l'entoure de glace. Pourvu qu'on mette lesi« à la cave, dans l'été, et qu'on les recouvre d'une dochftjli quantité de glace fondue en un jour est très petite.
Analyse du hi^cxide dhydrogène.
^16. Lorsqu'on soumet l'eau oxigénée à l'action ist chaleur, elle se décompose et se transforme en eau et eni oxigène pur : de là le moyen d'en faire l'analyse. Il net drait pas la tenter sur de l'eau saturée d'oxigène : le dt gement du gaz serait si brusque et si considérable, pour qu'on employât de liquide, que l'expérience devient dangereuse. Tous les obstacles disparaissent, au contn en étendant l'eau oxîgénée d'une certaine quantité d distillée. Voici comment l'opération fut faite.
L'auteur prit une petite ampoule bien sèche, à \ pointes, et la pesa avec ime bonne balance j il y introd de l'eau oxigénée pure, en faisant plonger dans celle-ci des pointes de l'ampoule, et aspirant lentement l'aii l'autre. Cela étant fait, il ferma, à la flamme d'une allmn l'extrémité de la pointe inférieure, et pesa de nouveaul poule : la différence des deux poids donna exactement du bi-oxidc d'hydrogène.
1I4NU0B tnvÊmocàfXt. 4M
De l'cidi clistiUée ajamt été versée dans im verre^ il y i>ri* là Pexf¥émitë de la pointe infërienre de Fainpoule; lebiîtiààe d^ydrogène ne tarda point k s'écouler. Dès^lors il hva par aspiration l'ampoule elle-même, d'abord avec Peau du verre, puis avec d'autre eau. Ensuite il versa le tout dans un flaccm dont le poids lui était connu ; il lava le verre & plusieurs reprises^ il réunit les eaux de lavage à la liqueur; - ' et pesant ie flacon , qui était en partie plein, il en conclut le ■ poids-de'ceile-ci en retranchant de ce poids celui du flacon vide. -Rètlranchant., après cela , le poids de Teau oxigénée du pcâds total de la liqueur, il eut celui de l'eau unie au biocode d^ydrogène.
Après avoir pesé dans une ampoule à deux pointes une oertaiixe quantité de bi-oxide d'hydrogène étendu d'eau, en -6^y .prieDalit eomine on vient de l'indiquer pour le bi-oxide d'Kydrogène rpur , il fit passer l'ampoule, dont les deux pointes étaient fermées hermétiquement, dans un tube de verre renversé, bouché à son extrémité supérieure et plein cteimercure. La longueur de ce tube était d'environ dix-huit pouces, et son diamètre intérieur de neuf lignes. Au moyen d'une longue baguette de verre qui resta dans le tube , il brisa l'ampoule, et tout de suite il chauffa peu-à-peu la liqueur en l'entourant de charbons maintenus à une certaine distance dans une galerie circulaire de fils de fer, qu'un manche formé de fil de fer lui-même permettait d'élever ou d'abaisser à volonté. Tout l'oxigcne reprit promptement l'état gazeux. Tantôt il élevait le grillage au-dessus du tube podr permettre à la vapeur aqueuse de se condenser, et tantôt, au eontraire, il l'abaissait pour porter k liqueur à l'ébullition. — Il ne cessa de la chauffer qu'à l'époque où non-seulement elle ne laissa plus dégager de gaz , mais encore, où il l'eut fait bouillir à plusieurs reprises. Dans quelques expériences ( car celle qu'on vient de décrire a été répétée plusieurs fois), il fit même passer dans le tube , après le refroidissement de la liqueur, un peu de bi-oxide noir de manganèse délayé dans l'eau , afin de s'assurer s\
499 m-OXIDB D*HTD&OGiNB.
tout l'oxigène était d^agé. Jamais la moindre bulkner^ manifestée ; d'où il est évident que la clialeiir senk pour opérer l'entier dégagement de l'oxigène. D ensuite mesurer le gaz obtenu : c'est ce qu*il fità ki ordinaire : il alla même souvent plus loin; ilTessayii Thydrogène, et il le trouva constamment pur, à; tième près.
4a7*L'analyse dubi-oxide d'bydrogène semblaltsili tante que l'auteur crut devoir la faire par un antre pi cédé que celui qu'on vient de décrire. Sachant que kln-d de manganèse possédait la propriété de dégager l'oxigitti cette eau sans en absorber et sans en abandonner k|l petite portion, il s'en servit, au lieu de chaleur, pour(^ ce dégagement. Il fit donc l'expérience de la mâmemaDii seulement, lorsque l'ampoule fut brisée, il introduisit! cessivement, au haut du tube, quelques gouttes de disso tion de potasse caustique faible et un peu de bi-oxide manganèse délayé dans l'eau; quelque temps après, il i maie tube avec la main ; il l'agita en divers sens pour a tiplier les points de contact entre la liqueur et roidde,i mesura le gaz. L'addition de la potasse n'a pour objet de saturer la très petite quantité d'acide que peut conti la liqueur oxigénée acide, lequel dégagerait, s'il re! libre, unpeud'oxigène de l'oxide de manganèse lui-mt comme on le verra plus loin dans le chapitre intitulé : propriités que possède Peau oxigénée après son mili ai^ec les acides.
427 bis. Nous allons actuellement rapporter les résn qui ont été obtenus, avec les données de chaque expéric
BÎ-OXIDE D*HYDROGÈNË. 49$
tjse d^une eau oxigénée dont la densité était dei^/^i^»
1^^ EXPERIEIïGE.
)lds de l'ampoule de verre, en partie pleine d*eau 4)xigé-
xr«n.,57t
ids de la même ampoule vide et sèche. o^"**,43r
^^nc, poids de Teau oxigénée x 8'"""*,i5o
«Dids du flacon en partie plein de Teau oxigénée précé*
"^ et de Peau qui a servi à étendre celle-ci • • zsa8^™*,6o3
mikài du flacon vide et sec • ioosnm*,529
»«DC, poids de Teau oxigénée et de l'eau sa8^*<°^,o74
Kais le poids de Teau oxigénée est de. i s^*».,! 5o
■ur conséquent, celui de l'eau ajoutée est de. •.•.«•••• • so8'^>™',9a4 mds de Tampoule de verre, en partie pleine d*eau oxigé-
^tendue d'eau distillée ssn">.^xax
mnâs de la même ampoule vide et sèchc^ osr*™-,3o7
ii«iic, poids de Teau oxigéoée étendue d'eau distillée. • • iBr«>n-,8i4 ■-«£ dégagé par la chaleur des it^^'fiil^ d'eau oxigénée ^ue d'eau distillée; pression, 76 centimètres; tempéracentigrade, X3®,5 ScentiUlrei.
^<inc, gaz oxigène contenu à la pression et à la temperaprécédentes, dans les a28nm',074 d'eau oxigénée étend'eau distillée, et par conséquent dans xc»™*yi5o d'eau
Suée pure. ... « 36««n^i<,5o6
Or, 36^^°*' 9 5o6 de gaz oxigène, sous la pression de 76 i^timètres et à la température de i3^, pèsent o*"*"*, 498. Par conséquent les i«^- , iSojde bi-oxlde d'hydrogène t sont formés de o ,660 d'eau et de 0,490 d'oxigène. Mais , dans o*'',66o d'eau , il y a o ^-j 582 d'oxigène, en ::>posant que le poids de l'oxigène soit à celui de l'hydro- :^e comme 88, 29 est à 11,71^ ainsi, l'eau oxigénée qu'on Mit d'examiner contiendrait o ^' , 682 d'oxigène naturel , ^«'•,490 d'oxigène combiné, c'est-à-dire ledouble à jprès.
11^ EXPÉEIEIïGE.
Cette expérience a été faite sur la même liqueur (éteniie d'eau) que la précédente, mais en se servant d'oxide e manganèse pour dégager l'oxigène.
* Mak o^'yiôô. d'eau pure contiennent o^^^^l d'oxigène> en admettant cpie dans Peau le polda de l'oxigène soit à celui de Phydrogèneconune 88,29 à i i97i« D'où il suit que dauA cette eau oxigénée^ Iac[uautité d'oxigène ajoute serait à la quantité d'oxigène constituant de l'eau à-peut-près comme 4p k 4^ c'est-à*-dii^ que ces quantités serait pour aônsi dire égales.
Il® EXPéRIBHQB.
L'expérience a été faite sur une portion du mélange de bÎHïiGide d'hydrogène et d'eau de l'expérience première •
Poids de la {^rtion du roélaoge soumis à Tanalyse» •••... i v***^- ,3 a 5
Gaz osigCDe dégagé de cette portion du mélange par le b!-oxide de manganèse, sous la pression de o™*,762 5, et à la
température de 14®; i°'''*'*'*S97o
Donc, gaz ojtigène qui pourrait être dégagé de tout le mélange, et par conséquent des o8'^'"^*,864 de bi-oxide d'hydrogène pur de rexpcrienca précédenl^ à la température de 14® et sous la pression de o*"* ,76a5 3ocemiK^3^
Résultat qui s'accorde avec celui de la précédente expérience 9 à moins de y-^.
Ayant répété ces deux expériences y l'auteur a obtenu des résultats semblables et un peu plus rapprochés. H les regarde donc conune bons.
Nous ayons admis dans les expériences précédentes que l'eau était formée de 88,29 d'oxigène et de 11,71 d'hydrogène; mais comme MM. Berzelius et Dulong ont démontré depuis qu'elle contenait un peu plus d'oxigène , et que le yéritable rapport entre ses deux principes était celui de 88,90 à 11,10, il en résultera un peu plus de différence qu'il n'a été dit entre la quantité de L'ôxigène di9 l'eau et celle d'oxigène dont elle peut se charger.
Quoi qu il en soit, il nous semble que , d'après ces analyses, et surtout celle de l'eau oxigénée^ dont la densité est 1 94s ^9 l'on peut conclure que L'eau la plus oxigénée est un
496 m-OXIDE D*Htp&OGÈNÊ.
l>i-oxide d'hydrogène qui contient, relativement & k même quantité d'hydrogène, deux fois autant d'oxigène que l'eau ordinaire, et que, toutes les fois que l'eau oxigënée ne con< tient pas cette quantité d'oxigène , elle peut être regardée comme un mélange d'eau pure et de bi-oxidle d'hydrogène. Il serait possible cependant qu'il y eût un degré d'oxigâiatiou inférieur; ce qui tendrait à le faire soupçonner, c'est que l'on n'a pu obtenir le bi-oxide d'hydrogène sans quelques traces d'acide sulfurique, et que l'on a observé que les acides qui rendaient en général la combinaison plus stable devenaient surtout nécessaires lorsque l'eau était oxigénée à-peu-près à moitié. Mais, d'une autre part, il faut remarquer que la quantité d'acide ajouté est extrêmement faible, et qu'il n'agit peut-être qu'en neutralisant l'action répulsive de quelques parcelles terreuses qui restent dans la liqueur. De nouvelles expériences décideront facilement cette question.
Propriétés physiques du bi-^xide dH hydrogène.
429* Le bi-oxide d'hydrogène est iiquide et incolore comme l'eau. Il est sans odeur, ou en a une si faible qu'elle est insensible pour presque tout le monde. Mis en contact avec les papiers de tournesol et de curcuma, il en détruit peu-à-peu la couleur et les rend même blancs. Il attaque l'épiderme très promptement , quelquefois tout-a-coup, le blanchit et cause des picotemens dont la durée varie en raison des individus, et de l'épaisseur delà couche de liqueur: si cette couche était trop épaisse, ou si elle était renouvelée, la peau elle-même serait attaquée et détruite. Appliqué sur la langue , il la blanchit et la picote aussi, épaissit la salive et produit une sensation difficile à exprimer , mais qui se rapproche de celle de certaines dissolutions métalliques. Sa tension est très faible, bien plus faible que celle de l'eau : voilà pourquoi le bi-oxide d'hydrogène , à là température ordinaire , se concentre dans le vide par l'intermède d'un
BI-OXJOE D'UTOROGÈNE. 497
corps absorbant, tel que l'acide sulfurique : telle est encore la raison pour laquelle l'évaporation, dans ce cas, se ralentit déplus en plus, de telle sorte qu'à la fin elle est extrêmement lente ; elle a toujours lieu cependant , car toute la liqueur finit par disparaître , et peut même disparaître sans production de gaz, ce qui prouve que le bi-oxide d'hydrogène entre en vapeur sans éprouver de décomposition. Si l'on était curieux de constater cette dernière propriété , on y parviendrait en plaçant du bi-oxide d'Jiydrogène dans une petite cornue tubulée, fermant la tubulure, adaptant le col de la cornue à un récipient que Ton entourerait de glace, et disposant l'appareil de manière à pouvoir y faire le vide à volonté : mieux vaudrait encore , et c'est ce qui a été fait, souffler un appareil à la lampe, afin de remplacer, .autant que possible , les bouchons par des soudures.
On a essayé, mais vainement, de solidifier le bi-* oxide d'hydrogène. Exposé à un froid de 3o° pendant trois quarts d'heure, il est toujours resté liquide : aussi, lorsqu'on a de l'eau qui ne contient que trente à quarante fois son volume d'oxigène , et qu'on la soumet à une température de lo** sous zéro, la partie qui reste liquide est-elle bien plus oxigénée que celle qui se congèle. Il est même probable que si celle-ci contient de l'oxigène, ce gaz appartient à une certaine quantité d'eau interposée, M. Thenard avait cru d'abord qu'il pourrait employer ce procédé pour concentrer l'eau oxigénée , surtout en ayant soin de briser la glace et de la comprimer fortement dans un linge : c'était une erreur ; la glace même après la compression retient trop d'oxigène pour être abandonnée.
L'une des propriétés physiques du bi-oxide d'hydrogène que l'auteur tenait le plus à bien connaître , c'était sa densité : comme il n'avait que peu de liqueur, il se servit pour cela d'une pipette dont la tige était marquée d'un trait et étranglée en ce point. Après avoir pesé cette pipette bien sèche et un petit vase bien sec lui-même , avec beaucoup de