I. Sixième Edition^ \x
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soin, il remplit la pipette de bi-oxidejusc[u'aa trait; il id ensuite la pipette dans le vase et fit une nonvdle pesée; puis il retira le bi-oxide, lava les vases, les fit sécher remplit la pipette d'eau jusqu'au trait déjà indiqué et je» le tout de nouveau. Au moyen de ces données , il aTaittnt ce qu'il fallait pour connaître la densité du bi-oîide d'hydwgène : il l'a trouvée de 1,4^'^* Voici les nombres d'où 3 Fi conclue :
Poids des vases el du bi-oxîde d'hydrogène
I*oids des vases et de Teau distillée
Poids des vases vides et secs. ... 1 •....••..
Par coDScqueat , poids du bi-oxide ••..
Donc aussi, poids d*un même volume d*eau distillée. . . .
Ce qui donne le résultat indiqué.
Une nouvelle expérience a donné le même nombre, in demi-millième près.
L'on voit donc que le bi-oxide d'bydrogène est bien pb dense que l'eau. Pour s'en convaincre, il n'est même p* nécessaire d'en prendre la pesarileur spécifique ; il suffit i le verser dans l'eau : en effet, quoiqu'il y soit très solnbkj il coule à travers comme une sorte de sirop.
Action de la plupart des corps sur le bi-^oxide dhyAro^lif\
43o. Parmi les différcns corps, les uns sont sans actioBSi le bi-oxide d'hydrogène; d'autres le rendent plus staUfd'autres le décomposent en s'appropriant une partie de «nl oxigènc; mais ce qui est bien digne de remarque, c'estqtM en est un assez grand nombre qui opèrent la déc«jmposiw| du bi-oxide, à la température ordinaire, sans s'unir ni àre^l ni au gaz oxigène qui en résulte : quelquefois même cctttl décomposition se fait en donnant lieu à une sorte de d^ nation, tant le dégagement de gaz est subit, et alors la pérature, loin de s'abaisser, comme on aurait pu le croii puisque Toxigène passe de l'état liquide à l'état gawa^i s'élève au point qu'il y a production deluiiiière, c^est-à-dirC'
moins de 55ô à 600®. Quelquefois aussi le corps, tout décomposant le bi-oxide , se di'compose lui-même : tel ^st, par exemple, Poxide d'argent : à peine est-il en contact avec le bi-oxide même très étendu d'eau , qu'il en dégage tout l'oxigène, et qu'il se réduit. Mais n'anticipons point sur l'exposé des phénomènes ; suivons-les avec ordre , et quand nous les aurons décrits, nous verrons s'il est possible d'en assigner la cause.
Action des fluides impondérables,
43 1. La chaleur décompose promptement le bi-oxide d'hydrogène; mais la décomposition devient d'autant moins facile qu'elle est plus avancée. L'eau , à mesure qu'elle se trouve mise en liberté , se combine sans doute avec la portion de bi-oxide non décomposé, et le rend plus stable. L'on en jugera par les expériences suivantes.
Que l'on mette du bi-oxide d'hydrogène dans un petit tube de verre; qu'on l'expose, en "plongeant le tube dans l'eau, à une chaleur progressive de 10 à ioo°, et l'on verra que la décomposition sera très sensible à 20®; elle se ferait avec un bouillonnement des plus considérables si le bi-oxid e était soumis de suite à 100^; l'épreuve serait dangereuse à teilter dans un vase à col étroit et sur un demi-gramme d e liquide. Néanmoins, en jetant celui-ci sur uneplaque incandescente, il ne détone pas.
Que l'on répète cette expérience, après avoir étendu d'eau le bi-oxide, de manière que la liqueur ne contienne que sept à huit fois son volume d'oxigène, le dégagement du gaz ne sera pas sensible, même à 5o^; il le deviendra bientôt après , augmentera de plus en plus', et ne tardera point à diminuer et à cesser : dès-lors la liqueur ne sera plus oxigénée , et ne produira plus , par conséquent , d'effervescence avec le bi-oxide de manganèse.
Exposé à la lumière diffuse , le bi-oxide d'hydrogène se eomporte^ toutes circonstances égales d'ailleurs y de même
800 BI-OXIDE D*HTDKOGÊNE,
que dans l'obscurité. Dans les deux cas j il laisse dégager quelques petites bulles de temps à autre , et finit , au bout de quelques mois , à la température ordinaire , par être désoxigéné en grande partie. Cette désoxigénation, qui dépend probablement de plusieurs causes , nous semble être produite surtout par quelques parcelles de matières que retient le bi-oxide. Pour le conserver autant que possible, 11 faut l'entourer de glace, comme il a été dit (pag. 49ûsoiisIa lettre iV).
Traversé par la lumière directe, le bi-oxide n'éprouve d'altération qu'au bout de quelque temps.
Quand on soumet le bi-oxide à l'action de la pile , comme l'on y soumet l'eau ordinairement, il en résulte des effets' analogues à ceux que l'on observe avec ce dernier liquide : seulement le dégagement du gaz oxigène est beaucoup plus considérable. Nous devons observer toutefois que les gaz n'ont point été examinés.
Action des métaux à la température ordinaire.
432. Les métaux tendent, en général, à décomposer le bi-oxide d'hydrogène, et à le ramener à l'état de protoxide ou d'eau. Nous n'en connaissons que quatre qui ne possèdent point d'une manière sensible cette propriété : le fer, l'étain, l'antimoine et le tellure. Les plus oxigénables s'oxldent et produisent en même temps un dégagement d'oxigène. Les autres, au contraire, conservent leur état métallique 5 de sorte que tout l'oxigène avec lequel l'eau se combine pour devenir bi-oxide , est mis en liberté.
Une ténuité extrême dans la matière métallique est une condition indispensable pour une prompte déconoiposition. Tel métal qui , en poudre très fine , dégagera rapidement l'oxigène du bi-oxide , n'en opérera que très lentement le dégagement s'il est en poudre grossière, et à plus forte raison en masse.
Les mêmes pbénomènes auraient lieu quand bien même