BI-OXIDE D'HYDKOGÈNE, SOI
le bi-oxide serait étendu d'eau: seulement ilsseraientmoins prononcés et dureraient plus long-temps : c'est ce que l'on va voir dans l'examen que nous allons faire de l'action des métaux sur le bi-oxide pur et affaibli.
L'on a toujours procédé aux expériences de la même manière. La liqueur a été mise d'abord , avec une pipette , dans un petit tube de verre fermé par un bout, après quoi le métal a été introduit dans le tube avec une carte.
La quantité de bi-oxide employé dans chaque essai n'était au plus que de quelques gouttes ; celle de bi-oxide étendu d'eau était un peu plus grande. On regardait l'action comme terminée lorsqu'il ne se dégageait plus de gaz : on s'assurait alors , par l'addition d'un peu de bi-oxide de manganèse, si la liqueur était complètement désoxigénée.
Tous les métaux ont été éprouvés de cette manière, excepté l'urane , le titane , le cérium , le barium , le strontium , lé calcium , le lithium, et les métanx des terres.
Métaux qui décomposent le bi-oxide d hydrogène^ et qui en
dégagent ïoxigene sans s altérer.
433. Argent tris dit^îsé (provenant de la décomposition récente de l'azotate d'argent par le cuivre ) , et bi-oxide pur. — Action subite, violente, dégagement de calorique si grand que le tube devient brûlant : l'argent conserve son état métallique , et l'oxigène se dégage à l'instant.
Argent très divisé^ et liqueur ne contenant que neuf fois son volume d'oxigène. — Effervescence subite , vive , point de chaleur sensible : l'argent ne s'oxide pas ; l'action se termine assez promptement; tout l'oxigène se dégage..
Le tube ne s'échauffe qu'autant que la liqueur contient au moins trente fois son volume d'oxigène.
Argent précipité de la dissolution de l'azotate d'argent par le cuivre , mais dont les parties étaient devenues moins tenues par la dessication. — Action beaucoup moins forte sur le bi-oxide qu'avec l'argent très divisé des deux expériences qui précèdent.
803 fil OXIDB D'HTDROGÈNK.
Argent lime. — Action beaucoup moins forte encore que celle dont nous venons dô parler.
Ar^rent en masse. — Action très faible, relativement à celle de l'argent divisé.
Platine en poudre fine (extrait du chlorure ammoniacal de platine, calcine avec le sel marin), et bi-oxide pur. — Mêmes phénomènes qu'avec l'argent. Peut-être l'action est-elle encore un peu plus forte. Nous ne conclurons pas pour cela que le platine par lui-même agit plus sur le bi-oxideque l'argent ; car , pour que cette . conséquence fût juste , il faudrait être certain que la ténuité des parties métalliques, qui a tant d'influence sur Taction , fût la même.
Platine en poudre fine ^ et liqueur ne contenant que neuf fois son volume d'oxigène. — Mêmes phénomènes qu'avec l'argent.
Platine limé et platine en masse. — Même action sur le bi-oxide qu'avec^j^ent limé et argent en masse.
Or tfvs rffViWypro venant du chlorure d'or, réduit par le sulfate de fer) et bi-oxide pur ou étendu d^eau. — Mêmes phénomènes qu'avec argent et platine , pourvu que la liqueur ne soit pas sensiblement acide, (^f^oj-ez ce qui est dit à ce sujet plus loin, pag. 5i6,art. 3**.)
Or limé et or en masse. — Même action sur le bi-oxide qu'avec argent limé et argent en masse.
Osmium en poussière noire , et bi-oxide pur. — Action plus violente qu'avec les métaux précédens, ce qui peut dépendre de ce que le métal était plus divisé : du reste mêmes phénomènes. Mêmes phénomènes aussi , peut-être à l'intensité près , entre l'osmium et le bi-oxide étendu d'eau qu'entre celui-ci et le platine, l'argent.
Palladium en poudre (provenant de la calcination du chlorure ammoniacal de palladium (i)) et bi^xide pur. — Action prompte , très vive , moins vive cependant que celle
(i) Ce cbiorure avait été donné à M. Thcnard par M. Barruel , chef du laboratoire de l'Ecole de Médeeiue,
4lA platiûe, del'ai^eiit, de foret de l'osmium^ grand dé- ^jagement de calorique. Tout Foxigène est dégagé presque ai9J^itôt que l'action se manifeste^ le métal ne parait pas s'oxider. Si le bi-oxide était sensiblement acide , il agirait l>eaucoup moins promptement. (^Fo/ez ce qui est dit à ce 'sujets plus loin 9 pag. Siy ^ art. 4^.)
Palladium en poudre et bi-oxide ne contenant que neuf voulûmes d'oxigène. — Mêmes phénomènes qu'avec Fargent, si ' ce n'est que le dégagement d'oxigène est un peu moins rapide. Rhodium en poudre (provenant de la calcination du cbloxure ammoniacal de rhodium ( i) ) ^^ bi-oxide pur ou étendu Jl^eau. — L'action de ce métal est à-peu-près la même que <2elle dju palladium.
Iridium en poudrei^xosenanX de la calcination du chlorure anmioniacal d'iridium {}f)ei bi-oxide pur ou étendu d'eau. — . L'action de ce métal est à-peu-près la même aussi que celle du palladium : seulement il paraît que la présence d'un peu d'acide ne la ralentit pas autant.
Plomb réduit en limaille fine et bi-oxide pur, — Action lente d'abord, mais qui peu-à-peu s'augmente, et finit, dans l'espace de quelques minutes , par devenir très forte en donnant lieu à beaucoup de chaleur. Tout l'oxigène se dégage. Le plomb ne parait pas s'oxider.
Plomb réduit en limaille fitie^ et liqueur ne contenant que 9 volumes d'oxigène. -T Action faible d'abord; peu-à-peu elle devient plus sensible : alors les bulles d'oxigène se succèdent assez rapidement, et soulèvent les parcelles métalliques. Ne se formerait-il pas un peu d'oxide , qui , comme on le verra par la suite , décompose facilement le bi-oxide d'hydrogène? Cequ'ily ade certain^, c'est qu'au bout d'une heure il né reste plus d'oxigène dans la liqueur.
Bismuth bienpuhériséet bi-oxide pur. — Mêmes phénomènes qu'avec le plomb.
(i) Ce chlorure avait été donné à M. Thenard par M. Barruel, chef du laboratoire de l'Ecole de I^édecioe.