‹ Traité de chimie élémentaire, théorique et pratiqueChapitre 110 sur 117 · BI-OXIDE D'HYDROGÈNE · texte numérisé non relu

BI-OXIDE D'HYDROGÈNE

Bismuth bien pulvérisé^ et liqueur ne contenant que 9 volumes (ïoxigène. — L'action est bien lente ; il ne se dégage des bulles que de temps à autre. Toutefois , au bout de douze heures , la liqueur n'était plus oxigénée. Le métal ne m'a pas paru s'oxider.

Mercure et bi-oxide pur. — Mêmes phénomènes qu'avec le plomb et le bismuth , pourvu que la liqueur ne soit point acide : lorsqu'elle contient un peu d'acide sulfurique, il $e forme en outre une substance rouge ou briquetée , qui est peut-être un sous-sulfate.

Mercure y et liqueur ne contenant que g 'volurnes iToxigine, — Dégagement très sensible de gaz, surtout quand la liqueur est plutôt alcaline qu'acide : le mercure ne s'oxidepas*, une goutte d'un acide très faible suffit pour arrêter le dégagement.

Cobalt^ nickel j cadmium^ cuivre* — Action très faible.

Métaux qui décomposent le peroxide d hydrogène ^ en absoi^ bant une partie de son oxigène et dégageant Vautre.

43 4« Arsenic en poudre et bi-oxidepur. — Action subite des plus violentes ; flamme produite par la combustion de l'arsenic , qui , en s'acidiflant j empêche que tout l'oxigène ne soit dégagé ou absorbé, du moins instantanément; par conséquent très grand dégagement de calorique. Lorsque la liqueur est en excès, tout l'arsenic passe à l'état acide et se dissout.

Arsenic en poudre y et liqueur ne contenant que neuf fois son "Volume d^ oxigène. — Point d'effervescence 5 la liqueur devient acide sur-le-champ. Cet acide rendant le bi-oxide plus stable , il en résulte qu'elle reste long-temps plus ou moins oxî gênée.

Molybdène réduit en poudre et bi^oxide pur, — Action très violente ; combustion du métal avec lumière ; grand dégagement de calorique; production d'un acide très solublc, dont la saveur est assez forte, et qui colore l'eau en

rnE iratbROGËNE. sos

cnc disparaît quand le bî-^oxide est

poudre j et liqueur ne contenant que 9 Effervescence subite assez vive 5 proptlon ou dégagement de tout l'oxize heures la liqueur était d'un bleu

et hi^xidepur. — L'action est faible tviolente, auboutdc quelque temps,

le pur. — Action subite et violente;

gement d'oxigène et formation d'al-

loit être faite que dans un verre , car

)sion*

mr. — Mêmes phénomènes qu'avec le

xlloides simples et solides sur le bi^oxide dUhy^

drogène.

^s métalloïdes ftimpleSy il n'y a que le sélénium

ide pur. — /Le métal, sous forme de

ait une vive effervescence et désoxi-

a liqueur : ne pourrait-on pas penser

i et que c'est Poxide qui cliasse l'oxigè- j

lobules , au nombre de deux , ne sem-

• En poudre, il agit bien plus fortement

devient bientôt violente ; il en résulte ,

un dégagement d'oxigène, un grand déga*

ne.

liqueur ne contenant que neuf fois son vo^ i

— Effervescence subite, vive; point de '

igénation complète de la liqueur en peu

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on très faible. . j

zntimoine , tellure, — Action nulle, ou preste avec la liqueur concentrée.

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'Il

806 Bi-oxiDB mmmoGisxB^

et le charbon qui aient une action très marquée sur klî*

oxiclc d'hydrogène.

Sélénium en poudre et bi-oxitle pur. — Action suinte A très violente; grand dégagement de chaleur sanslumioe; acidification complète du sélénium, qui, parce moyen,! dissout tout-à-coup.

Sélénium^ et liqueur ne contenant que neiif fois sonvàm d^oxigene. — Point de chaleur; à peine voit-on de tempi autre quelques bulles se dégager; mais la liqueur s'adft en quelques minutes.

Charbon de bois en poudre fine et bi-ojcide pur* — Âctioi subite et très vive ; production de chaleur assez gns^! dégagement de tout l'oxigène sans qu'il se forme d'acUt carbonique.

Charbon de bois en poudre fine , et liqueur ne conkmd que neuf fois son volume d'oxigène, — Effervescence asici vive sans chaleur; tout l!oxigène se dégage encore sans qui se produise d'acide carbonique. En effet, que l'on fasse pai" ser une certaine cpantité de liqueur dans un tube renversa plein de mercure ; qu'on y introduise ensuite du chailfli bien pulvérisé, et l'on verra, d'une part , que le gaz qui « dégagera promptement de la Uqueur ne sera que de roBgène, et, de l'autre, qu'elle se désoxigénera en très peu d( temps.

Charbon très compact e^ provenant dune huile qui ^ dansh pfXHluciion du gaz carbure d'hydrogène pour téclairagt^ toinbait goutte à goutte sur des plaques defoTtte incandese» l<rok,-^Cecharbou, bien réduit en poudre, agit tout au* bu'U que le précédent : quand il n'est pas bien pulvérise. *ou <tvtioii eîit presque nulle.

^i^tiUJumée. — Point d'action, sans doute parce quek liqueur ne le mouille pas.

Ait ion du bi^oxide sur les sulfures métalliques à la tempérer

ture ordinaire.

\^f\ \m plupart des sulfurer métp'* que j'ai essajà

BIOXIINE DUTOROGÈNB. JSIÙl

ont une action très marquée sur le bi-oxide d'hyclrc^ëne : assez souvent même cette action est violente et accompagnée de beaucoup de cbaleur lorsque la liqueur est concentrée. D'ailleurs, qu'elle soit étendue d'eau ou concentrée, il en résulte presque toujours un sulfate et un dégagement plus ou moins sensible d'oxigène. C'est ce qui a lieu avec les sulfures de cuivre, d'antimoine, de plomb, de fer : à peine le contact existe-t-il que leur transformation en sulfate s'opère avec effervescence.

Les sulfures d'arsenic et de molybdène agissent avec plus de violence encore que les précédens sur la liqueur pure, puisqu'il y atout à-la-fois production de chaleur et de lumière; mais il ne se forme pas de sulfate; l'arsenic s'acidifie, et le soufre reste presque intact.

Ceux de bismuth, d'étain n'ont qu'une action très faible, même sur le bi-oxide d'hydrogène le plus concentré possi ' Me. Celui d'argent et celui de mercure (cinabre) n'en ont aucune.

Toutes les expériences peuvent être faites comme celles qui ont été décrites précédemment.

jiction des oxides métalliques sur le bi-oxide dhjdrogène,

à la température ordinaire.

437. Les oxides métalliques tendent en général à ramener le bi-oxide d'hydrogène à l'état de protoxide ou d'eau. Quelques-uns produisent cet effet en s'oxidant davantage ; d'autres sans s'altérer , et en dégageant sous forme de gaz toute la quantité d'oxigène que l'eau absorbe pour passer à l'état de bi-oxide ; d'autres enfin, tout en rendant gazeux cette quantité d'oxigène , se réduisent eux-mêmes; très peu sont sans action.

Le force décomposante des oxides varie beaucoup. Plusieurs chassent l'oxigène si subitement de la liqueur, qu'il en résulte une sorte d'explosion, et alors il y a production d'une grande chalçtu* et môme de lumière. Il en est au con-

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