‹ Traité de chimie élémentaire, théorique et pratiqueChapitre 112 sur 117 · I. Sixième édition · texte numérisé non relu

I. Sixième édition

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elles ne pussent point âever d'an demi-dègré Ik lémpéritÉre

de celle-cî. .

Bi-oxide de plomb en poudre. — L'action de cet oxide sur le bi-oxide d'hydrogène est àrpeu-fNrës aussi gnnde qaè celle de Toxide d'argent, et les riêsultats de part et d'autre sont les mêmes , si ce n'est que le bi-oxide de plomb ne se réduit pas , et qu'il passe seulement à l'état de protoxide jaune avec la liqueur concentrée. Eprouve-t-îl la même desoxigénation avec la liqueur étendue? On peut conserver quelques doutes à cet égard.

Minium et hi-^oxide d^ hydrogène. — Mêmes phénomènes qu'avec le bî-oxide, à cela près que l'action y étant moins vive, a lieu sans dégagement de lumière dans l'obscurité et avec un moindre dégagement de chaleur.

Hydrate de bi-oxide de mercure et bi^oxide d* hydrogène. —L'hydrate qui était délayé dans l'eau a d'abord été mis sur du papier Joseph , puis l'on a fait l'essai à la manière ordinaire : à Tinstant l'oxide , qui était jaune , est devenu rouge , l'effervescence a eu lieu , et bientôt elle a été violente : alors grand dégagement de chaleur, réduction subite de l'oxide mercuricl, désoxigéuation complète de la liqueur.

Hydrate de bi-oxide de mercure y et liqueur ne contenant que neuf volumes d^oxigène. — Effervescence très modérée, jK)int de chaleur sensible , réduction de l'oxide en vingtquatre heures ^ désoxigéuation complète dans cet espace de temps, pourvu que l'oxide de mercure soit en excès.

Précipité per se réduit en poudre très fine. — Cet oxide en poudre était d'un jaune d'ocre verdâtrej mis en contact avec le bi-oxîdc d'hydrogène concentré, il est devenu rouge comme l'hydrate et a agi comme lui , seulement moins proniptemcnt j toutefois l'action a fini par ôtre violente, le dégagement de chaleur par ôtre très grand , et l'oxide par se réduire. Son action sur la liqueur étendue est faible.

Oxide (Vor en poudre sècheet brune {i)^et bi-oxide trèscon-

{t\ Cet oxide avait élc qblcmt en faisant liOuiUir \xn e\ccs d*eau de barjte

ti-oxam tratMoeÈifi!. nis

^i^êkirim — ; Aeticm duBite, violente, grand dégageikietit <le iAO* leur, réduction de l'or, d^xigënation complète de \k>

iiqueur.

f Oxide d^OTy et ligueur ne contenant queneuf volumes dHoki-

^ne. — Effervescence subite, vive, point de cbaleur; l'oi?

.se réduit, et la liqueur se désoxigène en peu de temps. Oxide de platine en poudre (obtenu en faisant bouillir

Je chlorure de platine avec la soude). — Môme action sur le

! bi-oxide d'hydrogène concentré ou étendu que l'oxide d'or. Oxides dUridiumy de palladium ^ de rhodium. — Il enseiraît probablement de ces oxides purs comme des précédens; sahs doute que leur action sur lebi-oxide d'hydrogène concentré serait violente et qu'ils se réduiraient. Tel est même le résultat qui a été obtenu avec un oxide d'iriditmi, Inais de la pureté duquel on n'était pas certain.

Oxide d osmium (provenant de la calcînation, dans une cornue de verre, d'un mélange d'osmium et de chlorate de j>otasse), et hi-oxide d hydrogène très concentré, — Point d'action sensible ; mais à peine ajoute-t-on une très petite quantité de potasse, qu'il en résulte une grande effervescence, un grand dégagement de chaleur, et que la liqueur, de claire et d'incolore, devient brun-foncé. Y a-t-il dans ce cas réduction de Poxidc d'osmium?

Le bi-oxide étendu d'eau se comporte, à l'intensité d'action près, de la même manière avec l'oxide d'osmium.

Oxides qui sont sans action y du moins bien sensible, sur le

bi' oxide d^ hydrogène.

' 44 1 • L^ oxides reconnus pour être sans action bien sensible sur le bi-olîde d'hydrogène sont : l'alumine, la

avec le chlorure d'or, versant un peu d'acide azotique sur le précipiié lave t qui était d'un Lrun verdàtre, et lavautdc nouveau lerésidu à Tcau bouillante* L'acide azotique sépare un peu de baryte et d'acide cblorbjdrique du précU {tîtc X Qt le rend d^un brun fonce tirant sur 1c violet^

et le cbarbon qui aient une action très marquée sur lehi« oxitic d'hydrogène.

Sélénium en poudre et bi-oxide pur. — Action subite et très violente ; grand dégagement de chaleu]ir sans lumière; acidification complète du sélénium^ qui, parce moyen, se dissout tout-à-coup*

Sélénium^ et liqueur ne contenant que neuf fois son 2?olume d^oxigene, — Point de chaleur; à peine voit-on de temps à -autre quelques bulles se dégager; mais la liqueur s'acidifie en quelques minutes.

Charbon de bois en poudre fine et bi-oxide pur, — Action subite et très vive; production de chaleur assez grande; dégagement de tout Foxigène sans qu'il se forme d'acide carbonique.

Charbon de bois en poudre fine , et liqueur ne contenant que neuf fois son volume doxigène, — Effervescence asseï vive sans chaleur; tout l!oxigène se dégage encore sans qu'il se produise d'acide carbonique. En effet, que l'on fasse passer ime certaine quantité de liqueur dans un tube renversé, plein de mercure ; qu'on y introduise ensuite du charbon bien pulvérisé, et l'on verra, d'une part , que le gaz qui se dégagera promptement de la liqueur ne sera que de l'oxigène, et, de l'autre , qu'elle se désoxigénera en très peu de temps.

Charbon très compacte^ provenant dune huile qui , dam la production du gaz carbure d^hydrog^ne pour réclairage^ tombait goutte à goutte sur des plaques de fonte incandescentes.— Ce charbon, bien réduit en poudi^, agit tout aussi bien que le précédent : quand il n'est pas bien pulvérisé, son action est presque nulle.

Noir de/umée, — Point d'action, sans doute parce que la liqueur ne le mouille pas.

Action du bi-oxide sur les sulfures métalliques à la température ordinaire.

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