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Propriétés duprotO'chlortire* Ce composé est un liquide

CHLOHE. iK3

parfaitement limpide, incolore, mauvais conducteur de l'âectricité, qui a une densité de i,55a6 et un pouvoir réfringent de 1 ,4875.

Un froid de 18° ne le solidifie pas; une chaleur de 74^ le réduit en vapeur; il ne s'en décompose qu'une très petite partie lorsqu'on le fait passer à travers un tube incandescent.

Insoluble- dans l'eau, les acides azotique, sulfurique et cUorhydrique, il se dissout facilement, au contraire, dans l'alcool , l'éther , les huiles fixes et volatiles*

L'hydrogène le décompose à une température élevée; il en est de même de la plupart des métaux : l'on obtient, dans tous les cas , des produits analogues à ceux que donne le ses* qui-chlorure.

L'iode, en s'y dissolvant, le colore en rouge ; le chlore , sous l'influence solaire, le transforme en sesqui-chlorure.

Le proto-chlorure est composé de parties égales en volume de chlore et de vapeur de carbone , ou bien en poids de de 17,39 de carbone et de 100 de chlore , d'où l'on tire :

En prop« I de chlore 44^9^4 + ^ ^^ carb. 76,52* Enatom. i de chlore 22i,32 -|- i de carb. 38,26 = C Ch*

(^Voyez^ pour plus de détails, le mémoire de M. Faraday, Ann. de Chim. et de Phys,^ t. xviii, p. 4^0

98. Outre ces deux chlorures , il parait qu'il en existe un troisième, suivant MM. Philips et Faraday, qui contiendrait deux fois autant de carbone que le précédent pour la même quantité de chlore , et qui par conséquent résulterait de i volume de chlore et de 2 voliunes de vapeur de carbone ; mais ils n'ont pu l'obtenir directement ou le transformer en l'un des deux précédens. Celui sur lequel ils ont opéré avait été recueilli par M. Julin , d'Abo en Finlande. C'était un produit accidentel qui ne se formait qu'en très petite quantité. Nous n'en décrirons point les propriétés par tous ces motifs , et nous renverrons nos lecteurs au mémoire même des auteurs* ( jinn. de Chinu et de Phys.j xviii , 269.)

IS4 métalloïdes.

CIdorures de phosphore.

99. Le phosphore et le clilore ont une telle acclioii Fin sur Tautrc y même à la température ordinaire j que , lorsqiK l'on plonge un fragment de phosphore , au' moyen d'une capsule suspendue à l'extrémité d'un fil, dans un flacon pten de chlore , ces deux corps s'unissent tout de suite en donnant lieu à de la chaleur et à des jets de lumière. Leur unioB peut se faire en deux proportions : il existe donc un protochlorure de phosphore , et un deuto-chlorure. Ces comp(h ses sont remarcpiables surtout par la propriëtë qu'ils oit de décomposer subitement l'eau 9 de telle manière qu'il cb I résulte de l'acide chlorhydrique et de l'acide phospborai 1 ou de Tacide phosphorique.

100. Proto - chlorure. — Ce chlorure , découvert pw MM. Gay-Lussac et Thenard en 1808 , est liquide y incolore, transparent, un peu plus pesant que l'eau , très fumant et très caustique ^ il rougit fortement la teinture de toumesol , mais il no rougit pas le papier bien sec qui en est teint Son degré d'ébullitiou est très peu élevé. Mis en contact avec l'air, il y répand des vapeurs très piquantes j l'eau le transforme tout-à-<:oup , avec dégagement de chaleur y en acide chlorhydrique et en acide phosphoreux. L'ammoniaque ai précipite tout ii-la-fois du phosphore et du deuto-chlorore de phosphore ammoniacal. Il se comporte d'ailleurs avec l'oxi gène, l'air, les métaux, à-peu-près conune le deuto<chlonirc. Enfin , il peut dissoudre une certaine quantité de ])hos]>liorc, et il acquiert alors la propriété de mettre le feu ftii jwpicr Joseph que l'on en imbibe, et d'être troublé par IVfiii : sans doute que, dans les deux cas , les phénomènes ^fn\{ i\n% à l'excès de phosphore qui se dépose-

\a^ proto-chlorure s'obtient comme le deuto-chlorure , ai ^^ M>.»f fpie l'on cesse de faire arriver du chlore sec dans la M'^MMft Irinti sèche elle-même, aussitôt que la liqueur qui «!i: |/i'>fli|it rommcjicc à se troubler ou à laisser déposer du ^miUi^iii\\st\i\x\ après quoi, chauffant doucement la cor-

Ykney le proto-chloruvc se volatilise et vient se reudre seul dans un récipient d'une fonne convenable* On peut encore l'obtenir en combinant le deuto-chlorure avec une quautitc convenable de phosphore. C'est même ce procédé que Davy préfère: sur 7 parties de chlorure, il prescrit d'ajouter une partie de phosphore.

Suivant M. Dulong , le proto-chlorure de phosphore est forociiéde 100 de phosphore et de 327,6 de chlore pi est parvenu à l'analyser en le mêlant avec de l'eau, et versant dans la liqueur un exoëfl de nitrate d'argent. L'eau, dans cette opération 9 convertit, connue nous l'avons vu précéctenoiment, le chlorure de phosphore en acide phosphoreux en acide chlorhjdrique; et celui-ci, en agissant sur l'oxide du sel, reproduit de l'eau, et forme un chlorure d'argent insoluble , dont la composition est parfaitement connue , e^t dont le poids indique la quantité de chlore que l'on cherche : retranchant alors cette quantité de sel du chlorure soumis à l'analyse, l'on a pour différence la quantité de phosphore qu'il ccmtient {Mém. (TAivueilj tom. m , pag. 419)* Au lieu de 827,6 de chlore, Davy admet que 100 de phosphore n'en exigent que 3 00 pour devenir protochlorure^ de soïte que, d'après lui, le deuto-chlorure contiendrait, pour la même quantité de phosphore, 2 fois autant de chlore que le proto-chlorure (^Ann. de Chim, et de Phj-s.yiLj 207). Les résultats de M. Dulong nous paraissent préférables. La composition du proto-chlorure est donc :

Enprop... I 7 de chlore -[- i de phosphore. Etatom. . 3 de chlore.. -[- ï de phosphore = P Ch^.

Les chlorures de phosphore sont sans usages.

Quelques chimistes les regardent comme des acides qu'ils proposent d'appeler chloro-pkosporeuxy chloro-phosphorique: cette opinion ne peut être soutenue au plus que pour le deuto-dbilorure , car l'on a vu que le proto-chlorure n'avait ni la propriété de rougir le papier de tournesol , ni celle de se combiner avec les alcaliSf

156 Métalloïdes.

loi. Deuto- chlorure. — C'est à Davy que Ton doîtli| découverte de ce composé^ il la fit en i^iOm {ElémauA Chimie philosophique^ i^' volume, art. Phosphore.)

Le deuto-chlorure est toujours un produit de l'art; al Fobtient en faisant arriver peu-à-peu du chlore sec dam m petite cornue contenant du pbospbore également sec^juqu'à ce que le chlore soit en excès, ou que le phosphore sok converti en une matière solide et blanche, qui est le deutochlorure dans son plus grand état de pureté.

M. Dulong a déterminé la proportion de ses principo, en prenant une certaine quantité de phosphore j par exemple, I gramme, le projetant dans une cornue, faisantlevide dans celle-ci , la mettant en commtmication avec une dodie pleine de chlore gazeux, la pesant après l'opération^ et comparant son poids à celui qu'elle avait étant pleine de chloR seulement, poids qui lui était connu exactement par une a* périence antérieure : il a trouvé ainsi que le deuto-chloroR devait être formé de loo de pbospbore et de 549, ^ ^^ chlore (3* vol. dijércuetlj p. 437)- Davy n'admet point ces résultats^ il porte à 6oo la quantité de chlore absorbe par lOO de phosphore ( Ann. de Chinu et de Phys. , x, 207). Sa véritable composition , d'après l'analyse de M. Dulong , que nous adopterons, est :

En prop. 2 i de chlore -|- i de phosphore.

En atom. 5 de chlore -j- i de phosphore = P Ch*.

Le deuto-chlorure de phosphore est solide, d'un blanc de neige, très volatil, mais moins que le proto-chlorure. Du papier de tournesol bien desséché, que Ton expose à sa vapeur dans un récipient vide d'air, se colore promptement en rouge. Chauffé doucement et soiuuis à une certaine pression , il crbtallise , par le r(^froidissement , en prismes dont la transparence est prcstjuo parfaite. Lorsqu'on le fait passer avec le gaz oxigène à travci'A uu tube incandescent, il en résulte de l'acide pbospboricpKî et du chlore; le môme effet se produit lorsqu'on l'expose à lu Uuiuine d'une bougie. L'hy-

CHLOKË. IM

clïOgène et la plupart des métaux le décomposent également à l'aide de la chaleur : l'hydrogène, en donnant lieu à de l'acide chlorhydrique, etc. ; et les métaux, à des chlorures et des phosphures métalliques* Son action sur l'eau est des plus vives j à peine ces deux substances sont-elles en contact que, se décomposant réciproquement, il se forme de l'acide chlorhydrique et de l'acide phosphorîque. L'expérience présente d'ailleurs, d'après M. Dulong, des phénomènes très dignes d'attention. Si l'on jette un morceau un peu considérable de chlorure dans l'eau, la chaleur qui se dégage réduit en vapeurs la majeure partie du chlorure ^ mais si le chlorure est en poudre et si la quantité d'eau est grande , il s'en perd très peu : on voit alors apparaître à la surface de l'eau des gouttes d'un liquide comme oléagineux, et qui, se rassemblant bientôt au fond du vase, finissent par disparaître. Ce nouveau produit est probablement un hydrate de chlorure de phosphore, c'est-à-dire, un composé de chlorure et d'eau. {Mém. d^Arcueil^ t. m, p. 439*)

Enfin, le deuto-chlorure de phosphore se combine intimement avec l'ammoniaque \ le composé triple qui en provient est blanc, insipide, fixe, insoluble dans l'eau, et indécomposable par les alcalis*

Chlorures de soufre» \

X02. Le chlore s'unît avec le soufre en deux proportions r de là un proto-chlorure qui est jaune, et unbi-chlorure qui est rouge foncé. Celui-ci correspond à l'acide hy|>o-sidfureux, l'autre ne correspond à aucune combinaison, connue du soufre avec l'oxigène.

Aucun n'existe dans la nature* Tous deux s'obtiennent en faisant passer du chlore sec à travers la fiieur de soufre pur , ou le soufre sublimé; à cet effet, on prépare ce gaz comme nous l'avons dit précédemment (91) et on le fait rendre par un tube au fond d'une éprouvette dans laquelle on met le soufre. Peu-à-peu la combinaison a lieu. Tant que le

160 IftTÂlLOIDES.

l*on peut attribuer le ebangcment de <»ii]eiir Uene à k : mation subite d'une certaine quantité d*acide chloili] que ou sulfureux, et que d^ailleurs le cUorare de soufirevl s'unit point avec les bases salifiables.

Chlorure de sélinùuHm

io5. Le sélénium se combine au moins en deux propB^ tions avec le cblore , d'après M. Berzélius. L'un des chloii' res correspondrait à l'acide sélénieux et résulterait k I volume de sélénium gazeux sur 4 de chlore. L'antre acnit formé de volumes égaux de cblore et de sélénium.

Pour obtenir le premier , on met dans une petite oonBI de verre tubulée, une certaine quantité de sélénium , etd fait arriv er le cblore pur et sec par la tubulure , au mom d'un tube de grosseur convenable. Le sélénium absorbe le cblore, s'écbauffe, entre en fusion et se convertit enin liquide brun qui, par une nouvelle absorption de chkiC) s'épaissit et bientôt forme une masse solide et blanche qu est le chlorure môme.

Pour obtenir le second , on ajoutera ensuite 3 fois aatuit de sélénium que l'on en a mis d'abord, et l'on chaufet peu-à-j)eu; il en résultera un liquide jaune foncé ^ translttcide que l'on purifiera par voie de distillation et dontk composition sera celle que nous avons indiquée plus haut

A&TIGLB III.

Brome y bwmures de silicium , de carbone^ de phosphore y é

soufre y chlorure de brome, (i)

Br6me»

io6. Historique et état naturel. — En examinant les eauxmères des salines des côtes de la Méditerranée, M. Balard

(i) Fojez le bromure J'hydi-ogène, art. j^ci^s^ mctalhîdtques.

BROMR. I6t

■découTrit le brome, dans le courant de l'année 1826 (i)« Il sparaît y exister à l'état de bromure de magnésium. Depuis ^ cette époque, on l'a rencontré flans d'autres salines, telles que celles de kreutznacj de sahiiften^ de salins ^ de shonebecj de snlza*, dans les eaux de la mer, à l'état de bromures de sodium, de magnésium et de calcium; dans celles du lac j4sphalttque j dans les eaux minérales de Bourbonne- lès- Bains^ et de LonS'leSaunierj dans les éponges, dans quelques plantes marines , dans un minerai de zinc et dans le cadmium de Silésie.

Ptvpriétés physiques. Le brome, à la température ordinaire, est liquide, d'un rouge brun-foncé en masse , d'un rouge hyacinthe en eouche mince. L'odeur, forte, désagréable , dont il est doué et qui a quelque analogie avec celle du chlore, lui a fait donner le nom qu'il porte (de Bpc^fAoç infection*) Sa sayeur est très caustique»

Sa densité = !i,966. Celle de sa vapeur, déterminée par le calcul = 5,3933; son poids atomique=489,i5.

Appliqué sur la peau, il la corrode en la colorant fortement en jaune, n agit avec énergie sur les animaux : une goutte, déposée dans le bec d'un oiseau, suffit pour lui donner la mort.

Propriétés clàmiques. Le brome entre en ébullitionà 47** et répand des vapeurs rouges connue celles de l'acide hypo-azotique. A — 20**, il se solidifie , devient cassant , présente une structure cristalline , et une couleur gris de plomb. Pur, il ne conduit point l'électricité; mais lorsqu'il estmélangé avec de l'eau, ces corps deviennent ensemble meilleurs conducteurs que chacun d'eux pris séparément. Par l'action de la pile sur eux , l'eau seule est décomposée, sans qu'aucun de ses élémens se combine avec le brome.

La flamme d'une bougie, plongée dans la vapeur du brô-

(i) Ann.deChim. et de Phys,^ xnxu, 33; •

Sixième Edîtivn * l,\

I6i Métalloïdes.

me , devient verte à sa base j rouge i sa partie supérieuie d s'éteint bientôt après.

Son affinité pour Toxygène est très faible : aussi, pourqnc la combinaison ait lieu, est-il nécessaire que l'ojdgène aoit à IVtat degaz naissant; de là résulte deVacide bromique qû est le scid composé couuu que ces deux corps puissent forma.

Sa tendance à s^unir à l'hydrogène , au contraire , est très grande; toutefois Faction est nulle à la température deril* mospbère , même sous Finfluence solaire ; mais à une tenir pératurc élevée , il y a toujours production de gaz brônh hydrique.

Il parait que le brome attaque plus facilemient l'hydrogène dans plusieurs de ses combinaisons , que lorsqu'il est libre. Dumoins^ M. Balard a observé qu'il décomposait toutà-coup lephosphure d'hydrogène, l'acide suif hydrique et l'acide îodliydrique, et que, employé en quantité convenable, il en séparait le phosphore, le soufre et la vapeur d'iode; sans doute il agirait de même sur Tacide sélénhydric{ue et sur les hydrures d'arsenic et de tellure. M. Balard a égale mentobservé qu'il détruisait instantanément la teintme do tournesol, la dissolution d'indigo et plusieurs autres matières organiques.

liC brome se combine d'ailleurs avec le siliciuia, le au> boue, le phosphore, le soufre, le chlore, l'iode, le^ méUuxet l'orMie avec eux des composés qui seront examinéspaxla suite^

i/eau ne dissout que peu de brome; il est très aoloUe d/iij» l'alcool et surtout dans Téther. L'alcool et l'éther brànié/» |icrdent leur teinte en quelques jours et deviennent aâdf;«, vAi qui prouve qu'il doit y avoir réaction entre le brAme i'i riiyilrogènc.

j«7. /'niparafion du bronie j i" procédé* Daicks les eaxOr min'f.^ t\t*H HiiWtuiSy l'on fait j>asser un courant de chlore qui déu)ijqKMi(! li'H bromures métalliques; il en résulte des ddovmati l'A. il 11 hr/ime qui, en se dissolvant dans la liqueur, la r.oloit: tui roiiK<- paie. Lorsque cette couleur cesse de s'accroili'ir, on u(i;il(* Irn craux-mèrcs avec de Téther qui s'empare du

birôme et l^^^é^hf^* Sa«ler9pof t ^«tKcrserasaembk 4

leur surface; on le décante et on le traite par une diasolu-^ tiou coaoentrée d'hydrate dépotasse <pii le d^lore à son tour, et le met en état de servir pour de nouvelles opérationfl, api>^ l'avoir décanté de nouveau. La potasse doit être remise en contact avec de l'éther brômé. jusqu'à ce qu'elle refuse de le décolorer. A cette époque, elle est amenée à l'état de bromure de potassium et de bràmate de potasse. On l'éyapore à sio^ité 9 et le résidu est calciné jusqu'au rouge pour détruire le brômatequi, perdant sonoxigène, est transformé en bromure.

Le bromure de potassiimi étant ainsi préparé , c'est en le traitant par l'acide sulfurique et le bi-oxide de manganèse que l'on obtient le brome. L'opération se fait dans une co]> i^ue de verre, dont le bec est muni d'un tube recourbé , plongeant dans un flacon qui contient de l'eau. Le brome plus dense que celle-ci , se rassemble à la partie inférieure* Les pbénoqiènesqui se passent dans cette opération sont analogues à ceux que l'on observe dans l'extraction du çhore(9i).

a® Procédé. Le bromure de magnésium ne pouvant être desséché sans perte de brome, M. Desfosses. a proposé de décomposer les sels magnésiens des eaux-mères des salines, par une suiEsante quantité d'hydrate de chaux, de filtrer Ici liqueur, de l'évaporer à siccité et d'emplojer immédiatement le résidu pour en extraire le brome par l'acide chlophydrique et le bi*-axide de nianganèse , en > se • servant à cet effet d'un appareil siemklable.à celui qui vient d'être décrit. Dans cette opération, l'acide chlprbydrique, en présence du bi-oxide de manganèse, donne naissance à du protochlorure de manganèse , à de l'eau , et à du chlore qui, décomposant le bromure de calcium, s'empare de ce arrêtai f t met lebrômeen liberté. (Desfoase», Voum^dit'^À., xiii, ^^^i) A«la vérité, l'eau qui surnage cpotient toujours du oUonurede brème y mais rien.^e plus facile que d'en extraire le bràmo) c'estd^y^joater de l'ea» de bante jfnsqu'à ce c^vsifVv

164 Métalloïdes.

liqueur n'altère m le papier bleu, ni le papier ronge de to»| nesoL

n se produit des chlorure et brftmure de barium, et il se forme en même temps des chlorate et br6inate de protoxide de barium qui , par l'évaporation et la calciiiation, perdent leur oxigène et se transforment en chlorure etol bromure. Par Talcool on dissout seulement le bromure; paii évaporant la dissolution , on obtient du bromure de barimil pur, d'où l'on retire le brome par l'acide snlfurique etlelsoxide de manganèse comme il a été dit plus naut.

Brômuf^ de silicium*

io8. Le bromure de silicium se forme dans les mêmes circonstances que le chlorure de silicium; c'est-à-dire a faisant passer dans un tube de porcelaine , du brome en Tapeur à travers un mélange intime et incandescent de silicium et de charbon (35o)«

Ce bromure estliquide, incolore, très volatil, susceptible de répandre des vapeurs très épaisses dans l'air et de seeon^ geler à 12 ou 1 5" au-dessous de zéro. Son odeur est fortement éthéréc, et sa deusité, plus grande que celle de l'acide sulfurique \ il bout à 1 5o®; agité avec un peu d'eau , il la décompose promptement en produisant beaucoup de cbaleur, de l'acide brômhydrique et de la silice. Plusienn métaux et particulièrement le potassium s'emparent dn brome au moyen d'une légère chaleur ^ il en résulte mÊme une détonation qui brise fréquemment le tube où elle a lieu. ( Sérullas, Ann. de Ou et de Phys.^ xlviii, 87.)

Brvmane de carbone.

109, Le brome n'a encore été combiné qu'en ume proportion avec le carbone. Le bromure qui en résulte est li- . quide et a la plus grande analogie avec le proto-iodure de carbone. Selon toute apparence, il est l'équivalent de celuici. M, Sérullas est parvenu à le produire en versant peu-Apeu dans un tube un peu large et fermé par un bout ^ deux

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