‹ Traité de chimie élémentaire, théorique et pratiqueChapitre 56 sur 117 · S.SO · texte numérisé non relu

S.SO

Octobre. 1828 ....- 75 3,94

Jd. 1829 113 3,75

Novembre. 1828 81 .4,1 1

Id, 1829 138 3,90

Décembre. 1828 9 4,14

Id. 1829 34 3,72

3® Une gelée continue produit un effet ppposé à celui des luies et augmente la proportion d'acide carbonique de l'air, '^oici quelques exemples :

▲ode earboDÎqM pour 10,000 d'^r*

1828 Décembre.— Brouillards 4,50

Janvier. — Après x5 jours de gelée 4,57

Fin janvier. — Après dégel. • # • • .4,27

llilku février. — Après i5 jours de gelée ...•«... •4,S2 Fin février, — Après dégel • « « v % ^^a^V

Juin.

Id.

Juillet

Id.

Id.

Août

Id.

Id.

Septembre

Id.

Id.

ils MjLTAUX)IDE&

4^ Cette dernière remarque explique comment Tair à terre et celui qui est recueilli au-dessus du lac, ofirentlil premier 4960 et le second 4939 par une moyenne d'unaaaL grand nombre d'observations simultanëes^ faites à divens époques et à diverses heures du jour ou de la nuit. Darafe, les variations se correspondent, à cette différence près.

Ainsi , indépendamment des pluies , les grandes maMw d'eau qui existent à la surface du globe sont encore d» l'économie de la nature un moyen puissant de purificatki pour l'air, et le dépouillent sans cesse de son acide cari»* nique.

5^ Par des observations correspondantes faites k Genève et à Ghambeisy, M. Th. de Saussure trouve ; i** qae b variations de l'acide carbonique par suite des saisons 50ii les mêmes dans les deux stations^ 7? que la quantité d'adJe est plus grande pendant le jour, à la ville qu'à la camptgne; 3^ que l'inverse a lieu pour la nuit. Ces deux derniffi faits pouvaient être prévus.

6^ Sur les montagnes l'acide carbonique est en propo^ tion plus forte que dans les plaines.

7° Les vents influent peu sur la quantité moyenne d'acMe carbonique; en général, ils l'augmentent.

S^L'acide carbonique, en pleine campagne, estplusalxmdantlanuitquelejour. Les chiffres moyens d'un grandnoDbre d'observations sont 8,98 pour le milieu du jour et 43* pour la nuit. Cette différence se conçoit, puisque la v^ tation ne peut effectuer la destruction de l'acide carbonique que sous l'influence delà lumière solaire.

M. Th. de Saussure rapproche les résultats qui précèdent des variations connues qu'éprouve l'électricité atmosphâique. Il observe que la quantité d'acide carbonique diminue quand la quantité d'électricité augmente. On sait en effet,

i" Que l'électricité est plus forte le jour que la nuit.

2° Qu'elle est plus forte en hiver qu'en été.

3^ Qu'elle est plus forte dans les plaines que dans les montagnes.

âlSi ATMOSPHÉRIQUE. 21T

4^ Qu'elle est pliu forte par un temps calme que par les ▼ents violens.

Y aurait-il, en effet, par suite de la collision des poussières qui flottent dans l'air des étincelles électriques en ^ nombre infini qui décomposeraient l'acide carbonique , en oxide de carbone et oxigène? S'il en est ainsi, on doit retrouver dans l'air cet oxide de carbone, en quantité appréciable* M. Th« de Saussure a rencontré en effet ce gaz ou tout autre gaz carburé insoluble dans les alcalis, dans Pair atmosphérique ordinaire* Reste à trouver l'agent par lequel cet oxide de carbone disparaîtrait de l'air, à son tour, Mais avant d'en faire la recherche, il ne serait pas inutile de s'assurer que l'acide carbonique délayé dans beaucoup d'air, peut, en effet, se convertir sous l'influence de l'électricité scintillante , en oxide de carbone et en oxigène, ce dont il est peut-être permis de douter, jusqu'à ce que Texpérience l'ait démontré, (jinn. de Chim. et de Phys. , xliv.)

Les observations pleines d'intérêt de M. Th. de Saussure fixeront l'attention sur ces questions graves, et elles prouveront que si l'eudiométrie atmosphérique est encore une science dans l'enfance, elle n'en est que plus digne d'intérêt, par la nature des résultats qu'elle promet.

M. Brunner s'est essayé sur ce même sujet, dans ces derniers temps^ par un procédé tout différent de celui que M. Thenard et M. Th. de Saussure ont mis en pratique. Il a voulu peser l'acide carbonique de l'air, en le recevant sur de la potasse caustique humide, surlaquelle l'air était dirigé lentement. On conçoit qu'ait moyen d'un tonneau rempli d'eau qu'on ferait couler lentement^ il serait facile de forcer l'air qui viendrait la remplacer dans le vase, à passer d'abord sur du chlorure de calcium, puis dans un tube à boules dans le genre de l'appareil de M. Libéig (i), enfin sur du chlo-

(r) On en donnera la description , en traitant de Taualyse élémentaire des matière» organiques;

9|g 9IÉTAUOID9&

rure de calcium. Le premier tube à chlorure feiçait oonnai* tre la quantité d'eau contenue dans l'air. L'augmentatioadi poids du tube à boules, et du second tub^ à cblorarede calcium, représenterait le poids de Tacide carbonique. Le volume de l'air serait donné par la capacité du tonueaiiill serait à souhaiter que dans les observatoires de l'Europe, (■ mît bient&t au rang des recherches dont on doit s'occuper, la détermination de l'acide carbonique contenu dans Taii: ce serait sans aucun doute l'une des plus ciuieuses de h météorologie.

Mais outre l'acide carbonique, çombieu de sub3taDoes encore ignorées l'atmosphère ne peut-elle pas conteniiî Rien ne serait plus curieux et plus utile qu'une suite d'ani- Ijses bien faites des vapeurs aqueuses que l'on forcerait à s( condenser sur des ballons remplis de glace. L'eau ains obtenue serait chargée de produits solubles qui échappait par leur faible masse aux analyses eudiométriquea OEdinaires et qui peut-être sont la principale cause des variation hygiéniques de l'air.

i48. Usages. — Il n'est point de corps dont lesusagss soient plus importans et plus multipliés que ceux de l'air* Nous ne rapporterons que les principaux. Nous extrajOBf de l'air, par la combustion des bois, des charbons, des huiles , de la cire, des graisses , toute la chaleur et la hmière artificielles dont nous avons besoin. C'est aunaoyencle l'air que l'on calcine les métaux, que l'on grille les mineiaiS} et que l'on en dégage le soufre et l'arsenic, le soufre à l'état d'acide sulfureux, et l'arsenic à l'état de d'acide aisénieux. C'est de l'air que provient tout l'oxigène qui entre dans la composition de l'acide sulfurique. L'air est un agent nécessaire pour la fabrication de diverses couleur^, surtout de l'indigo et de l'écarlate^ il les avive et leur donne de l'éclat. Mis en contact avec la soie, avec les toiles, il les blanchit. Tous les animaux le respirent sans cesse; sans air, aucun d'eux ne pourrait vivre. Il n'est pas moins nécessaire aux végétaux : ceux-ci décomposent surtout ^' ' ^ [yrttlTli^

q^e qi^'U contient; il^ «'approprient le carbone de cet açi- 4^9 et ex^ rejettent la plu^ grande partie de l'oxigène. Comm^ l'air n'est presque jamais saturé d'eau, on l'emploie sou* Yçnt pour dessécher une foule de corps, et même po^r concentrer des liquides : c'est ainsi qu'en expo^nt dans les inarais salans l'eau de la mer au contact de Tair, on la concentre au point que Iç sel s'en sépare spontanément. Enfin l'on se sert aussi de l'air comme force motrice; mais il n'est point de notre objet de le considérer sous ce rapport.

Cyçnogène ou azoture de carbone.

i49« Le c^Fanogène est un corps découvert, depuis quelques années, par M* Cray-Lussac; il Ta trouvé en examinai^t les propriétés d'un composé que l'on appelait prussiat^ de mercure , et que nous connaîtrons désormais , en raison de sa composition, sous le nom de cyanure ou d^azo^.carbure de mercure. Il joue, dans toutes ses combinaisons, le même rôle que le chlore, le brome et Viod^*

Le cyanogène est un fluide élastique, permanent, inflammable ; son odeur est extrêmement vive et péuétrante -, sa densité est de 1,8064*, il rougit sçusiblement la teinture de tournesol; en .faisant chauffer la dissolution , le gaz se dégage mêlé avec un peu d'acide carbonique , et la couleur bleue reparait.

I^efroidi et soumis en mên^e temps à une forte pression, il s^ çpnyertit en un liquide incolore, qui redevient gazeux sitôt qu'on cesse de le comprimer (M. Faraday, ^n^* de Chim,. e( de Phjrs. , xxii, 323). Par le froid seul, M. Bussy l'a non seulement liquéfié , mais encore solidifié.

Le cyanogène résiste à un très haut degré de chaleur. Son affinité pour l'oi^igène est très faible ; il ne s'y unit qu'autant que ce gaz est ns^issant et que sous l'influencf des alcalis : il en résulte alprs UQ cyanatç. Fait-on im me^ l^Pge dç ^5 deux corps gazeux, 4 1^ température; de l'atr m»^^^-. y* «e y^l§«çnt p^ j vm^ , y plçnge-trpu vm

no métalloïdes.

bougie allumée, ils détonent, brûlent ' avec une flamnel bleue, produisent du gaz carbonique j et l'azote est misa liberté* Cette flamme est surtout très sensible lorsque l'expérience se fait en renversant une éprouvette pleine de 1 cyanogène pur et y mettant le feu par un corps enflammé.

L'hydrogène et le cyanogène ne se combinent ^alemot qu'à l'état naissant : de là de l'acide cyanliydrique*

Le soufre, le sélénium, le chlore, le brome et l'iode, 1 peuvent aussi s'unir au cyanogène, comme nous l'expoMrons ailleurs.

Le bore, le silicium , le carbone, le phosphore et l'azotcl sont sans action sur lui.

n s'unit au gaz suif hydrique dans le rapport de i i 1,5 en volume, et forme une substance jaune qui crôtallise en aiguilles fines, qui se dissout dans l'eau et qui v noircit pas la dissolution de nitrate de plomb. La combinaisoi ne s'eflectue que très lentement , l'humidité la favorise.

C'est aussi dans le rapport de i à i,5 en volume qnek cyanogène s'unit avec le gaz ammoniac : l'action est presque aussi lente que la précédente; elle n'est complète qu'aj^ plusieurs heures ; la diminution de volume est considéraÛey et les parois du tube de verre où se fait le mélange deviennent opaques en se couvrant d'une matière brune et solide.

D'ailleurs, le cyanogène nous ofire quelques autres phénomènes que MM. Liébig et Wôhler ont fait connaître'^ i^ avec l'alcool et l'acide sulfhydrique , ou bien lorsqu'on met les deux gaz en contact sous une cloche pleine d'eau et qu'on agite; 2° avec l'ammoniaque liquide. {Ann. de Chim. et de Phys* , xlix, 20, 25.)

L'action du cyanogène sur l'ammoniaque est surtout remarquable en ce qu'il se produit de l'urée , de l'oxalate d'ammoniaque , du cyanhydrate d'ammoniaque , et une grande quantité d'une matière charbonneuse \ et celle de l'acide sulfhydrique , en ce qu'ils donnent naissance à un ir^îde formé de 6 atomes d'acide sulfhydrique , de 6 ato»

CTANOGÊNE. $U

mes Ae cyanogène et de i atome d'eau , et qu'on pourrait appeler en conséquence, acide cjranosulfhjrdrique.

Mais ce sont surtout les composés qu'il peut form^ avec ^ divers métaux qui nous présentent des phénomènes dignes de la plus grande attention : ils sont analogues aux chlorures, aux bromures et aux iodures; nous les examinerons en même temps que ceux-cit

L'eau, à la température de no^ et sous la pression ordinaire, en prend quatre fois et demie son volume et devient très piquante*, l'éthersulfurique et l'essence de térébenthine en dissolvent au moins autant que l'eau, et l'alcool au moins cinq fois plus.

La dissolution de cyanogène dans l'eau, récemment préparée, est tout-à-fait sans couleur; mais, au bout de quelques jours, elle se colore en jaune léger, puis en brun , et enfin laisse déposer une matière d*un brun très foncé. En distillant alors cette dissolution, on en retire de l'eau chargée de cyanhydrate et de carbonate d'ammoniaque, et Ton obtient pour résidu une liqueur qui, séparée de la matière brune par le repos et la décantation, fournit par une douce évaporation des cristaux dont quelques-uns sont jaunâtres. Ces cristaux, qui n'ont aucune odeur par eux-mêmes , en prennent ime très forte d'alcali volatil avec la potasse. Suivant M. Vauquelin, à qui ces observations sont dues, l'acide qu'ils contiennent est probablement nouveau : il est porté à croire que c'est un composé de cyanogène et d'oxigène : l'expérience a confirmé cette assertion.

Ces difierens produits ne peuvent évidemment se former que par la décomposition de l'eau. La production de l'acide cyanhydrique, de l'acide carbonique et de l'ammoniaque, se conçoit aisément; mais, pour se rendre compte de celle de la matière brune , il faudrait connaître la nature de ces corps , et nous ne savons rien de positif à cet égard. Çtinn, deChim. et de Phys.y t. ix,p.ii3.)

L'eau, chargée de cyanogène , nous offre encore avec les alcalis des phénomènes extrêmement remarquables. Los so-

lutionî Èc Colorent })0u tant que les Ikrisèft InÉîàléh^knMtl ces; maïs elles deviennent très prompteihetit bnitlèëét'(W bohnées, lorsque le cyanogène est ^Dmiilànt : îl Se foïhe alors du cyanure de potassium, du eyanate de potsaàej et quet ques autres composés. (V. Chùn. anùn. cyahuréS etctâmtéi.)

Préparation. — Le cyanogène n'existe point ââlis b nature : c'est en décomposant le cyanure de àieroire twrfe feu qu'on se le procure.

Ce cyanure doit être neutre et cristallise 5 il faftt, 4 plus, qu'il soit parfaitement sec. En effet, le cjantire hcuiit et sec ne donne que du cyanogène, taudis que le cVaniiR liumide ne produit que de l'acide carbonique , de l^àtanM^ niaquc et beaucoup de vapeur d'acide cjanhYdrim L'expérience se fait dans une p'etite cornue de vètitelMi desséchée : après y avoir introduit 20 à 3o gramma 4 cyanure niercuriel, l'on y adapte un tube de vérrb qui s^i- ^nge sous des éprouvettes pleines de mercure; l'on tniitib ('barbons incandescens sous la cornue, et bientôt la d&dot* ])0.siti<>ii s'ojïère; le gaz se rassemble dans réprouvette,^ \r nKTcuro du cyanure se condense dans le tube.

l>rux procédés peuvent être employés pour analyser k ryant^gèiie. L'un consiste à faire détoner dans l'etrdiomttft h nuM'c'ure le cyanogène avec deux fois et demie son vôlnafe d'oxigène; l'autre, à faire un mélange d'une partie de cjir mire de mercure et de 10 parties de bi-oxide de cuivrt}! introduire le mélange dans un tube dé verre fermé à Vtat dcî ses extrémités, à le recouvrir de limaille de cuivre, àiW* l ter celle-ci au rouge, à cbauffer ensuite l'oiide et le çyi- 1 mm» et à recueillir les gaz : dans tous les cas, l'on bbtièndit d'un volume de cyanogène un volume de gaz azote fet déflX volumes de gaz carbonique. Or, deux volumes de gaz caic^ bonique représentent deux volumes de vapeur de carbont; par conséquent le cyanogène est formé de deux volumes A vapeur de carbone et d'un volume d'azote condensas en ab seul : aussi, en ajoutant deux fois la densité de la vapeur de carbone i celle de l'azote , c'est-à-dirr ^ ^o^STSJi

ofetîeiit-cm 1,8195, nombre qttl diffère très peîi dfe !i,^ô'6^, Aànhé par l'expérience.

Sa composition sera doUc :

£u prop. I <i*azote 177,0a -^ a de carbone z52,8;4 Èaatoin. z d'azote 88,5 1 -|- ^ de catbone 76,43

Donc poids atomique du cyanogène = i64f95 =: C^ Az.

Chlorure d azote*

1 5o. Le chlore ne fait que se mêler avec le gaz azote 5 iblais ilfoniie avec l'azote àl'étiat de gaz naissant un composé cjui est doué dé propriétés très extraordinaires, et que 3\f . Duloiig dédôUvrit en i8ll. Nôtis le connaîtrons sous lé iibni de chlorure (P azote.

On l'obtient fen disèblvant une partie d'uti sel ammbnià- ■C!âl queîcfonque , par exîemple, dé chlorhydrate d'aminonîàque, dans 20 pai^ties d'eaù, et faisant passer à travers cette dissolution un excès de chlore. A cet effet , on prend "un entonnoir dont l'extrémité, tirée à la lampe, n'a qu'une très petite ouverture, et plonge dans une petite capsule 'pleine de mercure. On remplit presque entièrement cet enloTlnoîr de là dissolution du sel ammoniacal ; ensuite on y introduit uh tÙbe que l'on fait descendre jusqu'à peu de distance de la surface du mercUre , et l'on verse par ce tube line disstdution concentrée de chlorure de Jsodium, jusqu'à ce qu'elle forme une couche d'environ 4 à 5 centimètres de hauteur. Cfette couche, qui occupe la partie iiiférieurc de l'entonnoir où le chlorure d'azote doit se rassembler, est destinée à soustraire ce composé au contact de la dissolution de sel ammoniac, qui le décomposerait en partie. L'appareil étant ainsi disposé , on fait plonger dans l'entonnoir le tube par lequel arrive le chlore , mais de manière qu'il ne touche pas la solution de chlorure de sodium , et que l<e mouvement produit par l'arrivée des bulles, ne mêle pas les deux dissolutions, qui ne sont séparées que par la différence de leur pesanteur spécifique» Le chlore est d^ahotd ô&vsi!Ci\\^^

924 UÉTAIXOIDES.

en grande partie par la solution de sèl ammoniacal. Qidque temps après, cette dissolution setronlile; onioiti^ former de toutes parts de petites bulles de gaz, et biesÉ ensuite apparaissent de petites gouttes de chlorure d'axott qui se réunissent peu-à-peu et tombent an fond de Veut» noir sur le mercure.

Quand on a obtenu une suffisante quantité de cUons d'azote, on retire la capsule qui contient le mercure, etFff reçoit ce chlorure dans une autre capsule vide ou plene d^eau distillée.

On peut encore le préparer en plaçant dans des assidta une dissolution de chlorhydrate d'ammoniaque renfennatf ^ de ce sel, et la couvrant avec une cloche remplie 4 chlore qui est absorbé peu-à-peu 5 ce qui fait que le nifoi intérieur du liquide s'élève par la diminution de presM. n faut alors ajouter de la dissolution pour empêcher Ftf de rentrer dans la cloche. L'action étant terminée , on décante la liqueur qui surnage le chlorure qu'on lave bienioi' gneusement et à plusieurs reprises avec de Peau distillée.

Le chlorure d'azote ainsi obtenu est liquide et comtt oléagineux^ sa couleur est fauve; son odeur est très piquintei insupportable , et analogue à celle du gaz acide cUoroxicarbonique. Sa saveur n'est point connue, mais elle est pcO' bablement très forte. On n'a point encore déterminé sap^ sauteur spécifique; on sait seulement qu'elle est plusgnn^ que celle de l'eau; car, lorsqu'on verse du chlorure d'axole dans de l'eau , même chargée de sel , il la traverse et se itfsemble au fond du vase.

Le chlorure d'azote est très volatil ; mis en contact avec l'air à la température ordinaire , il s'y vaporise prompte ment et lui communique une odeur suffocante qui le resÀ presque irrespirable. Exposé à une chaleur d'environ 3o"f le chlorure d'azote détone tout-à-coup avec violence et n» grand dégagement de calorique et de lumière ; dégagement qui provient probablement de ce auc les deux élémens, par leur contact, se constituent d> s opposés d'électri«

CHUmUEE D'AZOTE. US

àtêj et de ce qae les deux fluides s'unissent au moment de la déf^pmposition. Les produits de cette décomposition ne peuvent être que du cUore et du gaz azote.

L'action du cUorure d'azote sur le phosphore est tr&s violente; une détonation semblable à la précédente a lieu au moindre contact de ces deux substances; il ne faut même, pour cela, (ju'une très petite quantité de chlorure d'azote : Kussi , lorsqu'on place du phosphore au fond de l'entonnoir DÙ l'on prépare ce chlorure, la première goutte presque imperceptible de chlorure d'azote qui tombe sur lephosphore détermine-t-elle la rupture de l'appareil. Cette détonation cesse d'avoir lieu, d'après MM. Berzelius et Marcet, par l'addition d'une certaine quantité de carbure de soufre. . L'action du chlorure d'azote sur le soufre est moins grande que sur le phosphore. En effet, en plaçant un morceau de soufre dans l'entonnoir où l'on prépare le chlorure d'azote , les gouttes de chlorure d'azote s'y unissent à mesure qu'elles se forment, et produisent un composé triple de couleur brune , qui se décompose à mesure avec une effervescence continuelle , mais tranquille. Il paraît que le gaz qui se dégage alors est de l'azote, et qu'il se fcHine de l'acide chlorhydrique et de l'acide sulfureux, comme lorsque le chlorure de soufre est décomposé par l'eau.

Le sélénium et l'arsenic en poudre produisent tout-à-coup une forte explosion avec le chlorure d'azote.

L'acide sulfhy drique en dissolution dans l'eau décompose lentement le chlorure d'azote : le soufre de l'acide se sépare, de l'azote est mis en liberté, et il y a formation de chlorhydrate d'ammoniaque et en outre d'acide chlorhydrique libre en quantité proportionnelle à celle de l'azote dégagé.

Le chlorure d'azote et le sulfure de carbone mêlés ensemble, donnent peu-à-peu naissance à des acides chlorhydrique et sulfurique, à de l'ammoniaque et à de l'azote qui se dégage.

Placé sous l'eau pure à la température ordinaire, le chlorure d'azote disparaît en vingt-quatre heures; une ^^

L Sixième étUtwh \%

9tt MÉTALLÛIDBâL

tie est tmnsfonn^ en acides chloriiydriqiie et aiotîqie Its élémens de Peau, et l'autre est décomposée en chkni en azote qui se dégagent. Mis en contact arec lapotuR, l'oxide d'argent, Toxide de plomb, etc. , il y a prododici de chlorure, d'acide azotique, et par conséquent d'azobte, et dégagement d'azotc.(Scrullas, Ann.de CÂùn.etdePif

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