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CHAPITRE PREMIER

Oxides et oxacides métalloïdiques.

id4- Les oxides et les oxacides métalloïdiques sont des imposés qiii, comme Pexpriment leurs noms/résultentde

combinaison de Toxigène avec les mëtailloïdes.

Il n'est aucmi métalloïde , si ce n'est le fluor (mais ceîi n'a point encore été isolé) , qui ne puisse s'unir avec ^Dxigène et former des oxides et des oxacides , le plus souent même l'un et l'autre. L'hydrogène, à la vérité, ne ^ut que s'oxider , le bore , le siliciiun et le brome que s'ai^difier ; mais tous les autres s'oxident et s'acidifient en 'même temps. Quelques-uns même forment plusieurs oxides ^ plusieurs acides. -.

i55. Oxides metalloïdiques. — Ces •oxides sont au Ljombre de neuf: l'eau ou le protoxide d'hydrogène , le bi- ►:xide d'hydrogène , l'oxide de phosphore , l'oxide de carr ^one , l'oxide de sélénium , le protoxide et le deutoxide le chlore, le protoxide et le bi-oxide d'azote.

Le premier de ces oxides , comme tout le monde le sait, îst liquide à la température ordinaire; il en est de même 3u second 5 le troisième est solide, et les cinq derniers galeux. Aucun ne rougit les couleurs bleues. Aucun , et c'est là surtout ce qui distingue les oxides métalloïdiques des oxides métalliques , ne se combine avec les acides de manière à les saturer et à donner naissance à des sels. D'ailleurs un oxide quelconque contient toujours moins d'oxigène que l'acide qui a le même radical que lui. De telle sorte qu'en combinant un oxide avec de nouvelles quantités d'oxigène , on parvient à l'acidifier.

i56. Oxacides métalloïdiques» — Il existe 20 oxacides métalloïdiques qui sont :' l'acide borique ^ l'acide silicique, l'acide carbonique , quatre acides ayant pour ra-> dical le phosphore 9 quatre acides ayant pour radical le

9S9 MâTALLOIDtft OXICéRiS.

soufre, denx ayant pour radical le sélénium, deux ayant pour radical le chlore, l'acide brAmique, Tacide iodiqm et enfin trois acides ayant l'azote pour radical.

De ces 20 acides , deux , l'acide carlxMiique et l'acide sulfureux sont a l'état gazeux; sept sont naturdlement solides à la température ordinaire, l'acide borique, l'acide silicique y l'acide phospborique , l'aciéfe phosphoreux, l'acide sulfurique anhydre, l'acide selénieux et l'acide iodique. Neuf sont liquides; mais parmi ceux-ci, huit, savoir : l'acide hypo-phosphorique , l'acide hypophosphoreux, l'acide hypo-sulfurique , l'acide sélénique, l'acide chlorique , l'acide chlorique oxigéné , l'acide bromique et l'acide azotique, doivent, selon toute apparence, leur liquidité à l'eau; du moins ils ne peuvent être séparés de celle qu'ils contiennent qu'en les combinant avec d'autres corps capables de fixer leurs élânens : l'acide hypo-azotique seul est liquide par lui-même. Eînfin, sur les 20 acides , il en est deux qui ne peuvent exister qu'en combinaison avec les bases salifîables : cesontlesacides azoteux et hypo-sulfureux.

AATIGLE I*'*

Eau OU protoxide iPhydrogene.

iSj» Propriétés physiques. — L'eau est transparente, sans couleur , sans odeur , sans saveur , compressible , élastique , capable de transmettre les sons et de mouiller la plupart des corps.

La propriété qu'elle a de se comprimer a long-temps é\é révoquée en doute ; mais les expériences faites par Canton 9 par M. Perkins (j4nnn. deChim. et de Pltysique. , tom. xri, pag. 321), et par M. OErsted {idem, t. xxii, pag. 192), démontrent évidemment sa compressibilité, ef par conséquent celle de tous lès liquides.

Ces expériences prouvent de plus que l'eau se comprime en raison des poids dont elle est chargée, et que, pour une

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