‹ Traité de chimie élémentaire, théorique et pratiqueChapitre 79 sur 117 · I. Sixième Edidon^ ^iiv · texte numérisé non relu

I. Sixième Edidon^ ^iiv

SM Métalloïdes ouoémCs.

ProportioDi r/agiiMDie». l^roponàmàfiUmm,

t protochlo- J 1 T chlore . . 663,9 j J. ««Me 5 ' "*" ^*** * ' ' ^

rnre ( i de pbosph.. 196,1 * î « 4 hydregèae i

, ., ("1-7 oxigtînc . x5o,o i ac. phos- i i phosphore., ij

\x ~ hydrogène 18,7 phoreux. • c < L ougène.. i:

xoa8,7 10=

En atomes :

a Ph Ch5+ 3 11=0 = 6 H Ch + Ph» O'.

De li on voit que l'acîde phosphoreux doit conte y 6, 9a (Voxlgcne pour 100 de phosphore.

Tels sont en effet les nombres qui ont été admis ] M. Bcrzelius ; mais suivîinl M. Dulong la quantité d'oxigi ne devr«iit ôtre que de 74j88, et môme que de 66,38 si vaut Davy, Pourquoi ces différences? Elles dépendent! quanti trs de phosphore et de chlore que ces chimistes snpj sen t dans le pro to-chlorurc (ioo,ioi).( Mém^eTjircueil^t 1 Ann, de Chim. et Phys.^ 1. 11, p. 226 5 1. x, p. 21 1 et 27!

C<?t acide est incolore, très saplde , sans odeur; ilnw! fortement le tournesol, se décompose par la chalenr donnant les mômes produits que Pacide hjpo-phospii roux, enlève aussi comme lui l'oxigène à plusieurs oof brûlés , et forme avec les bases des sels plus ou moins soi blés dans l'eau.

La solubilité des phosphltes est, en général, beancoi moindre (|ue celle des hypo-phosphltes. Le phosphitei j>ot:isse est , î\ la vérité, très déliquescent, incristallisalili mais insoluble dans l'alcool. Le phosphite de soude , do les cristaux sont des rhomboïdes voisins du cube, est anî très solubltî dans Teau : il en est de même de celui d'an monlaque •, mais tous les autres ne sont que peu solobk Toutefois roux de baryte , de strontîane et de chaux cristi lisent par évaporatlon spontanée : ils se décomposent, \ contraire, lorsque Ton concentre leurs dissolutions par ebîdeur; 11 en résulte un dépôt de petits cristaux nacfé scmblîddes à l'acétate de mercure , r* ^'Vpieur qui J

AGtDE HTPO-PHOSPHOftiQUÊ. SOY

cristallise plus que très difficilement. Or , comme ces cris* taux sont avec excès de base et que la liqueur est acide, il. s'ensuit qu'il existe des phosphites acides , des phosphites basiques et des phospbites neutres (Dulong).

Les ph&omènes que présente la calcination des phosphites sont à-peu-près les mêmes que ceux dont nous allons parler en traitant des hypo-phosphites.

Acide hypo-phùsphoreux.

aa I • Cet acide , qui n'existe point dans la nature ^ et qui a été découvert par M. Dulong , en 18169 se forme toutes les fois qu'on délaie un phosphure alcalin dans l'eau. Gelle-<;i se décompose, etde là résultent de l'acide hypo*phosphoreuxy de l'acide phosphorique et du sesqui-phosphure d'hydrogène. Or, lorsqu'on emploie du phosphure de barium , l'hypo-phosphite reste seul en dissolution , et la baryte peut en être facilement précipitée tout entière par une addition convenable d'acide sulfurique : il est donc possible d'obtenir ainsi l'acide hypo-phosphoreux pur : il suffit pour cela d'étendre l'acide sulfurique d'eau , et d'en verser peu-à«peu dans l'hypo-phosphite filtré jusqu'à ce que la liqueur ne se trouble plus , ni par une nouveUe quantité d'acide sulfurique, ni par un sel de baryte. Ce point étant atteint et la liqueur étant filtrée, de nouveau , il n'y reste absolument que de l'acide hypo-phosphoreux. Cet acide peut être réduit par la chaleur en un liquide visqueux; mais on ne saurait le dessécher sans en opérer la décomposition : c'est pourquoi il ne faut pas le chaufier trop. D est bon de terminer l'évaporation à la température ordinaire , en mettant l'acide dans une capsule , à côté d'une autre capsule pleine d'acide sulfurique concentré, sous un récipient où l'on fait le vide.

L'acide hypo -phosphoreux, est liquide, très sapide, incristallisable; il rougit fortement le louruesol; sa pesanteur spécifique est inconnue. Scumîiî » Faction du fcud^na

SOS aiÉTAUJOIDES OXIGÉlf ES.

une cornue de verre y il ne torde point à se décomposer t du gaz phosphure d'hydrogène 9 du phosphore et de l'acide phosphorique sont les produits de cette décomposition.

L'eau le dissout en toutes proportions; il agit sur divers corps brûlés comme un désoxidant très énergique.

Cependant il a la propriété de s'unir à un grand nombre deb ases salifiablcs , et de former des sels qui possèdent des propriétés particulières. Ces sels sont remarquables parleur extri^me solubilité ; il n'y en a aucun d'insoluble 5 ceux de baryte et de strontiane ne cristallisent même que très difficilement; ceux de potasse, de soude, d'ammoniaque sont solubles en toutes proportions dans l'alcool très rectifié; celui de potasse est beaucoup plus déliquescent que le chlorure de calcium; ils absorbent lentement l'oxigène de l'air 9 et deviennent acides , ils se décomposent par l'action de la chaleur en donnant les mômes produits que Tacide hypo-phosphoreux.

222. L'acide hypo - phosphoreux est formé, d'après M. Dulong, de 100 de phosphore etde37,44 d'oxigène : il est parvenu à ce résultat en transformant une quantité indéterminée de cet acide en acide phosphorique, et déterminant, 1° la quantité de chlore employé; 2° la quantité d'acide phosphorique produit ; 3" la proportion des principes constituans de celui-ci (219). (^Mem. d^j^rcueil, t. m, p. 41^0 Suivant M. Davy , au lieu de 37,44 d'oxigène , l'acide hyppphosphoreux n'en contiendrait que 33, 19 (^Ann. de Chùn, et de Phys.j t. x, p. 21 5) ; et d'après l'analyse de M. Berzelius, cette quantité devrait être de 38,46. Sa composition atomique serait donc Ph* O^.

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