CHLORURE DE SILICIUM. SICK
Le chlorure de silicium est liquide ; il bout à 50% il est plus lourd que l'eau : la damité de ta tapeur est da $,939, l'eau le détenpoae ai le trtnafoniiaen acide siUdque et anacida eUorhfdriqw: «d» + 8HO «= SiO«+ SHCa.
PrépanllOB.
On obtient le chlorure de silicium en soumettant un mélange de siUœ et de charbon très divisé à l'action du chlore sec.
Le chlorure de silicium est devenu un coips intéressant depuis qua M. Ebdmen l'a employé pour produire de la silice hydratée et de l'étber sUicique*
On le prépare avec de la silice {^tenue par précipitation ^ qui est lavée et fiéchée, puismôlée intimement avec les 3/4 de son poids de noir ^e fuluée et une qua^itité d'huile jsu^fisante pour en fonner une pâta ductile^
On fait avec cette pâte des boulettes de la gro^ieur d'une noisette que l'on saupoudre de pousâère da charbon, qui les empêche d'adhérer les unes aux autres. Ces boulettes sont calciné^ au rou^e sombre ims ou creuset couvert* jusqu'à oessation de vapeurs inflammables. Une fois refroidies, on les introduit dans una cornue de grès tubulée vernissée in-
264 FLUORURE DE BtMlK*^
térieurement (pi. 12, tig. 2 ). On fait arriver le chlore sec dans la cornue par un tube de porcelaine tt^ assez long pour que le tube de verre qui amène le chlore ne soit pas fondu par la chaleur du fourneau. Un écran EE de tôle est posé sur les charbons pour protéger plus efficacement ce tube de verre. On dessèche préalablement les différentes parties de l'appareil, et surtout TallcMige. Le premier récipient se trouve dans un bain d'eau refroidie par quelques morceaux de glace. Le second plonge dans un mélange de sel et de glace.
On peut bbt^iir avec une cornue de 3|^ de litre , remplie de boulettes, 100 à 150 graxnmes de chlorure de siUcium.
BROMURE DE SILICIUM. SiBr^.
On prépare le bromure de silicium comme le chlorure, c'est-à-dire en faisant passer de la vapeur de brome sur un mélange de silice et de charbon. On le purifie en l'agitant et le distillant avec du mercure.
Le bromure de silicium est liquide, incolore, plus pesant que l'acide sulfurique ; il répand à l'air d'épaisses fumées blanches. Un froid de 12 à 15° le solidifie. Il entre en ébullition vers 150^.
L'eau le décompose en acide bromhydrique et en acide silicique : SiBr3 + 3H0 = 3HBr + Si03.
COMBINAISONS OU FliUOB AVEC LES METALLOÏDES.
FLUORURE DE BORE. BFR
Le fluorure de bore a été découvert en 1810, par MM. Gay-Lussac et Thenard : ce cotnposé est gazeux , incolore , d'une odeur suffocante , n'exerçant aucune action sur le verre; sa densité est 2,3124,^ d'après M. Dumas.
On considère le fluorure de bore comme le gaz le plus avide d'humidité que l'on connaisse ; l'eau en dissout en effet 700 fois son volume, et une éprouvette remplie de fluorure de bore se brise lorsqu'on la porte sur la cuve à eau , à cause de l'ascension instantanée de la colonne liquide.
Le fluorure de bore forme , au contact de l'air, des fuinées blanches d'une grande intensité. Un gaz contenant des traces d'humidité produit avec le fluorure de bore des fumées blanches très visibles ; aussi . l'emploie-t-on souvent pour reconnaître si un gaz est complètement desséché.
L'affinité de ce corps pour l'eau est telle qu'il peut déterminer la formation de l'eau aux dépens des éléments d'un corps organique ; un papier se charbonne immédiatement lorsqu'on l'introduit dans une éprouvette qui est remplie de fluorure de bore ; cette réaction est caractéristique.
La plupart des métaux ne décomposent pas le fluorure de bore même
FLUORUAK DE fiORE. 265
à une température rouge ; le potassium cependant , chauffé dans ce gaz, donne naissance à du fluorure de potassium et à du bore.
L*acide sulfurique peut dissoudre cinquante fois son volume de fluorure de bore.
Prépamtloii.
On obtient le fluorure de bore :
1** En calcinant dans un canon de fusil un mélange d'acide borique et de fluorure de calcium :
B08+ 6(CaFl) = BF1« + 6CaO ;
2° En chauffant dans un petit ballon de verre un mélange d'acide borique, de fluorure de calcium et d'acide sulfurique monohydraté en grand excès :
B0« + 6(CaFl) + 6(S03,HO) = 6(CaO,S03) + ôjao + BFl^.
Pour préparer le fluorure de bore, on doit mêlw 1 partie d'acide borique fondu ^ 2 parties de fluorure de calcium, et 12 parties d'acide sulfurique mcmohydraté.
ACIDE FLUOBORIQUB.
Dans son contact avec l'eau, le fluorure de bore peut donner naissance à deux corps qui ont reçu le nom d'acide fluoborique et d'acide kydrofluoborique.
L'acide fluoborique a été découvert par MM. Gay-Lussac et Thenard, en faisant arriver du fluorure de bore dans l'eau jusqu'à saturation complète \ le fluorure de bore réagit sur les deux éléments de l'eau pour former un acide double, résultant de la comMnaison de l'acide borique avec l'acide fluorhydrique :
BF1« + 6H0 = B0«,6HFL
Acide fluoboriqne.
Cet addé ftuoboricpie peut se produire directement en dissolvant de l'acide borique dans l'acide fluorhydrique.
L'acide fluoborique est sirupeux comme l'acide sulfurique : sa densité est de 1 ,-58 ; il est très acide et noircit les corps organiques.
ACIDE HYDROFLUOBORIQUE^
Si l'on fait passer un courant de fluorure de bore dans l'eau, de manière à ne pas la satura, et qu'on refroidisse la liqueur, il se dépose de l'acide borique, et il reste en dissolution un acide que l'on peut considérer comme ime combinaison d'acide fluorhydrique et de fluorure de bore non décomposé ; c'est à cette combinaison que l'on a donné le nom d'acide hydrofluoborique; elle aurait pour formule, (HF1)2,BF1^.
L'acide hydrofluoborique est fortement acide, n'attaque pas le verre,
266 FLUORURE DE SlLlClUHl.
mais se décompose par Tévaporation en donnant de facide fluorhydriquô et de Tacide borique .
^ FLUORURE DE SILICIUM. SiFP.
Ce gaz , découvert par Priestley, n*est bien connu que depuis les travaux de MM. Gay-Lussac et Thenard.
Propriétés*
Il est incolore, d'une odeur sûiibcante, d'une densité de 3,6. Il fume à l'air, mais moins que le fluorure de bore. Il éteint les corps en combustion, et n*âttaque pai le verre. Soumis à Tinfluence d'un froid très vif et d'une pression considérable , le fluorure de silicium se liquéfie.
Le potassium le décompose au rouge, et produit du fluorure de potassium et du silicium dont une partie reste alliée à du potassium. Le fer ne l'altère pas même an rouge blanc. Le fluorure de sUicium se combine avec Tammoniaque , et forme un composé Manc qpi présente tout les caractères des sels ammoniacaux. Son action sur l'oau constitue le point le plus important de son histoire. Lorsqu'on le met en contact avec ce liquide , il est absorbé sur-le-champ en proportion considérable : il se forme un précipité de silice gélatineuse, et il se produit une quantité correspondante d'acide fluorhydrique qui, en s' unissant à une partie du fluorure de silicium non décomposé, constitue Y acide hydrofimsilicique : 8SiFP + aHO= Si03 + ( SiFl^^ (HFl)^,
Cette réaction permet <fo prépara de la silioe hydratée très pure, et sert en outre à caractédaer cette substance et à recoBUitlre sa praseœe dans une matière inorganique.
Pour s'assurer de la pt^éienoe de la silice dans une substance minérale, on mêle cette substance à du spath fl.uor pur et à de l'acide sulfurique concentré : on chauffe le m^nge dans un creuset de platine ^wLrmonté d'un couvercle portant un tube de platine^' on fait plonger dans l'eau. Si la substance à examiner contient de la silice ou un silicate, on voit bientôt se déposer de la silice gélatineuse dans la vase où l'on a mis de Teau.
IPrêparatlon.
On obtient le 8«onM^ dé siliciuto en chauffant dans un balkm de verre un méhtnge intime d'une jMtrtie de sable et d'une partis de spath fluor avec <§ pMtîes d'aehle sulfnriqtie eonoen^ :
ï»)« -1- 5Cal1 + 3S0«,H0 ^ «CaO,SO» + «W + mP.
Le gaz se dégage bientôt en abondance , et lorsque Taîr des vaisseaux a été expulsé , on reçoit le fluorure de silicium dans des ^rouvettes remplies de mercure.
SULFtttËâ DK PHOSPHORE. 267
, ACIDB HYDROFLUOSILICIQUB, (SiFl3)*5(HFl)^ »
Propriétés.
L'acide hydrofluosilicique possède une saveur franchement acide ; il estincristallisable. Lorsqu'on veut le concentrer, il arrive un moment où il se décompose en produisant un dégagement d'acide fluorhydrique et un dépôt de silice.
Son caractère le p\\i^ Saillant est dé fonttcr dans les ^Is de potasse un précipité gélatineux d'hydrofluosilicate qui est à peine soluble dans Teau; on remploie souvent pout caractéiîseï* les sels de potasse , ou pour décomposer un sêl dépotasse dont on se proposé d'isolerracide; en effet l'acide hydrofluosilicique forme avec la base alcaline un composé insoluble que l'ofi peut séparer par là flltratioU , tandis que l'acide du sêî décomposé reste dans la liqueur à l'état de liberté.
L'acide hydrofluosilicique sert auMi à distinguer les sels de barite des é^ls de strontiane;^)6s sels de barite produisit avec cet tcidè un sel à peii^ soluble dans l'eau ^ tandis que les sds de strontiané ne sont pas précipités.
PrépamUoB.
L'acide hydrofluosilicique s'obtient en faisant passer un courant de fluorure de silicium dans une éprouvette qui contient de l'eau distillée.
Pour éviter que la silice gélatineuse obstrue le tube à dégagement, 6n met au fond de l'éprouvette une colonne de 6 à 7 centimètres de mercure, dans laquelle plôïige le tube, dont l'extrémité ne se trouve plus alors en contact direct avec l'eau (pi 12, fig. 5).
Quand l'opération a été prolongée pendant quelque temps, l'eau se prend en masse et contient en suspension une grande quantité de silice que l'on sépare de la liqueur acide par la presrfon dans un linge et la filtratîon. La dissolution est ensuite soumise à l'évaporation. On doit arrêter la concentration de l'acide hydrofluosilicique au moment où la liqueur répand des fumées blanches, pour éviter que cet acide se. décompose en prO(fuisant de l'acide fluorhydrique qui attaquerait le verre.
GOBIBINAIMNS DU MUFBE AVEC US UàlâMMÀmW* SOLFURBS DE PHOSPHORE.
Le phosphore produit avec le soufre plusieurs composés bieti défîriis qui ont été examinés récemment par M. Berzélins. Ces éorps sont représentés par les formules* suivantes :
Sous-sulfure Pli^ correspondant à Toxide de phosphore Ph*0 ;
Proto-sulfure PhS — à Tadde hypophosphoreux PhO ;
Trisulfure PhS^ — à l'acide phosphoreux PhO»;
Pentasulfure PhS-"^ — à Pacide phosphorique PhO* ;
PersnlMre PhS** ne correspondant à aucun cotnposé c(mnti d^otîglîne
268 SULFURES DE PUOSPflOHE.
Ce que nous allons dire des sulfures de phosphore est extrait d*un travail important que M. Berzélius a publié récemment sur ces composés.
SOUS-SULFURE DE PHOSPHORE. Ph^S.
ProprlétéSt
Ce corps est liquide et incolore; il fume à Tair, et paraît avmr la consistance d'une huile grasse; il distille sans altération lorsqu'on le chauffe à Fabri de Tair. Il peut cristalliser par le froid.
Quand il est absorbé par des corps poreux , il s'enflamme à Tah*.
Le sous-chlorure dephésphore se décompose lentement sous Tinfluence de l'eau bouillante, donne naissance à de l'acide sulfhydrique et à de l'acide phosphorique.
L'alcool et l'éther ne le^ dissolvent pas. Les alcalis, le décomposent en produisant des sulfures et des phosphates.
FrépMmtldii.
On prépare le sous-sulfure de phosphore en chauffant au dessous de 100*" un mélange de deux équivalents de phosphore et d'un équivalut de soufre.
PROTOSULFURE DE PHOSPHORE. PhS.
Propriété!.
Le protosulfure de phosphore est liquide , d'un jaune clair, d'une con sistance huileuse; il réfracte fortement la lumière: son odeur fétide et repoussante rappelle celle du chlorure de soufre. Il cristalUse par le froid ; il est lumineux dans l'c^scurité. Il brûle facilement à l'air sous l'influence d'une température peu élevée.
' Le protosulfure de phosphore s'enflamme spontanément lorsqu'on le Ifiisse tomber sur un corps poreux.
Ce corps, abandonné à l'air humide, se transforme peu à peu en acides phosphorique et sulfurique hydratés : lorsqu'on l'expose à l'influence de l'air sec, il produit, en se décomposant, de l'acide phosphorique et une combinaison d'acide phosphorique et d'acide sulfurique anhydre avec l'oxide de phosphore. En traitant cette combinaison par l'eau, on obtient de Toxide de phosphore sous la forme d'tm précipité jaune; M. Berzélius considère cette réaction comme pouvant produire jfacilement l'oxide de phosphore.
Les alcalis forment avec le protosulfur e de phosphore des sulfures et des phosphates.
Le protosulfure de phosphore se combine avec les sulfures alcalins, et
produit des sulfosels dans lesquels il se trouve dans un état isomérique
particulier.
Pr^^uratlOB*
On obtient le protosulfure de phosphore en chaufiant aunlessous de
100** un équivalent de soufre et un équivalent de phosphore.
SULFtJRES DE PHOSPHORE. 269