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SELS DE PROTOXIDE DE TITANE

Le protoxide de titane est une base très faible ; toutes ses combinaisons solubles ont une réaction fortement acide, et sont colorées en rouge; les sous-sels de protoxide de titane sont noirs ou bleus, et insolubles

Les carbonates alcalins produisent un précipité bleu dans les dissolutions de titane. Ce précipité prend mie couleur canelle à l'air, et passe au vert par un contact prolongé avec l'air et Teau.

Le sulfate acide de protoxide est rouge et le sulfate basique bleu ; ce damier sel absorbe facilement Toxigène de Tair, et devient inôolore en se changeant en une combinaison d'acide sulfurique et d'acide titanique.

PEllCHLORUUE DE TITANE. TiCl^.

Ce corps est liquide comme le bichlorure d'étain, incoiore, transparent, et très dense; il répand des vapeurs à l'air, et boul à 135°. Sa densité de vapeur, déterminée par M. Dumas, est de 6,836.

Le perchlorure de titane est décomposé par l'eau, donne de l'acide clilorhydrique et de l'acide titanique.

On le prépare en faisant arriver du chlore gaieux sur un mélange d'acide titanique et de charbon.

SESQUIOHLOBURE DE TITANE. Ti^Cl*.

M. Ebelmen a découvert ce composé, en faisant passer à travers un tube chauffé au rouge, de l'hydrogène saturé de vapeurs de bichlorure de titane : il se produit de l'acide chlorhydriqueet un sesqui-chlorure peu volatil qui se condense dans les parties froides du tube en écailles d'un violet foncé, déliquescentes , et produisant une liqueur d'un rouge violacé.

Le sesqui-chlorure de titane est surtout remarquable par sa grande affinité pour l'oxigène et pour le chlore. Il réduit les dissolutions d'or,

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d'argent et de mercure , et ramène au minimum les sels de bi-oxide de cuivre et de sesqui-oxide de ter. Le sesquichlorure de titane , chauffé au contact de Vair, se transforme en acide titanique et en perchlorure de titane : TiCl^

BISULFURE DE TITAWE. TiS^.

M. H. Rose a découvert le bisulfure de titane, en faisant passer des vapeurs de sulfure de carbone sur de Tacide titanique porté au rouge blanc dans un tube de porcelaine. On l'obtient sous formed'écailles brillantes qui ont la couleur et Taspect de Tor mnssif, en chauffant au rouge, dans un tube de verre, de l'acide sulfbydrique sec et saturé de vapeurs de perchlorure de titane (M. Ebelmen).

Le bisulfure de titane se ternit au contact de l'air humide, en exhalant Todeur de l'hydrogène sulfuré ; le gprillage le convertit facilement en acide sulfureux et en acide titanique; l'acide chlorhydrique concentré en dégage de l'acide sulfhydrique; l'eau régale l'attaque en produisant de l'acide sulfurique et de l'acide titanique.

Les sulfures correspondant au protoxide et sesqui-oxide de titane ne sont pas connus.

MINERillS DE TITANE.

Les principaux minerais de titane sont : le fer titane , le rutile , Tanatase, ie $pkène ou la titanite^ substance cristallisée qui se compose ée titanate de chaux uni au silicate de chaux.

L^ polymignite qu'on trouve en cristaux noirs, est du titanate dezircône et d'yttria , contenant plusieurs autres bases.

Le titane rutile de Gourdon et de Villeneuve (Haute-Saône) contient, selon M. Yirlet, 98 p. 100 d'acide titanique, et 2 p. 100 d'oxide de fer.

La chrictonite de la vallée du Bourg-d'Oysans , en Dauphiné, contient, selon M. Mariguac , kl de protoxide de fer et 53 d'acide titanique; sa formule est (FeO,TiO^). Le fer titane d^ Washington a pour formule (FeO)',(Fe'0^)*, TiO*, et se rapproche beaucoup, par sa composition , du fer titane d'Arendal, analysé par M. Mosander.

Les fers titanes et les oxides de fer présentent plusieurs exemples remarquables d'isomorphisme. M. Mosander a cherché, le premier, à expliquer ce fait, en supposant que les fers titanes sont formés par le mélange de 2 corps isomorphes , c'est-à-dire de sesqui-oxide de fer, Fe^O, et de titanate de protoxide de fer : FeO,TiO* == M^O^.

Selon M. H. Rose, Tisomorphisme de ces composés s'expliquerait mieux en considérant les fers titanes comme un mélange de deux oxides isomorphes , le sesqui-oxide de fer (FeH)*), et le sesqui-oxide de titane : Ti»03.

Lorsqu'on cherche à séparer le sesqui-oxidè de titane des fers titanes, ce corps passe à Tétat d*acide titanique, en ramenant au minimum une certaine quantité de sesqui-oxide de fer.

Le plomb est d'un gris bleuâtre, ordhiairement terne, quand il a subi l'actiojfi de l'air, mai^ assez éclatant lorsque sa section est récente. Il est très mou. On sait qu'on peut ployer facilement des lames de plomb d'une grande épaisseur, et que ce métal est même entamé par l'ongle ; frotté sur le papier, il laisse des traces d'un gris métallicpie.

La densité du plomb pur est de 11,^^5 ; celle du plomb du commerce est de 14,352 seulement. La pesanteur spécifique de ce métal, au lieu d'augmenter, semble diminuer légèrement par l'écrouissage ; toutefois, lorsqu'on le comprime fortement dans une bague, sa densité devient un peu plus considérable.

Le plomb occupe le sixième rang parmi les métaux, par rapport à la malléabilité, et le huitième seulement pour la ductilité. On peut le réduire en feuilles minces : sa ténacité est très faible , un fil de plomb de 2 millimètres de section se rompt sous un poids de 9 kilogr.

Le plomb entre en fusion à 334%- sous l'influence d'une température plus élevée, il se volatilise sensiblement, et répand des fumées très visibles. Il possède la propriété de dissoudre une certaine quantité d'oxide de plomb qui lui donne de la dureté. Cette solubilité de Toxide de plomb dans le métal peut expliquer les modifications qu'éprouve le plomb dans quelques unes de ses pmpriétés physiques, lorsqu'il a été longtemps tenu eu fusion au contact de l'air. Pour rendre au plomb sa mollesse , il faut l'agiter, pendant qu'il est fondu, avec un peu de charbon qui réduit l'oxide de plomb.

Le plomb refroidi lentement cristallise en pyramides à quatre faces, ou en octaèdres réguliers: exposé à l'air humide, il se recouvre d'une couche noire de sous-oxide qui préserve le reste du métal de l'oxidation.

Le plomb abandonné dans de l'eau distillée, au contact de l'air, s'oxide rapidement , et donne naissance à de l'hydrocarbonate de plomb blanc et cristallisé ; la présence d'un sel étranger, et surtout du sulfate de chaux , empêche cette oxidation ; aussi le plomb ne s'oxide-t-il que superficiellement, quand on le plonge dans de l'eau ordinaire qui contient toujours des sels en dissolution.

L'acide sulfurique étendu et l'acide chlorhydrique n'attaquent le plomb que très difficilement; l'acide sulfurique concentré le dissout à

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chaud, et forme de l'acide sulfureux et du sulfate de plomb; le meilleur dissolvant du plomb est l'acide azotique.

Le plomb se combine à l'oxigène eu trpis proportions, et produit les oxides suivants :

Soas-oxide de plomb Pb^;

Protoxide de plomb PbO ;

Oxide puce de plomb on acide plombique PbO^.

Le protoxide de plomb et l'acide plombique peuvent se combiner entre eux en plusieurs proportions, et former des composés que l'on nomme miniums.

SOUS^XTDE DE PLOMB. Pb^O.

Cet oxideaété découvert par Dulong, qui l'a obtenu eu chauffant modérément Toxalate de plomb ; son existence a été mise h(H^ de doute par des expériences récentes de MM. Boussingault et Pelouzo.

Le sous^oxide de plomb est le corps noir qui se produit à la sm^face du

Ï^lomb exposé à l'air humide. On l'obtient à l'état de pureté en chauffant 'oxalate de plomb à 300" jusqu'à ce qu'il ne se dégage plus de gaz.

On démontre que le sous-oxide de plomb ne peut être considéré comme un mélange de plomb et de protoxide de plomb, en le broyant avec du meixure qui ne forme pas d'amalgame, et en le traitant par une dissolution de sucye qui ne dissout pas d.e traces de protoxide de plomb.

Les acides ou les alcalis éter^lus le décomposent en plomb métallique et en proto^çide de plomb qui entre en dis^lution. Vers 400" , il se dédouble de la même manière , en plomb et eu protoxide.

Chauffé au contact de l'air, il brûle comme de l'amadou , et se transforme en protoxide de plomb.

PROTOXIDE DE PLOMB. PbO.

L'oxide de plomb préparé par voie sèche , et (|ui n'a pas éprouvé de fusion, porte le nom de massicot \ loi-squ'il a été fondu, ou le nomme litkarge.

Propriétés.

Le protq^ide 4e plomb est solide ; sa couleur varie du jaune citron au jaune rouge; il entre en fusion un peu au-dessous du rouge, et cristallise par le refroidissement en lames micacées.

Lorsqu'on fait fondre de la litharge dans un creuset de terre, elle agit sur la silice du creuset , et forme un silicate de plomb fusible ; auçsile creuset est-il rapidement percé.

Le protoxide de plomb est sensiblement soluble dans l'eau pure , à laquelle il conwnunique une réaction alcaline ; cette dissolution contient environ 1/7000* d'oxidede plomb. Lapœsenced'un sel étranger empêche

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