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PHOT<)XID£ DE PLOMB

la dissolution. Cet oiide est facilemeot réduit par le charbon el par rhydrogène. Il se combine avec tous les acides, et peut même attirer Tacidd carbonique de lair ; ou le considère comme nm base énergique qui , par ses propriétés chimiques, se rapproche beaucoup des terres alcalines.

Le protQxide de plomb, cbaufTé au contact de Tair ^ ftbsorbe Toxigène ^ et se transforme vers SOO'' en plon^bate de protoi^ide de plomb, qui est le minium.

D*après les observations de M. Leblanc , la litharge fondue au contact de l'air dissout une quantité d'oxigène qui peut aller jusqu'à 50 <^- ^' par kilogramme ; ce gaz se dégage quand la litharge se reflroidit; Voxide de plomb partage cette propriété curieuse avec l'argent, qui peut aussi dissoudre de Toxigène.

L'oxide de plomb se combine par voie sèche et par voie humide avec les alcalis et tes terres , et forme des sels que Ton nomme plombites.

Les plombites de potasse et de souda sont solubles. dans Teau. Le plombite de chaux peut cristalliser ; on lobtieut en faisant bouillir de Toxide de plomb avec un lait de chaux; ce dernier plombite est employé quelquefois pour teindre les cheveux en noir; dans ce cas, le plomb du plombite de chaux réagit sur le soufre contenu dans la substance or* ganique qui constitue les cheveux, et forme du sulfure de plomb qui est noir.

Pr«panitlOD.

Le protoxide de plomb anhydre peut être obtenu dans des circonstances très différentes.

On le prépare souvent en chauffant le plomb à l'air , ou en soumettant à la calcination le carbonate ou l'azotate de plomb; si la température est assez élevée, loxide entre en fusion et cristallise par le refroidissement.

On obtient, d'après M. Houtori-Labillardière, un oxide de plomb parfaitement blanc et cristallisé en dodécaèdres , en dissolvant de l'oxide de plomb dans de la soude caustique , et en laissant évaporer lentement la dissolution.

M. Payen a formé le même ôxide cristallisé en octaèdres blancs et transparents, en versant un grand excès d'ammoniaque dans de l'acétate de plomb, et en abandonnant la liqueur à elle-même pendant quelques jours.

D'après les observations de M. Mitscherlich , les cristaux d'oxide de plomb obtenus par ces méthodes ou par la fusion de l'oxide n'appartiennent pas au système régulier , quoiqu'ils s'en rapprochent beaucoup ; ils dérivent d'un octaèdre à base rhombe.

Lorsqu'on fait bouillir de l'hydrate d'oxide de plomb avec une quantité de potasse insuffisante pour le dissoudre , on le transforme en un oxidc de plomb anhydre et cristallin, dont la couleur est d'un jaune brun.

UT2 ACIDE PLOMBIOUE. — PLOMBATES.

Getoxide, chauffé au rouge naissant, change de teinte, et se transforme en UB oxide d'un très beau jaune serin.

M. Mitscherlich a décrit un protoxide de plomb dont la couleur est d'un très beau rose. Cet oxide prend constamment naissance, d'après M. Calvert « lorsqu'cm sature d'oxide de plomb une dissolution chaude de soude caustique marquant &5*; Toxide se dépose par le refroidissement en cristaux roses et à peu près cubiques ; ces cristaux, exposés au rouge sombre, deviennent jaunes par le refroidissement, sans changer de forme cristalline.

On voit donc que l'oxidede plomb présente des teintes très différentes, selon son mode de préparation; il peut être blanc, jaune serin, jaune rouge, jaune brim ou rose ; ces oxidcs sont tous ramenés au même état par la pulvérisation ^ et donnent une poudre rougeàtre qui a la couleur de la litharge. D'après M. Leblanc , la iitharge rouge du commerce ne doit pas sa coloration à la présence du minium ; quand on la fond et qu'on la refroidit brusquement, elle reste jaune, tandb qu'elle prend une couleur rouge , lorsqu'on la laisse refroidir lentement.

L'oxide de plomb forme avec l'eau un hydrate qui est blanc , et que Ton obtient en précipitant un sel de plomb par la potasse ou la soude. Cet hydrate est facilement décomposé par la chaleur, et transformé en protoxide anhydre; il se dissout plus facilement dans les alcalis que le protoxide anhydre.

ACIDE PLOMBIQUE. PbO^ — PLOMBATES» MO,PbO\ Propriétés.

L'acide plombique, qu'on appelle aussi quelquefois oxldc puce, peroxide de plomb , a été découvert par Proust ; il est d'une couleur brune , presque noire, insoluble dans l'eau, décomposable au-dessous du rouge obscur , et transformé d'abord en minium , puis en litharge ou protoxide de plomb fondu. On doit le considérer comme un oxidant énergique ; mis en contact avec l'ammoniaque, il l'absorbe , et se réduit partiellement en piXKiuisantde l'eau etde l'azotate d'ammoniaque. Un grand nombre de matières organiques le décomposent en présence de l'eau ^ et subissent une combustion incomplète.

L'acide plombique mêlé avec le sixième de son poids de soufre , forme une poudre qui s'enflamme par le frottement. Il absorbe le gaz acide sulfureux en produisant une élévation de température qui peut aller jusqu'à l'incandescence, et donne, en réagissant sur cet acide, du sulfate de plomb : PbO*+SO»=PbO,S03 ; cette propriété est souvent utilisée dans les analyses chimiques pour séparer l'acide sulfureux des autres gaz et pour en apprécier la proportion. L'acide plombique, agité avec de l'eau chargée d'acide sulfureux , produit également du sulfate de plomb.

On a considéré pendant longtemps l'oxide puce de plomb comme un

PLOMBATES. 673

oxide indifféreut, qui ne pouvait se combiner ni avec les acides ni avec les bases.

H aétédéniontré récemment que Toxide puce de plomb forme avec différentes bases , et principalement avec la potasse, des sels parfaitemen t définis et cristalUsables , et que cet oxide se comporte par conséquent comme un véritable acide métallique (Fremj).

Le plombate de potasse a pour formule : KOjPbO'fSHO; il cristallise en beaux cubes incolores ; il est solubte sans décomposition dans une liqueur alcaline bouillante, mais Teau pure le décompose d'abord en sel acide qui est coloré en brun , et ensuite en acide plombique qui se précipite.

La préparation du plombate de potasse exige certaines précautions qui rendent cette opération assez délicate. On doit se procurer d'abord de Facide plombique entièrement débarrassé de protoxide de plomb, et que Ton a fait bouillir à plusieurs reprises avec de Tacide azotique concentré : on met Tacide plombique dans un creuset d'argent . et Ton y v^se une dissolution concentrée de potasse à l'alcool. On chauffe le mélange , et l'on en prend de temps en temps une petite quantité que l'on fait dissoudre dans quelques gouttes d'eau, et que l'on décompose par l'acide azotique ; il arrive un moment où la liqueur essayée laisse déposer, sous l'influence de l'acide azotique , une quantité considérable d'acide plombique : le sel est alors formé ; on enlève le creuset du feu ; on y verse quelques grammes d'eau, afin de dissoudre le plombate de potasse qui s'est déposé en petits cristaux blancs au fond du creuset, et l'on décante rapidement la liqueur, lorsqu'elle est encore très chaude. Le plombate se dépose en cristaux assez volumineux , si le refroidissement est lent ; l'eau-mère ne retient plus de traces d'acide plombique, parce que le plombate de potasse est insoluble dans une dissolution alcaline froide.

Dans cette préparation, on doit donc opérer avec de l'acide plombique pur, amener lentement la dissolution de potasse à un degré de concentration convenable, et surtout reprendre la masse contenue dans le creuset par une quantité d'eau qui puisse dissoudre le sel et qui soit insuffisante pour le décomposer.

L'acide plombique se combine aussi avec la soude, et produit un sel à peine soluble.

Les autres plombâtes sont insolubles dans l'eau.

PrCpumtloii*

Pour préparer l'acide pbmbique, ou réduit en poudre fine le minium (plombate de protoxide de plomb) ; on le mêle dans une capsule de porcelaine ou dans un matras de verre , avec de l'acide azotique en excès étendu de deux à trois fois son poids d'eau ; on porte le mélange à l'ébullition en l'agitant sans cesse ; le protoxide de plomb contenu dans le mi-

&7& UINIUM.

nium forme avec Tacide azotique de l'azotate de plomb qui se dissout, tandis que Tacide plombique se sépare sous la forme d'une poudre brune insoluble ; on lave ce précipité jusqu'à ce qu'il ne cède plus rien à l'eau, et on le dessèche à une température qui ne doit pas dépasser 100*'. Ce procédé est celuique Ton suit en général pour préparer l'acide plombique.

On peut, d'après A. Levol , obtenir encore l'acide plombique en chauffant léete*ement k parties de protoxide de plomb avec 1 p. de chlorate de potasse; le résidu doit être lavé à l'eau bouillante.

L'oxide de plomb ou Tacétate de plomb, soumis en présence de l'eau à l'action d'un excès de chlore on d'acide hypochloreux, donnent également de l'acide plombique qui a souvent l'aspect cristallin.

On obtient l'acide plombique sous la forme d'une poudre noire , brillante, en décomposant par une pile faible un sel de plomb.

M. Ghevreul a reconnu qu'en chauffant dans un creuset de platine, de la potasse et un verre plombeux (cristal), il se sépare du plomb métallique qui s'allie au platine , tandis que la masse traitée par Teau laisse déposer de petits grains cristallins d'acide plombique.

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