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Cette carbonisation s'opère en chauffant le bois dans des cylindres en fonte, semblables à ceux qui servent à produire le gaz de l'éclairage.
Les matières volatiles se dégagent par un tube , qui les mène dans une cheminée. Cette distillation se fait à une température qui n'atteint jamais le rouge. Elle doit être conduite lentement lorsqu'on veut préparer du charbon pour la poudre de choix : la distillation du bois, pour la poudre royale, dure environ douze heures. On obtient ainsi du charbon roux. C'est un charbon qui contient beaucoup d'hydrogène et d'oxigène , et qui est plutôt du bois torréfié réduit à l'état de funîieron , que du charbon pur. Le charbon roux ne contient pas au-delà de 70 à 72 p. 100 de carbone.
100 parties de bois sec donnent environ 40 parties de charbon roux. Le prix de revient de ce dernier charbon est moins élevé que celui du charbon de fosse ou de chaudière. Si l'on a conservé en France l'aïK^ien procédé des fosses , c'est que l'on a remarqué que les premières poudres de guerre, faites avec du charbon distillé, détérioraient les bouches à feu plus prompt^naent que les poudres anciennes. A la suite de ces essais, qui inspirèrent des craintes pour la conservation du matériel de l'artillerie, le ecHiseU supérieur de cette arme décida qu'on devait abandonner pour les poudres de guerre tous les nouveaux procédés, qui paraissaient donner aux poudres une énergie dépassant la limite de résistance des canons (1). On a fabriqué dans ces dernières années du charbon à la vapeur, par on moyen analogue à celui employé pour revivifier le noir animal dans les raffineries de sucre. On fait arriver un courant de vapeur d'eau à une haute température sur le bois renfermé préalablement dans un vase muni de tubes d'introduction et de dégagement. Ce courant est réglé par le jeu d'un robinet qui permet d'arrêter la carbonisation au point où on le désire. Ce procédé est en usage à la poudrerie de Welteren, en Belgique.