‹ Traité de chimie, générale, analytique, industrielle et agricoleChapitre 222 sur 322 · ÉTAMAGE DU CUIVRE ET DU LAITON · texte numérisé non relu

ÉTAMAGE DU CUIVRE ET DU LAITON

La densité du maillechor est de 8,5 à 8,6. Comme cet alliage est formé de trois métaux dont les sels sont vénéneux, il ne peut servir à la confection des vases destinés à la cuisson des aliments.

Le maillechor exposé à Tair au contact des acides et surtout du vinaigre, se couvre peu à peu de vert-de-gris, comme l'argent à 800 millièmes. Les objets en maillechor, frottés de temps en temps avec de la sanguine, conservent leur couleur blanche et leur éclat. On met le maillechor en couleur^ en le trempant dans un mélange de 100 p. d'eau et de iU p. d'acide sulfurique.

Le nickel qui entre dans la composition du maillechor vient presque entièrement d'Allemagne ; on l'extrait du speiss provenant des faJDriques de bleu de cobalt ; ce nickel contient ordinairement une très petite quantité d'arsenic, de soufre et de cobalt.

On a récemment trouvé dans le Valais plusieurs mines de nickel arsenical qui conviennent à la préparation du maillechor.

Pour faire l'analyse du maillechor, on soumet cet alliage à la cémentation dans un petit ci^euset rempli de charbon, qu'on maintient pendant cinq à six heures au rouge vif, dans la moufle d'un fourneau de coupelle; le zinc se volatilise, et la perte de poids de l'alliage indique la proportion de ce métal.

Le bouton formé de cuivre et de nickel est dissous dans l'acide azotique ; la liqueur est évaporée avec de l'acide sulfurique ; le résidu est repris par l'eau, et la dissolution acide est traitée par un excès d'acide sulfhydriquequi précipite le cuivre à l'état de sulfure, que l'on analyse à la manière ordinaire. La dissolution qui contient le nickel est portée à l'ébullilion, afin de chasser l'hydrogène sulfuré, et on la précipite ensuite par un excès de potasse; l'oxide de nickel est lavé et calciné au rouge vif dans un creuset de platine.

Élamftffe do cuivre et <la IftItOB.

L'étamage du cuivre se fait ordinairement en décapant lesjpièces avec le chlorhydrate d'ànmioniaque, et en étendant au moyen d'un morceau d'étoupe , à la surface du métal convenablement chauffé, de l'étain pur ou bien un alliage d'étain et de plomb.

On étame dans quelques cas par voie humide. Le cuivre pur ne peut pas être étamé de la sorte ; mais le laiton qui contient du zinc se prête facilement à cette opération ; c'est ainsi que l'on étame les épingles.

On conmience par les décaper au moyen de la crème de tartre ; on les introduit ensuite dans une bassine de cuivre à fond plat , dans laquelle on met de l'eau, de l'étain et de la crème de tartre ; on fait bouillir pendant une heure, et après ce temps les épingles se trouvent parfaitement ctamées.

Page 1