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COMBINAISONS DE L'ACIDE VANADIQUE AITEG LES ACIDES

Les acides sulfurique , azotique, pbosphorique, arsénique, oxalique, tartrique, etc., se combinent en proportions définies avec l'acide vanadique. Ces sortes de sels ou d'acides doubles ont été pai*ticulièrement étudiés et analysés par M. Berzélius. Ils cristallisent avec facilité, et leur composition suit les règles ordinaires de la saturation. Ainsi le sulfate neutre d'acide vanadique a pour formule : V03,3S0».

Ces composés sont rouges ou jaunes, d'une saveur acide et astringente; leurs dissolutions se décolorent quand on les chaufTe ; elles deviennent bleues quand on les met en contact avec l'acide sulfhydrique, l'alcool.

TANTALE 00 COLOMBlDM. 5S9

le sucre , et surtout le tannin. L'acide vanadique perd alors une partie de son oxigëne, et passe à Tétat de bi-oxide de yanadium qui reste en dissolution dans Tacide , qui était combiné d'abord à l'acide vanadique.

TANTALE OU COLOMBIUM.

Ce métal fut découvert en 1801 par M. Hatchett, dans un minéral venant d'Amérique ; on lui donna le nom de colombium.

L'année suivante, M. ïlkeberg retira de minéraux très rares provenant de Suède, un métal quil crût être nouveau, et auquel il donna le nom de tantale; en 1809, Wollaston démontra que le tantale et le colombium étaient identiques.

Le tantale existe à l'état d'acide tantalique, et se trouve combiné aux oxides de fer, de manganèse, d'yttrium, d'uranium, de tungstène, dans des minéraux très rares qui portent les noms de tantcdite , A'yttrotan^ talite,

L'oxide de tantale n'étant pas réductible par le charbon, pour obtenir le tantale, il faut décomposer son chlorure , à une température rouge , par le potassium ou par un courant de gaz ammoniac.

Le tantale est noir ; quand il est en poudre, il prend un éclat métallique par le brunissoir. Il est infusible , même au feu de forge. Chauffé au contact de l'air, il brûle vivement et se transforme en acide tantalique.

Le tantale se combine avec l'oxigène en deux proportions.

Le protoxide de tantale a pour formule : TaO. Il s*obtient en réduisant l'acide tantalique dans un creuset brasqué ; il est d'un gris foncé ; il raie le ven'e et n'est dissous par aucun acide.

L'acide tantalique a pour composition : Ta^*. Il est blanc , insoluble, infusible et indécomposable par la chaleur ; d'une densité de 6,78 ; il rougit le tournesol quand il est hydraté. Il se dissout dans les acides fluorhydrique et chlorhydrique ; semblable à quelques acides métalliques , et principalement à l'acide stannique, il peut exister sous deux états isomériques différents. L'acide tantalique hydraté TaW,3H0 est soluble dans la potasse caustique et dans le bi-oxalate de potasse.

Les sels de tantale sont à peine connus.

Le perchlorure de tantale peut être obtenu , sous forme de prismes jaxmàtres , fusibles à 221*, en exposant au rouge vif, à l'acUon du chlore sec, un mélange d'acide tantalique et de charbon. L'eau le décompose en acides chlorhydrique et tantalique.

Le sulfure de tantale Ta^S^ est une poudre grise d'un aspect métallique , qu'on obtient en chauffant Facide tantalique dans la vapeur de sulfure de carbone.

Le& twtatolios akalios, et pi^rticuli^pewei t o^i. de SQwie^ 9^ sont piié^ cipitéaqu^ d'une B^afijière imoi^plète ^an Ywàe chlprUyd«^iq^^. L'eam bouillanle te& décoo^poise en ua $el acide, incolore, qql se préci]^, et en un tantalate basique qui reste dissous.

D'après M. Hermann, quand on plonge une lame de zinc dans une dissolution chlorhydrique d'acide taiitalique hydraté , la liqueur reste incolore , et après un contact piroloQgé , l*acidi$ tan^ljcyue se précipite en flocons blancs. On a cru pendant longtemps qu'il se produisait dans cette réaction un oxide iaterviédiaioe de taatale.

L'acide tantalique fondu avec le bora]^ ou avec le sel de phosphore donne, dans les flammes intérieure et extérieure du ckabuneau, un vene incolore, (foi devient laiteux lorsqu'il eat coQopléteinent satujtè d'acide taatalique.

M. H. Rose et M. Hermann ont proposé de substituer à l'é^uivajbent du tajiiale^ 11^3, qqe nous avoigis donné d'apiès K. BerzéliuSt le Borahre 1531,1^. L'acide tautalique aurait alors pour formule : TaO^.

NIOBIUM ET PÉLOPIUM*

M. H. Rose a trouvé récenunent, dans certains écbantillouâ de tauAali^ deux Hkétaux nouveaux auxquels U a doiaié les noQis de uiobium et de pélopiiun.

Le niobium a été retiré des tantalites provenant de l'Amérique septei\trionak. Il peut, comme le tantale, se conobiner avec l'oxigèue, pour former un acide que M. H. Rose a nommé acide niobique.

On observe les différences suivantes entre les acides niobique et taivtalique. La densité <le l'acide m^obique est plus faible que celle de l'acide tantalique. L'acide niobique devieat jaune quand on le chauffe, et redevient blanc par le refroidissement : l'acide taiktalique ne change pas de couleur quand on le soumet à l'actio» de la chaleur. L'acide sulfurique ne précipite pas complétenaent à froîd l'acide tantalique d'un tantalate alcalin , tandis que l'acide niobique est précipité entièrement d'un niobate |)ar l'acide sulfurique froid.

Les combinaisons des acides tantalique, niobique et pélopique avec la potasse , traitées d'abord par un acide, et ensuite par la teinture de noix (le galle, sont décomposées, et donnent des précipités difCérenuneni colorés; avec l'acide tantalique il se forme un précipité d'un jaune clair, avec l'acide niobique on produit un précipité brun foncé , et avec l'acide pélopique il se forme un précipité orange.

L'acide niobique en dissolution dans l'acide chlorhydrique^ traité par le zinc, produit une liqueur d'un très beau bleu.

On peut obtenir facil^nent le niobium métallique, en chauffant dans un courant d'ammoniaque du ehlomve de niobium saturé de gaz ammoniac.

Le niobium, ainsi que le tantale, est insoluble dans Teau régale, mais se dissout dans un mélange d*acide fluorhydricpie et d'acide azotique.

Les acides niobique et pélopique mêlés à du charbon sont décomposés par le chlore à une température rouge , et convertis en chlorures. Le chlorure de pélopium est jaune et fusible à 2l2^ Le chlorure de niobium est blanc , ihfusible et beaucoup rtioins volatil que le chlorure de pélopium. L'eau convertit ces deux chlorures en acide chlorhydrique et en acides pélopique ou niobique.

L'hydrogène est sans action sur les acides tantalique , niobique et pélopique : ces deux derniers acides sont transformés en sulfure par l'hydrogène sulfuré.

ILMÉNIUM.

D'après M. Hermann, il n'existerait pas d'acide tantalique dans l'yttro-» taaataUte de Sibérie : ce minéral eontiendrait un acide particulier résul^ tant de l'oxidation d'un nouveau métal, Yilménium.

Ce métal , dont l'exislence n'est pas encore entièrement mise hors de doute , présenterait la pktô grande analogie avec le tantale , le niobium ei le pélopium.

L'acide iiménique a une densité de 6,1 à /^,2, tandis que la densité de l'acide tantalique s'élève à 6,78.

L'acide iiménique prend une couleur jaune foncée quand on le calcine : son hydraté bleuit par le contact du zinc et de l'acide chlorhydrique. L'hydrate d'acide iiménique n'est pas soluble dans l'acide chlorhydrique, et cette propriété le distingue de l'acide niobique : il donne un verre incolore quand on le fond avec du borax au chalumeau.

L'ilménate de soude, mêlé à de l'acide chlorhydrique, produit^ avec le cyaBoferrure de potassium ou la noix de galles, un précipité brun, beaucoup plus foncé que les précipités obtenus, dans des conditions semblables, avec le tantalate ou le niobate de soude.

L'équivalent de l'ilménium diffère beaucoup des équivalents du tantale et do niobium, et il est plus léger. Si l'on représente par IlO la composition de l'acide iiménique, l'équivalent de l'ilménium est de 750 environ .

L'acide iiménique produit, avec l'acide sulfurique, une oombinaisoit qui se détruit entièrement sous l'infiucnce d'une grande quantité d'eau, en labsant un résidu d'acide iiménique hydraté ; cette réaction établit une différence entre l'acide et iiménique et Tacide niobique.

593 MIRCORE.

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