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BROMURES DE MERCURE

Le protobromttre de mercure, Hg*Br , présente la plus grande analogie avec le protochlorure de mercure. Il est blanc, insoluble dans l'eau , volatil aundessous du rouge sombre ; il forme avec l'ammoniaque caustique une poudre noire, Hg'Br,HgAzff , correspondant à celle que produit , dans les mêmes circonstances, le protochlorure de mercure. Le protobromure de mercure anhydre absoii)e 2 équivalents de gaz ammoniac qu'il perd par la chaleur.

On prépare le protobromure de mercure en précipitant un sel de protoxide de mercure par un bromure alcalin.

Le bibromure de mercure, HgBr, se produit en dissolvant le protobromure dans un mélange d'eau et de brome. Il forme des aiguilles blanches, solubles dans l'eau, l'alcool et l'éther» et qui sont volatiles.

M. Berthemot a reconnu que le bibromure se distinguait facilement du bichlorure de mercure, en ce que sa dissolution n'est pas précipitée par le chromate neutre de potasse.

Uoxibromure de mercure , HgBr,3HgO, ressemble à Toxichlorure correspondant, et se prépare par un procédé analogue.

Le bibromure de mercure s'unit à un grand nombre de sels, et particulièrement aux bromures alcalins et terreux.

lODURES DE MERCURE.

Il existe trois iodures de mercure : le proto-iodure de mercure, qui a pour formule HgM ; le deuto-iodure, qui est représenté par Hgl ; et un iodure de mercure intermédiaire, qui a pour formule Hg^I,2HgI.

B06 iÔDURES DE MEBCtlRË.

Ce corps s'obtient en précipitant un excès d*azotate de protôxide d# mercure par de Tiodure de potassium, ou en triturant de Tiode humecté d'alcool avec un excès de n^rcure.

Il est yert; quaud on le chauffe rapidement» il .entre en fusion , et se sublime sans éprouver d'altération : chauffé lentement, il se transforme en mercure et en bi-iodpre ; il éprpuve la même décompo^ioa aou0 Vinfluence de Facide chlorhydrique des iodures alcalins ot alcaliDo-tem^ix. Il est légèrement soluble dans les iodures alcalins.

DBCTO-10DUBB DB MBaGDBB. HgL

Ce corps Se dépose sous la fprme d'une pQiidrè de couleur ecarl^^^ lorsqu'on précipite un sel de deutpxide de mercure pat de l'iodure de potassium ; on l'obtient encore en triturant des équivalents égaux d'iode et de mercure , avec une petite quantité d'alcool.

On peut, d'après M. Mitscherlich, obtenir le deuto-iodure de mercure cristallisé en beaux crittaux rouges , di)nt la forme primitiTe est i'<k^ taèdre à base carrée, en saturant d'iodure de mërcons une diasoltitîoti d'iodure de potassium, et laissant refroidir la liqueur lentement. Une difisolu^n de sel mariitdissoat aussi à chaud Viodure de mercure, et le laissb cristalliser par le refroidissement.

Le deutoHodurede ihercure entre fadlement en fusion, et se volatilise en donnant naissance à de beaux cristaux jaunes , dont la forme primitive est le prisme droit rhomboldal. L'iodure sublimé change peu à peu de couleur, redevient rouge en reprenant la fbrme de l'iodure de mercure cristallisé par voie humide; oh voit que le dento-iodure de nrarcure tsi un corps dimorphe.

L'iodure de mercure jautie redevîeht immédiatement rouge qiiand on le frotte contre un corps dur.

(1 est un peu soluMe dans l'eau ; il se diteout dans 150 p. d'eau firoidi^. L'alcool et les acides le dissolvent aussi à l'aide de la chaleur, et le lais» sent cristalliser par le irefroidiflsem.ent.

La dissolution alcoolique d'iodure de mercure est incolore; lor^u'die cristalline lentement, l'iodûie qui se dé^Hise est rouge ; à la criatalliéatiùn est rapide, l'iodure se précipite sous là modifioation jattne, comme l'a démontré M. Selmi.

L'acide sulfhydrique déconapose le deuto-iodure de mercure et forme un composé blanc qui a pour formule : HgI,2HgS.

Le deuto-iodure de mercure se combine avec les autres iodures , et forme un grand nombre d'iodures doubles qui o^t été examinés par M. P. BouUay. Il peut se combiner aussi avec les chlorures«

CYANCmt M ItlRCUlIl. 607

tQDUEE DB MBUCliAE }piT£IlM£DIAlIlE. Hg^îiSHgï.

Cô cor{)sa été découvert paft^ M. P. Boullay; il est jaune; on lobtienl en précipitant de Tâzotate de protoxide de mercure par de Viodure de potassium ioduré. Il contient souvent une Certaine quantité de bi-iodure de mercure, dont on le débarrasse par des lavages à Talcool.

D'après M. Boutigny, quand on suspend des cristaux dé protochlofutti de mercUrô dans un flacon au fond duquel on a mis de Tiode, ces cris^ taux augmentent beaucoup de poids en absorbant de la vapeur diode, et deviennent rouges saus changer de forme; il se produit du perchlorure et du periodure de mercure : Hg%l + 1 ^ HgCl,Hgt .

Ce composé est fusible et assez fixe pour qu'on puisse le couler en ty-lindres, ccmime la pierre infernale.

CtANURB DE MERCIERE. HgCy.

Le cyanure de mercure est blanc, très pesant, modore; il eristâlKse en prismes à base carrée, qtti sont tantôt opaques, tantôt transparents, ei qui ne cpntieonent pas d'eaU de cristallisation ; il est décômfiosé par utie douce dialeUr, et donne naissance à du cyanogbne et à du mercure : il est peu soluble dans Talcool , mais se dissout factlemeilt dans Teau, surtout dans Teau bouillante; sa solution est neutre.

Il a la saveur des sels de mercure, et doit être considéré comme un poison très violent.

Le mercure a une telle affinité pour le cyanogène, que Voxide de mercure décompose tous les cyanures, inéme celui de potassium ; dans Cette dernière réaction il se forme du cyanure de mercure et de la potasse.

La potasse bouillante présente la propriété curieuse de dissoudre le cyanure de mercure, sans le décomposer.

Les acides qui décomposent le cyanure de mercure sont les acides chlorhydrique, iodhydrique et sulfiiydrique ; Facide azotique le dissout sans l'altérer; l'acide sulfurique le transforme en une masse blanche et transparente, semblable à la colle d'amidon.

Une dissolution bouillante de cyanure de mercure peut dissoudre de Toxide de mercure et former des combinaisons cristallisaUes de cyanure et d'oxide, qui ont pour formules : HgCy,HgO — HgCy,3HgO,

PrépaniUott.

Si Ton met de l'acide cyanhydrique en contact avec de l'oxide dje naercure , les deux corps se combinent avec dégagement de chaleur, el forment de Teau et du cyanure de mercure.

608 SULFURBS DB MBECimE*

On prépare o)*dinairen[ieQt le cyanure de mercure en faisant bouillir 2 parties de bleu de Prusse réduit en poudre fine, avec 1 partie d'oxide i*ouge de inercure , et 8 parties d'eau ; on filtre la liqueur et on l'évaporé jusqu'à ce qu'elle cristallise : dans ce cas, le fer s'oxide aux dépens de l'oxigène de l'oxide de mercure et cède son cyanogène au mercure. Comme la liqueur filtrée contient souvent du fer qui pourrait être entraîné avec le cyanure de mercure , on la fait digérer avec de l'oxide de mercure qui précipite l'oxide de fer. On filtre de nouveau la liqueur ; et pour la saturer complélement d'acide cyanhydrique , on y fait passer de l'hydrogène sulfuré jusqu'à ce qu'elle commence à sentir fortement l'acide cyanhydrique ; on la concentre ensuite jusqu'à ce qu'elle cristallise.

On prépare encore, d'après M. Winkler, le cyanui*e de mercure en chauffant un mélange de 15 parties de cyanofemire de potassium, 13 parties d'acide sulfurique concentré, et 100 parties d'eau. Le mélange est distillé jusqu'à siccité ; les produits volatils sont reçus dans un récipient qui contient 90 parties d'eau ; on met à part une petite quantité d'acide cyanhydrique distillé , on sature le reste par 16 partie d*oxide de mercure , et l'on verse ensuite l'acide qui a été mis en réserve , pour détruire l'oxicyanure formé.

Le cyanure de mercure peut encore être obtenu en faisant bouillûr 2 parties de cyanofemire de potassium avec 15 parties d'eau et 3 parties de sulfate de deutoxide de mercure ; il se forme du sulfate de potasse , du cyanure de fer, et du cyanure de mercure qui cristallise par le refroidissement de la liqueur.

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