‹ Traité de chimie, générale, analytique, industrielle et agricoleChapitre 256 sur 322 · ARGENTURE DES GLACES · texte numérisé non relu

ARGENTURE DES GLACES

Pièces de 5 francs 50 à 55 pièces par minute.

— 50 centimes 65 à 70 —

dans la pratique, on peut dire que chaque presse fournit environ 20,000 pièces par journée de 10 heures.

La fabrication des flans destinés aux médailles ne diffère pas de celle des flans monétaires; seulement les flans destinés aux médailles ne sont pas machinés ; ils ne sont pas non plus pesés avec le même soin que les flans monétaires, parce qu'ils doivent nécessairement perdre de leur poids pendant le cours de la frappe , et qu*iï n'est pas possible d'apprécier d'avance cette perte.

Quelquefois on coule les médailles et on les achève avec le balancier. Cette pratique est surtout usitée pour les m^ailles dont le relief est considérable.

La fabrication des médailles n'est point soumise, comme celle des monnaies, à des règles fixes et déterminées par une loi , relativement à leur épaisseur, au diamètre et au relief, ou à la forme des coins qui servent à les frapper; aussi la presse monétaire n'a-t-elle pu être substituée au balancier pour la frappe des médailles.

Les médailles reçoivent un nombre de coups de balancier, et subissent une quantité de recuits qui sont subordonnés au relief de la gravure, au diamètre fies médailles et à la dureté des métaux dont elles se composent.

Elles reçoivent , suivant leur diamètre , un , deux ou trois coups avant d'être recuites; cette opération est recommencée autant de fois qu'il est nécessaire pour obtenir des gravures parfaitement pures.

Avant d'être soumises au dernier coup de balancier, les médailles d'argent sont blanchies avec le plus grand soin par le même procédé que les flans monétaires ; les médailles de bronze et de cuivre sont patinéeu

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