ARGENTURE DES GLACES
Un grand nombre de matières organiques décomposent les sels d'argent, et en séparent ce métal en couches brillantes qui adhèrent forte* ment au verre. M. Liebig a depuis longtemps constaté cette propriété dans l'aldéhyde.
H. Drayton , chimiste anglais , a le premier essayé de déposer sur les glaces une couche d'argent métallique qui peut remplacer l'amalgame d'étain dont on se sert dans l'étamage des glaces.
Dans ces dernières années , on a établi à Paris une usine qui a livré au commerce des glaces argentées de la plus grande beauté.
H. ta
558 MlNilAUX D aRGINT.
L'opération s'^écuie de la manière suivante : On dissout dans 80 gr. d'eau distillée UO gr. d'azotate d'argent pur et neutre. On y ajoute :
l"" 5 gr. d'une liqueur faite avec 25 p. d'eau disnllée; 10 p. de souscarbonate d'ammoniaque, et 10 p. d'anmioniaque à 13 degrés de l'aréomètre; ^
2* 2 gr. d'ammoniaque à 13'.
3« 120 gr. d'alcool à 36%
On abandonne cette liqueur à. elle-même, pour qu'elle ^'éSkircisae. Après l'avoir décantée ou filtrée , on y verse une goutte d'e^prà de ausia par gramme de liqueur. (On donne Iç nom d'eq;N:it de c^sm à ua mà^ lange de parties égales d'alcool 4 36°, et d'buila ei$sentieUe de kmnu cassia.) On agite le mélange ei on le filtre *au bout ^ quelques h^ufâs. Avant de le mettre en contact avec la glace à argenter , on y i^ula 1/18 d'esprit de girofle (dissolution de 400 p. d'eissenoe de 9SqOb dans MO parties d'alcool à 36*^}.
La glace que Ton veut argenter doit avoir été préalablement net* toyée avec de la cendre , lavée et sécbée à 35* ou 36%
On applique alor$ sur la glace le mélange précédeni , que l'os chanft à iiO" environ.
Il se fait une précipitation d'argent ; et après deux ou trois hmrei > le dépôt métallique est suffisamment épais : çna décante la liqueur qui sert à de nouvelles opérations. .
Le dépàt d'argent est lavé et séché , et ou le recouvre d'ua Ternis.
MINÉRAUX d'argent. ^
ArgenlaatiL
Sulfure d'argent.
Sulfure d'arçeat combiné aux sulfures
de cuivre , d'anUmoine, d'arsenic, de
plomb, de bismuth.
Séléniur*.
Séléniure cuivreux.
Tellurure simple.
Tdiururet aufifèiM.
Arséuiure.
Carbonate.
Chlorure.
lodure.
Antimoniures.
Amalgame.
AttTure.
L'argent se trouve en outre Bpiélangé en très petite proportion, soH à l'état métallique, soit à l'état de sulfure, dan» un graûd nombre de minéraux qui sont : les pyrites arsenicales, Je-mispickel, les cuivres gris, le bismuth et le mercure natifs, la galène, le séléniure de plomb, et plus rarement le cuivre pyriteux, le sulfure d'antimoine et la blende.
Les minerais d'argent appaiOiennent en général aux terrains anciens. On les trouve en filons dans le gneiss, les schistes micaeés, les schlsles argileux , les ealcairea intermédiaires et les porphyres : lia existent aussi en masses considérablâs àem les bancs eitlcaires*
PHOCSOÉ D AMALGAUATION. 6S9
L'argent se rencontre souvent à l'état natif; il peut être cristallisé en cubes ou en octaèdres; il se trouve aussi en fibres contournés eu deu- , drites ou en grains de grosseur très variable f on cite des masses d'argent natif qui pèsent jusqu'à 160 kil.: il n'est pas démontré cependant que c^ masses soient formées par de l'argent pur. L'argent natif contient toujours un peu de fer, de cuivre , ou d'or.
Les espèces minérales qui forment principalement la btee de Textrao* tion de Targe^ sont le sulfure d'argent , le sulfo-antimoniure d'argent , l'^timofiiure d'argent et le chlorure d'argant.
La France possède des mines d'ai^ent. On cite principalement celles de Sainte-Marie-aux-Mines , dans les Vosges, qui sont formées par des liions de cuivre sulfuré gris argentifère ; celles d'AUemont , dans le département de l'Isère.
Les principales mines d'argent de l'Europe sont celles de Saxe, de Bohême , de Hongrie et de la Transylvanie.
En Nor\vége, on cite celle de Kongsberg, qui contient principalement de l'argent natif. L'Espagne, la Sibérie, possèdent plusieurs mines d'argent.
Les mines d'argent les plus abondantes sont celles du Nouveau-Monde.
ui.Tkuxmvi c£ l'argbqît.
, Parmi les différentes exploitations de l'argent^ il faut distinguer celles dans lesquelles l'extraction de ce métal est accessoire , et celies où l'extraction de l'argent forme l'objet principal.
Les minerais qui fournissent accessoirement l'argent sont le$ sulfure^ de plomb argentifères et les cuivres pyriteu:^ argentifères ; on les nonuna alors mines de plomb ou de cuivre argentifères.
Les principes sur lesquels reposa l'extraction de l'argent sont a^sez simples et peuvent être énoncés en quelques mots ;
1" Le procédé d! amalgamation a pour objet d'isoler l'argent i^ l'état métallique , de le combiner au mei^cure et de fprmex un amalgan^e qui , étant liquide à la température ordinaire et très lourd , peut se séparer facilement de la masse sans qu'il soit utile de ^ chayffer. On obtient ensuite l'argei^t en distillant l'amalgau^ \
T Dans le procédé de coupellation , on concentre l'argot dans le plomb , et Ton forme ainsi un alliage qui , par l'pxidation , donne naissance à de la litharge qui s'écoule et à de l'argent pur qui reuste.