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RADOUB DES POUDRES

Lorsqu'une poudre avariée ne contient pas au-delà de 7 p. 100 d'eau,

on se contente en général de la faire sécher : on peut même au besoin s'en

% servff dans cet état ; mais quand l'humidité s'élève à 8, 10 et 14 p. 100 ,

^8 PODIAE A TIRSR.

comme cela arrive quelquefois, on doit remettre la poudre en cours de fabrication. Comme la poudre mouillée peut avoir perdu une partie de son salpêtre, il est néc^saire d'en faire Tanalyse pour rétablir le dosage. Si elle a été avariée par Teau de mer, elle a perdu toutes ses qualités , et ne peut plus servir qu'à donner du nitre qu'on eu retire au moyen de Teau douce.

ÉPREUVES DE LA PUISSANCE BALISTIQUE ET DES QUALITÉS PHYSIQUES DES POUDRES.

La poudre de guerre, avant d'être livrée aux diverses places approvt^ sionnées par la poudrerie, est soumise à des épreuves qui ont pour but de constater qu'elle remplit les conditions balistiques exigées par les règlements. Une épreuve est faite sur chaque 5,000 kilogranmies. L'appareil destiné à donner une mesure de la force de la poudre est connu sous le nom de pendule balistique.

Un cône creux en bronze est fixé à un axe horizontal mobile sur des coussinets : ce cône appelé récepteur porte intérieurement une masse de plomb; une balle projetée par un canon de fusil avec une charge déterminée vient frapper la masse de plomb , où elle pénètre et s'aplatit en imprimant au système un mouvement oscillatoire dont l'amplitude est d'autant plus grande que la poudre est plus forte.

L'angle d'écartement est donné par un limbe gradué, et une formule mathématique fait connaître la vitesse de la balle.

Le fusil chargé à balle est encore aujourd'hui l'instrument- d'épreuve pour les poudres à canon et les poudres à mousquet : toutefois, dans les poudreries importantes, on établit un canon pendule destiné à l'épreuve de la poudre à canon.

On joint à l'épreuve du pendule balistique, celle du mortier éprouvette, (P1.17,fig.8.)

L'axe du mortier est incliné à ft5^ :' sa chambre reçoit 92 grammes de poudre, le projectile est un globe en bronze, et la distance à laquelle il est projeté sert encore à apprécier l'énergie de la poudre. La portée minimum au-dessous de laquelle la poudre n'est pas admissible est de 225 mètres.

Quant à la vitesse initiale au pendule balistique, elle doit être au moins égale à &50 mètres par seconde, la charge du fusil étant de 10 grammes^ et le diamètre de la balle de 16— ,3. Les balles sont tirées avec le canon du fusil d'infanterie.

Le nombre des coups à tirer pour chaque épreuve de réception est ainsi fixé : au mortier-éprouvette, un coup par 1000 kilogrammes de poudre à recevoir, et au fusil-pendule dix coups. On prend la moyenne des résultats. Pour l'exécution des épreuves, on fait ouvrir un dixième des barils de 100 kilogrammes, et 1/20 des barils de 50 kilogranmies, sur

fùumt A mii. M

chaque baril ouvert, on exanaine les qualitéa ifhytàqatê 4le la poudre, et on en prond la «(ùantîté nécessaire, tant pour oet examen que pour les coups à tix«r. Cette quantité est inunédiateHient remplacée dans les barils.

Les poudres de chasse livrées au coramaroe s'éprouvent une Ibis tous les mois.

Les instruments d'épreuve sont :

1* Le pendule balistique coihme pour les poudres à itiousqnet ;

2* L'éprouvette à ressort.

La charge au fusil pendule est de 5 grammes seulement; on calcule Ift vitesse au moyen de récarteo^ût du pendule balistique et du recul imprimé par la détonation.

Les vitesses initiales de la baHe sont au minimum :

330 mètres pir seconde pour la poodre Une ; 350 ' — pour la pondre siiperftnc ;

875 — pour la poudre royale.

Nous reproduirons ici textuellement la description de Yépfouvette à reuort de Régnier, donnée par M. Dumas. (PL 17, fig. 8.)

L'^NTOuvetie à ressort de Régnier se compose de deux branches à ressort BC. La branche C porte en A un petit réservoir pour la poudre, avec un bassinet pour l'amorce. Elle porte en outre un axe gradué F qui glisse dans une rainure pratiquée dans la branche B. Elle soutient un fil métallique GH^qui peut glisser dans un trou pratiqué dans la branche B. Ce fil métalUque est muni d'^n petit curseur en peau qui glisse à frottement. La branche B porte un arc D qui se recourbe en un talon E qui vient s'appliquer sur le riéservoir à poudre.

Pour faire l'essai d'une poudre on remplit le réservoir qui peut conte^ mr environ im gramme de poudre, et on amorce. le bassinet; on place le curseur en I, on allume la poudre, et à l'instant de la détonation le canon et son takm se séparent entraînant chacun les branchés auxquelles ils sont fixés. Le curseur en peau se trouve donc déplacé d'un petit nombre de degrés que l'on mesure sur l'arc.

La poudre de cha^e ordinaire marque 12* à Téprouvette de Régnier, la poudre de chasse çuperflne marque W.

Il existe plusieurs ^rouvettes particulières qui, par le principe de leut construction, se rapportent en général à l'une des deux suivantes : 1* Téprouvette à ressort, qui vient d'être décrite; 2* l'éprouvette à crémaillère, ext usage en Autriche : dans celle-ci un petit canon vertical reçoit anviron is<',5 de poudre ^ l'explosion soulève un poids qui fait système avec une tige taillée en crémaillère sur une longueur de 32D millimètres ; un cliquet arrête la crémaillère lorsque le poids est arrivé à son point eufaninant; la hauteur de ce point est une indication dé la forro de la poudre.

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