‹ Traité de chimie, générale, analytique, industrielle et agricoleChapitre 27 sur 322 · IL U · texte numérisé non relu

IL U

t$ vaoon A

Gea doux d«NU0i» insttuaiÊiito «oat dm ^iMOiivettes au voiome, tandis qua cexiçL dont oa a parlé précédeiiiiiiatii aont dea épitmvettes au poids , o'estrA-dife qu>¥ae les uaa on tire aa preDant toujours le môme vo^ lume de poudre, et avec les autres en employant toujours le môme poids, quelle que aoift la densité de la poudre*

ÉpreaTM Mm«ttrlcUes«

Outre les épueuTes précédentes, il est fait deux fois par an, au mois d'avril et au mois de septembre, d'autres épreuves, sur des échantillons de poudre pris sur toute la falmcation du semestre.

iiOfi fauves aontaii Boiobre d^ deux; r^[)reu?e de dureté, el celie de densité réelle de la poudre.

La premi^ a pouf objet de mesurer la quantité de poussier qui peut être produit dans le§ tran;^ports. Après avoir, au n^oyen de cribles de divers calibres, constaté la composition des grains, on renferme la poudre en double baril, sur des plans indinés garnis de tasseaux, on fait parcourir au baril uç espace de ^00 mètres. On tamise la poudre après ce parcours, on la pèse ensuite^ et on recoimait par la diminuticm de poids la quantité de poussier qui s'est produite.

L'épreuve de densité de la poudre a pour olqQt de faire connattie le rapport du poids de la poudre, au poids de l'eau distillée, sous le même volume. Voici le détail de ce procédé :

On remplit d'eau distillée un vase en verre. Soit P le poids de cette eau à 0<». On remplit ensuite le vase d'eau saturée de salpêtre à la même température de h\ Soit P^ le poids d'eau saturéa de salpêtre. P et P^ sont évidemment deux nombres proporUonnels aux densités de l'eau distillée et de l'eau saturée de salpêtre.

On verse , dans le vase rempli d'eau saturée, une quantité de poudre dont le poids est;>i Cette poudre déplace un volume d'eau saturée, dont il est facile de comiaître le poids. Soit p' ce nouveau poids* On conçoit que le poids d'eau distillée déplacé par le même volume de poudre, soit à p' dans le rapport des densités, c'est-à-dire dans le rapport de P à F. DonclaprqKHTtion F : P ;:// : x, donnera le poids d'eau distillée qui occupe le même volume que le poids de poudre égal à p. La densité sera

donc -£-

Cette méthode n'est pas d'une exactitude très rigoureuse, parce que l'eau saturée pénètre dans les pores de la poudre^ et décompose en partie les Qrains. Le mercure n'a pas cet inconv^ent; on doit donc l'employer quand on veut une plus grande exactitude ; mais pour fiûre pénétrer ce métal dans les interstices des grainsde poudre* il fout unecertaine pression, ou mieux le secours d'une machine pneumatique ^ ce qui exige des appareils plus compliqués qui ne sont pas d'un usage réglementée*

On dok eepwdaat à M. Piobert «n aj^Mireil tngénten qui pmmt )Ae détarminer facUement U densité de la poudre au moy^ du mercure, nous rea^oyons pour la description de eet appareil à Touvrage que M. Piobert a publié sur les propriétés et les effets de la poudre.

i»iMii€ «liygnMiétrielti pr«terll« 4aM Im youdreH».

Depuis 1835, toutes les poudreries sont tenues de soumettre aux épreuves d'hygrométricité les produits de leur fabrication de chaque semestre ; on doit procéder de la manière suivante :

On prend un échantillon de 100 gr. de chacune espèce de poudre, on étend la poudre sur des plateaux munis d'un rebord et d'une dimension teOe , que l'épaisseur de la couche de poudre ne dépasse pas moyennement 2 millimètres.

On place les plateaux dans un baquet rempli d'eau jusqu'à 0*,16 des bords , et suffisamment grand pour qu'il y ait autour des plateaux une surface double de la leur.

Les plateaux sont posés sur des briques de dimensions convenables , placées les unes au-dessus des autres, de manière que le dessous de diaque plateau se trouve à 0°*,027 au-dessus de la surface de l'eau.

Un couvercle en planches de chêne, joignant bien exactement avec le pourtour du baquet, est placé dessus; il est garni de peau de mouton à la partie qui porte sur les bords du baquet , et il est chargé de poids pour empêcher que l'ah* ne pénètre dans l'intérieur.

Le baquet est déposé dans un lieu frais , dont la porte ferme bien , afin d'éviter tout mouvement d'air pendant l'exposition des poudres à l'hu-* midité.

Après vingt-quatre heures , on pèse les échantillons , et l'on tient note defaugmentation du poids de chacun d'eux ; cette opération est répétée nprës deux, quatre, six , huit jours, et même plus, jusqu'à ce que la pondre soit complètement détériorée ; on écrit chaque fois, sur le registre des épreuves, les résultats des pesées et les différentes circonstances de détérioration des grains qui ont pu être observées.

ABAlf fl« «e !• wfiimÊwt.

Pour analyser la poudre» on commence par déterminer la quantité d'eau qu'elle contienti en la soumettant, dana une étuve ou dans un tube traversé par un courant d'air, à une dessiccation de iW* jusqu'à ce qu'elle ne p^de plus de poids. La différence de poids, avant et i^Mrès la deesic-* catioii« donne la quantité d'eau contenue dans la poudra.

La proportion de nitre s'obtient en soumettant la poudre desséchée à raction de l'eau qui dissout ce stl et laisse le soufre et le charbon. La liqueur et les eaux de lavage sont évaporées àiiocité; et le résidu, fonduà loie dottûB chaleur, donne le poids du nitre«

Une resta plus qu'à séparer le soufra du cbariM».

53 ANALTSK M 14 PODMIB.

Oii peut iatcoduûre le résidu de la pondre épuisé par l'eau et desséché, dans un tube de verre où Ton a socriflé deux boules assez rapprochées l'une de l'autre ; on fait passer dans l'intérieur du tube un courant d'hydrogène sec

La boule où se trouve le mélange est chauffée au moyen de la lampe . à alcool ; le soufre alors se volatilise et vient se condenser dans la boule vide; quand il ne se volatilise plus de soufre, on laisse refroidir le tube dans un courant d'hydrogène, on le coupe entre les deux boules et l'on apprécie au moyen de la balance la quantité de charbon contenue dan^ le résidu : la différence donne le soufre.

La méthode précédente ne comporte pas une très grande exactitude. Il est phis simple de traiter la poudre soit directement soit après en avoir séparé le nitre, par des dissolutions bouillantes de monosulfures, ou de sulûtes alcalins, qui dissolvent le soufre et laissent le charbon dont on peut facilement déterminer le poids et examiner les propriétés.

11 est important que les sulfures de potassium ou de sodium employés à dissoudre le soufre soient exempts de potasse ou de soude libres, car ces alcalis agiraient sur un acide organique particulier (acide ulmique) qui se trouve dans le charbon roux, et en détermineraient la dissolution.

Le sulfure de carbone dissous dans l'éther ou dans l'alcool enlève également le soufre contenu dans la poudre et peut être employé pour déterminer le poids du charbon qu'elle contient.

Le charbon , une fois séparé du nitre et du soufre , séché avec soin et pesé, doit être soumis à l'analyse dans l'appareil dont on se sert pour brûler les matières organiques. Cette analyse est surtout importante dans Texamen d'une poudre faite avec des charbons roux, qui contiennent de l'oxigène et de l'hydrogène dont la présence exerce une grande influ^çe sur la combustibilité de la poudre.

Le mode de dosage du soufre qui est le plu^ exact consiste à transformer ce corps en sulfate de potasse, au moyen du nitre et du carbonate de potasse, comme la conseillé M. Gay-Lussac, et à déterminer ensuite la quantité de sulfate de potasse produite, en le précipitant par un sel de barite. Comme la réaction du nitre sur le soufre et le charbon donne Heu à une déflagration assez vive qui pourrait projeter une partie de la poudre et rendre Tanalyse inexacte, on mêle le nitre avec un grand excès de sel marin qui , en agissant comme corps inerte, modère par sa présence Taction trop vive du nitre sur la poudre.

L'analyse s'exécute de la manière suivante : on pèse 5 grammes de poudre à analyser, 5 grammes de carbonate de potasse pul", S grammes de nitre et 26 grammes de chlorure de sodium. On mélange intimement ees quatre corps et on les chauffe au rouge dans un creuset. Lorsque la réaction est terminée, on reprend la masse par l'eau et l'on traite cette dissolulion par l'acide azotique, qui décompose le carbonate de potasse eh

CHLimATE DB POTÀSftI. 53

excès, ainsi que l'azolite de potasse qui apris naissance dans la réaction. La liqueur est alors précipitée par le chlorure de barium ; il se forme du sulfate de barite insoluble , dont le poids fait connaître la quantité de soufirequi se trouve dans la poudre.,

AZOnTB DE POTASSE. KOjAzO*.

Ce sel est dâiquescent et cristallise diflicilement ; lorsqu'on le traite par des acides , il est aussitôt décomposé , et dégage des vapeurs rutilantes.

On obtient l'azotitede potasse :

1* En mettant une dissolution concentrée de potasse au contact de 2 volumes de bi-oxide d'azote et de i volume d'oxigène ;

2^ En dissolvant de Tacide bypo-azotique dans une dissolution de potasse ; il se forme un mélange d'azotate et d'azotite ;

3* En faisant passer dans de la potasse le mélange gazeux qui se dégage lorsqu'on dissout de l'amidon dans l'acide azotique ;

4* En soumettant à une calcination ménagée l'azotate de potasse , qui perd akurs deu^ équivalents d'oxigène et se transfonne en azotite.

GBLORATB DE POTiSSB. K09G10^

Le chlorate de potasse, découvert par BerihoUet, a été désigné d'abord tous le nom de muriaieoxigéné de potoise. Ce sel est blanc , cristallise en lames hexagonales symétriques , plus rarement en aiguilles.

Lorsqu'on le soumet à l'action de la chaleur , il se dédouble d'abord en perchlorate de potasse et en chlorure de potassium ; mais en môme temps, une partie du <^lorate de potasse se décompose comjdétement en exigèiie et ^ ditorure de potassium.

Le perchlorate de potasse qui s'est d'abord produit , se décompose ensuite , sous l'influence d'une température plus élevée , en chlorure de poiMHJum et en oxigène.

Ces dîfliraites décompositions sont représentées par les formules

snivMites :

KO,GK)« =Ka+0«;

AICO^CIO» =KCl +3KO,aO»;

Ka + 3K0,CI0» =4KCl + G^.

La formaticm du perchlorate, dans la réaction précédente, s'annonce par la production d'un corps blanc, qui fond plus difficilement que le «hlorate de potasse.

La présence de quelques oxides métalliques, tels que les oxides de amre , de manganèse , facilite beaucoup la décomposition du chlorate^ de potasse. Sous l'influence de ces oxides, le chlorate se décompose sans

6ft CBLORâTB DB POTA»I.

produire la plus fiaible quantilé de perohlorale. Aussi proflte-t-ôn souirent de cette propriété pour préparer facilement Foxigène.

Le ohlorate de potaase, en se décomposant, donne 0,3915 de son poids d'oxigène.

Lorsqu'on chauffe le chlorate de potasse dans une cornue de verre, on trouve toujours dans le col de la cpmue une substance blanche et pulvérul^te, qui n'est autre chose que du chlorate de potasse ou du chlorure de potassium qui ont été entraînés par le dégagement rapide de Toxigène.

Les cristaux de chlorate de potasse sont anhydres , iiuiltérables à l'air. La solubilité de ce sel, déterminée par M. Gay-Lussac, est représentée ,par le^ nombres suivants :

100 parties d'eau à 0* preimeat d,3d

à 74,89 - 35,/jO

On voit donc que le chlorate de potasse doit être considéré comme un sel peu solubledans l'eau froide.

Lorsque le chlorate de potane est pur, sa dissolution ne précipite pas par l'azotate d'argent .

Le chlorate dé potasse , contenant un aeide, l'acide chlorique , dont les él^œnta sont peu stables, se décompose lui-même avec facilité, et doit être considéré comme un oxidant très énergique. La (Ëssolution de èhlorate de potasse m^ée à une petite quantité d'adde axotique est employée pour produire un grand nombre d'oxidations.

Un mélange de ohlorate de potasse avec le soufre ou ie phos^iofe détone violemment par le choc. On peut aussi enflammer par une cornpfession subite^ des mélanges de chlorate de potasse avec le cinid)re, le sulfure de potassium, le sucre, etc.

Le chlorate de potasse, mêlé à un corps résineux ou à du soufre, s'enflamme lorsqu'on l'humecte avec de l'acide sulfurique conœntré.

Les matières organiques non azotées , chauffées avec du chlormte de potasse, sont transforma complètement en eau et en acide carbonique

Ce sel fuse avec Vivacité lorsqu'on le jette sur des charbons incandes* cents.

L'acide sulfurique décompose à fr(nd le chlorate de potasse, qui iH^nd aussitôt une teinte jaune très foncée, et dégage de l'acide hypochlorîque dont l'odeur est caractéristique : cette propriété permet de reconnattre de petites quantités de chlorate de potasse.

CBLORATI DB POTASM. 55

On a préparé pendant longtonps le cblorata de potasae en fiûMii passer un courant de chlore dans une dissolution conoeatiét deiiartMlMto ou d'hydrate de potasse :

6K0 + ea « 6Ka + KO,cio^

On Toit que, dans cette opération ^ le shûème delà potasse entre fleulement dans le chlorate dépotasse, et que le95/6 forment un produit ^ condaire , le chlorure de potassium, qui a peu de valeur. Aussi le ptit du chlorate de potasse estnil resté pendant longtemps très életé.

Maintenant on fabrique le dilorate de potasse par un adtre procédé plus économique.

On fait arriva un excès de dilore dans un lait de ohaui , et Ton obtient ainsi de Thypochlorite de chaux en dissolution dans Teau.

Cette dissolution est traitée par un sel de potasse (carbonate, sulfate ou chlorure : le chlorure est employé de préférence aux deux autres). L'hypochlorite de chaux se transforme alors en chlorure de calcium et eà chlorate de chaux. Ce dernier sel réagit sur le chlorure de potassium , et produit du chlorate de potasse peu soluUet qui cristallise, et du chlorure de calcium, qui reste dans les eaux-^ooèret : CaO,C10^+ KCl=^CaCl +K0,C10^. Quelques cristallisations idélMui^assoit le chlorate de potasse des sels étrangers qu'il peut retenir. ,

D'après MH. Graham et Liebig, on peut obtenir facilement, le i^ilorate de potasse en faisant arriver un courant de Qhlore da9S. un mél»nge de 7,6 p. de carbonate de potasse, et 16,8 p. de chaux hydratée; il se forme du chlorate de potasse, du carbqnate de chioui ^ du chlorure de calcium ; on traite la masse par Feau bouillante, qui dissout le chlorure decaldum et le ohlorate de pétasse 3 ee dernier sikest puiiiépiff eHs-

On a essayé de faire entrer le chlorate de potasse dans la fabrication de la poudre ; mais la poudre faite avec ce sel a été abandonnéQ ^ parce qu'elle était inflammable par le choc ou le frottement, et sa fabrication présentait de grands dangers. On a d'ailleurs constaté que cette poudre était brisante.

Nous avons dit qu'un mélange de chlorate de potasse et de soufre s'enflamme lorsqu'on le met en contact avec l'acide sulfurique mono^ hydraté ; cette propriété a été utilisée dans la fabrication des briqt/fitsoxigé- «^«.Cfôbriquetsse composent d'une petite boutellledans laquelle se trouve de l'amiante inibibée^d'acide sulfurique concentré , et d'allumettes soufrées ordinaires qui portent à leur extrémité une composition formée de i p. de soufre , et de 3 p. de chlorate de potasse ; on introduit en outre

55 PSftCflLOftATB DC POTASSE.

dans la pâte un peu de sucre , de la gomme arabique, et line petite quantité de cinabre. Dès qu'on touche Tamiante avec Tallumette, la corn-' position fixée àVeiLtrémité brûle aussitôt, et détermine ensuite Tinflammation de Talhiroette.

Le chlorate de potasse est aussi employé dans la fabrication des cUlumettes dites allemandes,

. Les allumettes allemandes sont faites avec des allumettes ordinaires soufrées; elles pourtant à leur eitrémité un mâauge de phosphore, de chlorate de potasse et de gomme; elles sont recouya-tes en outre d'un vernis qui préserve le phosphore de l'oxidation.

Ces sortes d'allumettes preiment feu par le simple frottement contre un corps dur et rugueux.

On fabrique depuis quelque temps des allumettes qui n'ont pas Tinconvénient d'éclater quand on les frotte, et de projeter des éclats enflammés cuisent souvent dangereux. Dans ces nouvelles allumettes, le chlorate de potasse est remplacé par un mélange de nitre et d'acide plom* bique (oJdde puce) ; il est formé de :

Gomme arabique 16 parties.

Pho^fihore. • . • 9 — Nitre par . . . • là — Acide plombiqae 15 —

On peut , à la place d'acide plombique, introduire dans le mélange du minium ou du peroxide de manganèse : la pâte placée à l'extrémité de l^allumetteest recouverte d'un vernis d'acide stéarique fondu.

PBRCHLORATB DE POTASSE. K0,C10^

Ce sel est bl(mc ; ses cristaux, petits et brillants, sont isomorphes avec ceux du permanganate de potasse. Il est peu soluble dans l'eati ; à la température de 15% une partie de ce sel exige 55 p. d'eau pour se dissoudre. Aussi le peu de solubilité du perchlorate de potasse dans l'eau 8er^il à caractériser les sels de potasse : nous avons dii que l'on reconnaît un sel de potasse en dissolution dans l'eau en le traitant par l'acide perchlorique qui forme en s'unissant à la potasse un précipité blanc peu soluble.

Le perchlorate de potasse est insoluble dans l'alcool ; lorsqu'on le soumet à l'action de la chaleur, il dégage huit équivalents d'oxigène, et se transforme en chlorure de potassium. Il exige pour se décomposer une température plus élevée que le chlorate de potasse : la présence des oxides de cuivre, de manganèse, facilite sa décomposition.

Le perchlorate de potasse, traité par l'acide sulfurique concentré, se dissout sans donner à la liqueur une coloration brune ; c'est à ce caractère que Ton reconnaît qu'il ne contient pas de chlorate de potasse.

lODATE Dfi POTASSB. 57

Ce sel s'obtient :

i** En versaut une dissolution d*aciâe perchlorique dans un sel de potasse;

2* D'iqnrès le comte Stadion, en traitant le chlorate devpotaase par Ta* cide sulfurique :

3(K0,C10«) + 2S0),H0 - KO.aO» + 2(K0,S0») + MO + 2CK)«.

Sous l'influence de l'acide sulfurique, le chlorate de potasse prend une teinte rougeàtre due it la production de l'acide hypochlorique. Connue cette réaction dégage, de la chaleur, et que l'acide hypochlorique détone au-dessous de 100*, l'expérience serait dangereuse si l'on opérait sur une quantité trop forte de chlorate de potasse , et si l'on n'avait pas le sois d'entourer de glace le mélange, pour éviter rélé\'ation de température.

3* Le perchlorate de potasse s'obtient ordinairement en décomposant le chlorate de potasse par la chaleur; on introduit dans une capsule de porcelaine ou de platine une quantité connue de chlorate de potasse qu'on maintient à une température assez élevée pour déterminer le dégagement de l'oxigène. On pèse de temps en temps la capsule, et lorsque le sel a éprouvé une perte de S ou 8 1/2 p. 100, on arrête .la décomposition ; cette diminution de poids correspond à environ 6 litres 1/2 d'oxigène pour 100 grammes de chlorate.

Le résidu ne contient plus de chlorate de potasse, mais un mélange de dilorure de potassium et de perchlorate de potasse.

Pour séparer le chlorure de potassium du perchlorate de potasse , on reprend la masse par l'eau bouillante et l'on fait cristalliser; le perchlorate de potasse étant beaucoup moins solubfe dans l'eau froide que le chlorure de potassium, cristallise en premier lieu, tandis que le chlorure dé potassium reste dans les eaux-mères.

D'après M. Marignac, la quantité de perchlorate que l'on peut obtenir par une calcination ménagée du chlorate de potasse s'élève à 66 p. 100 du poids du chlorate soumis à la calcination.

CHLOAITJS DB POTASSE* K0,C10^

Ce sel a été obtenu pour la première fois par M. Milieu, en combinant directement l'acide chloreux ClO^ à la potasse.

Le chlorite de potasse est incolore, déliquescent, fort peu stable ; il se décompose lorsqu'on le soumet à ime température de 160*» et dégage de l'oxigèoe.

HTPOCHLOBITB DK POTÂSSB. K0»G10.

Ce sel possède une odeur de chlore qui rappelle celle de l'acide hypodilcnreux. Il çst très peu stable, détruit les substances orgahiques, et décolore toutes les matières colorantes.

58 HIPTl*10DàTI M POTASSE.

On Tobtient en faisant passer un excès de chlore dans une dissolution étendue de potasse, itiais il est alors accompagné de dikurure de potessivaa ; pe mélange est connu sous le nom d'eau de Javelle : 2K0 + 2C1 — Ka + KO,ao.

On peut obtenir l'hypochlorite de potasse pur, en unissant directement Tacide hypochloreux à la potasse, ou en décomposant Thypochlorite de chaux par du carbonate de potasse.

L'eau de Jayelle est employée dans les arts pour détruire les matières colorantes.

B&OMATB DB POTASSB, KO^BrOs.

Ce sel cristallise tantôt en écailles fines, tantôt en tables hexagonales. Lorsqu'on expose le bromate de potasse à Faction de la chaleur, il décrépite fortement; vers 350*» il se décompose en dégageant de Toxigène et laisse un résidu de bromure de potassium. On Tobtient en traitant une dissolution concentrée de potasse par du brome; il se forme du bromate de potasse , qui se dépose en cristaux incolores , et du bromure de potassium , plus soluble que le bromate , qui reste dans les eau^^-mères.

lODATB DB POTABSB. KOJO^

" L'iodate neutre de potasse est blanc, peu soluble dans Feau ; une partie de ce sel exige 13 p. d'eau à W pour se dissoudre : il est insoluble dans Falcool. Lorsqu'on le chauffe, il se décompose en iodure de potassium, et dégage six équivalents d'oxigène ; il se produit toujours en outre des traces de vapeur d'iode : l'iodate de potasse se décompose par la chaleur avec plus de difficulté que le chlorate.

On obtient l'iodate de potasse en traitant une dissolution de potasse par de l'iode ; il se forme de llodate de potasse et de Tiodure de potassium ; l'iodate étant beaucoup moins soluble que l'iodure, peut être séparé et purifié ensuite par cristallisation.

L'iodate de potasse peut encore se préparer en chauffant modérément un mélange d'iodure de potassium et de chlorate de potasse.

L'acide iodique se combine avec la potasse en plusieurs proportions, et forme des sels acides et des sels basiques, qui ont été découverts par Sérullas et examinés récemment par M. Millon.

Les iodates de potasse acides ont pour formule: KO, 210 "^ — KO, 3105— .

Le bi-iodate de potasse forme facilement des sels doubles; il s'unit au chlorure de potassium et au bisulfate de potasse.

HEPTA^IODATB DB P0TA66B. KO,10'.

Ce sel a été obteom pour la première fols par MM. MagBtts et Amaiermûllor en &isant passer un odurtnt éè chloie dans une dissolutkm d'iodatc de potasse contenant un grand e)ioàs d'alcali.

Lliepta-iodate de potasse fonne dans les sels de soude un précipité dliepta-iodate de soude à peine soluble. Il se décompose par la chaleur en oxigène et en iodure de potassium.

CTANATB DE POTASSP. KO,CyO.

Le cyanate de potasse est blano; il cristallise en lames minées semblables à celles du chlorate de potasse : ses cristaux sont anhydres; sa saveur est fraîche; il supporte une chaleur rouge sans se décomposer, lorsque la calcination est faite à Tabri de Fair et de Thumidité.

Quand on le fait bouillir dans Teau, il se décompose , et dégage du carbonate d'ammoniaque :

KO.C^AzO + 4H0 — KO,CO» + AzH»,HO,CO>.

Le cyanate de potasse, mêlé à du sulfate d'ammoniaque , donne naissance à du sulfate dé potasse et à de Turée ; pour séparer ces deux substances, il suffit d'évaporer la liqueur à sec, et de reprendre le résidu par Talcool, qui précipite le sulfate de potasse et dissout Vurée. (V. VUrée.)

Ffi»ir»tmi4

Le cyanate de potasse se produit dans plmieurs oireongtances.

On le prépare facilement, d'après M. Woêhler, en chauffiani au rouge naissant un mâange de cyanoferrare de potassium, de peroxide de manganèse et de caiiKMwte de potasse.

On mêle intimement 6 parties de eyanoférrure de potassium désh^^ draté préald)lamcnt par une légère calcination, avee 2 parties de oarbmate de potasse parfeilem^t sec, et 8 parties de pe#oxide de manga^ nèse. On cbauffiep^idant quelque temps le mélange dans un creuset à «ne chaleur d'un rouge modéré, jusqu'à ce qu'une petite quantité de matière dissoute, dans l'eau ne produke plus de bleu de Prusse avee les sds de fer au maximum. On laisse alors refroidir la masse qui est devenue noire ; on la pulvérise , et on la traite pat* plusieurs fois son vi>linne d'alcool bouillant à 80 centièmes ; l'alcool abandonne par )e refroidiasement des cristaux de cyanate de potasse.

Ce sel doit être desséché dans le vide, et conservé dans des flacons bien secs; sans cette précaution, le cyanate dépotasse se décomposerait en carbonate d'ammoniaque.

8ULFATKS DE POTASSE*

L'acide sulfurique forme avec la potasse plusieurs combinaisons dont les mieux connues sont le sulfate de potasse neutre KO,SO', et le sulhie adde représenté par %0,i^y,W>.

éO SUU'ATSS M FOTASSI.

SULFATE NBUTflJS DE POTASSE. KO^S(y.

Ce sel est anhydre ; il cristallise en prismes à 6 faces, terminés par des pyramides hexaèdres. Ces cristaux sont durs et croquent sous la dent ; ils décr^itent fortement quand on les chaufTe, mais résistent à la tem^ pérature la plus élevée sans se diécomposer et entrent alors en fusion.

La aolubilité de ce sel a été déterminée par M. Gay^Lussac.

100 parties à IS**,? dissolTent 10p-,5 de sulfate de potasse.

— àl01%5 - 26p,3 —

La solubilité du sulfate de potasse est proportionnelle à la température. En construisant la ligne qui se rapporte à cette solubilité, on trouve qu'elle est sensiblement droite.

Le sulfate de potasse est complètement insoluble dans Talcool : il est également insoluble dans une dissolution concentrée de potasse.

Lorsqu'on le fond avec du sulfate de soude , et qu'on dissout ensuite le mélange dans l'eau bouillante, la liqueur abandonne par le refroidissement des cristaux qui, en se déposant , jettent une vive lumière. Ce phénomène se présente même quelquefois dans la cristallisation du sulfote de potasse seul.

D'ajurès M. H. Rose » ce dégagement de lumière n'a lieu qij^ lorsque le sulfate de potasse a été préalablement fondu; il serait dû au passage du sulfate de potasse de Tétat amorphe à l'état^ cristallin.

Le sulfalede potasseç'unit à un équivalent d'eau dans une circonstance particulière,' et farine de petits cristaux prismatiques, qui se décomposent dans Feau bouillante, en produisant du sulfate de potasse anhydre. Ce sel hydraté prend naissance par l'exposition à Tair d'une dissolution de sulfite et d'hyposulôte de potasse (Pelouze).

Le sulfate de potasse existe en aboÂdanoe dans les sels de varech. On k trouve aussi dans les eaux de la mer.

Quand on préparait l'acide azotique en décomposant l'azotate de potasse par l'acide sulfurique, on trouvait le sulfate dépotasse en abondance dans le commerce. Ce sel est devenu plus rare, depuis que, dans la fabrication de l'acide azotique, on a remplacé TaEOtate de potasse par l'azotate de soude.

Le sulfate de potasse est employé en médecine comme laxatif. La fabrication de l'alun et celle du nitre en consomment une grande quantité.

BISULFATE DE POTASSE. KO,(S(y)^HO.

Ce sel peut être obtenu anhydre ou hydraté.

Pour obtenir le bisulfate de potasse hydraté K0,(S03)^H0, on doit

soLm M fcrtksm^ 61

chanfier 2 parties de sulfate neutre de potasse avec une partie de Tacide snlfurique mono-hydraté; le mélange entre en fusion , et l'on arrête la calcination lorsqu'il ne se forme plus de vapeurs d'adde suUurique. En reprenant la masse par de Feau bouillante, le bisulfate de potasso se dé^ pose par le refroidissement sous la forme de prismes incolores.

La saveur du bisulfate de potasse est très acide ; ce sd rougit fortaaient la teinture de tournesol : il entre facilement en fusion sou^ Tiafluence de la chaleur, et devient très liquide : il se dissout dans deux parties d'eau froide ei une partie d'eau bouitlante ; ses cristaux , exposés à l'air, s'effleurissent à leur surface. Sa dissolution , traitée par l'alcool, est décomposée en sulfate neutre de potasse et en acide sulfurique.

Le bisulfate de potasse est décomposé par la chaleur vers 600* en adde sulfureux mêlé d'acide sulfurique, en oxig^ et en sulfate neutre de potasse. Gstte propriété du bisulfate de potasse est utilisée dans certaines analyses minérales : on conçoit en effet que quelques corps, qui ne sont pas attaqués par l'acide sulfurique mono-hydraté dont l'action ne peut se déterminer au-^lelà de 510* puisque c'est à ce point que l'acide sulfurique entre en ébullition , se trouvent au contraire attaqués lorsqu'on les calcine avec le bisulfate de potasse, qui ne dégage l'acide sulfurique ou ses éléments que vers 600.

M. Jacquelain a obtenu le bisulfate de potasse anhydre , en faisant dissoudre le sulfate neutre de potasse dans l'eau , et en ajoutant à la dissolution deux équivalents d'acide sulfurique mono-hydraté. Ce bisulfate de potasse cristalUse en aiguilles prismatiques ; lorsqu'on l'expose à l'air humide , il se transforme peu à peu en bisulfate de potasse hydraté.

M. Jacquelain a reconnu que le bisulfate de potasse peut se combiner avec quelques acides hydratés, tels que les acides azotiqueet phosphorique.

D'après HM. Mitscherlich, Jacquelam et Phillips, le bisulfate de potasse peut s'unir au sulfate neutre en plusieurs proportions.

SDLFTTE DE POTASSE. KO^SCh.

On obtient le sulfite de potasse en faisant passer un courant d'acide sulfureux dans de la potasse libre ou carbonatée.

Ce sel est blanc ; il décrépite quand on le chauffe ; exposé à l'air , il absorbe l'oxigène et sq transfcmne en sulfate. Il est très sohible dans l'eau , et se dissout dans son poids d'eau froide.

Le sulfite de potasse peut se combiner à deux équivalents d'eau, et cristallise alors en octaèdres à base rhomboîdale.

U existe un bisulfitede potasse k6,2SO> qui peut être anhydre ou hydraté.

& CAitoHAns Bt rot Â

HYPOSULFITB DE POTASSB. KO,SîO*,5HO.

Suiranl Râmelaberg, ce Bd ne contiendrait qu'un tiers d'équivalent d'eau de cristallisation; sa formule serait alors 3(KO,8V),HO. On peut l'obtenir en cristaux volumineut qui sont déliquescents ; il pré- «nte une grande analogie ateô l'hyposufflte de soude, dont les propriétés seront décrites plus loin avec détail.

CAABONATSS DB POTASU.

L'acide carbonique peut se combiner avec la potasse en trois proportions, pour former le carbonate neutre de potasse KO,CO^; le sesqui-carbonate de potasse (K0)^3(C(P) ; le bicarbonate de potasse KÔ,2(C0*).

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