EXTRACTION M L*OB
Lorsque la proporticm d'argent ne s'élève pas au-delà de 20G à 300 millièmes dans les alliages aurifères, au lieu de traiter directement ces alliages par l'acide sulfurique, on les grille au rouge sombre, surtout lorsqu'ils sont dans un grand état de division. On les fait ensuite chauffer avec de l'acide sulfurique faible qui dissout le cuivre oxidé, et le résidu mé^Uique, dont le titre s'est ainsi ^vé à 500 ou 600 millièmes, est affiné à la manière ordinaire.
Le mode d'affinage par l'acide sulfurique a été pratiqué pour la première fois par M. Dizé.
On évalue à 1608 millions la valeur des pièces d'argent aurifères frappées en France antérieurement à 182& , époque à laquelle le procédé d'affinage par l'acide sulfurique a été découvert.
Ces pièces contiennent un peu moins d'un millième (00 ou 95 centièmes de millième) d'or, ce qui élève de 16 à 18 millions de francs la valeur de cet or en supposant que les deux tiers environ de ces monnaies d'argent se trouvent encore dans la circulation.
Toutefois il faut dire que depuis longtemps les pièces de 5 francs aurifères, triées parmi les plus lourdes, ont été démonétisées par le commerce; on peut évaluer à 200 millions les pièces qui ont subi l'opération de l'affinage.
Il serait à désirer, dans l'intérêt public, que la refonte complète des pièces d'argent aurifères eût lieu le plus promptement possible. L'or qu'elles contiennent paierait la plus grande partie des dépenses que cette grande opération nécessiterait.