DENSITÉS DB VAPEURS
La densité cherchée est :
* mm 2,662.
Pendant longtemps on avait reconnu que les densités prises à SO à &0 degrés au-delà du point d'ébuUition de la substance, donnaient des nombres qui s'accordaient parfaitement avec ceux que la théorie indiqua ; néanmoins quelques anomalies furent signalées plus tard sans qu'on pût en reconnaître la cause. M. Cahours , dans un travail récent surcette matière, a démontré que ces anomalies n'étaient qu'apparentes, et qu'il était facile de les faire disparaître en effectuant ces déterminations à une température plus haute qu'on ne l'avait fait jusqu'alors ; à 100 ou 120 degrés quelquefois au-delà du point d'ébullition. A cette limite, toutes les vapeurs se comportent comme de gaz parfaits et donnent alors des résultats comparables.
Pour bien faire comprendre l'influence de la température dans ces déterminations, nous donnerons conune exemple la série des nombres obtenus par M. Cahours pour la densité du perchlorure de phosphore à diverses températures. On verra que l'observation donne pour cette densité des nombres qui décroissent jusqu'à une certaine limite quand on opère à des températures de plus en plus élevées. C'est cette valeur limite qu'il faut atteindre, puisque c'est seulement à partir de cet instant que la vapeur se dilate comme les gaz permanents.
Perehlorur0â$ pKoêpharê.
Température. Densité* obtervéei.
182 degrés. 5,078
INFLUENCES QUE LA PRBSSION , LA TEMP1ÎRATURE ET l'HUMIDITÉ EXERCENT SUE LE VOLUME DES GAZ.
Le volume des gaz varie avec la pression et avec la température ; il varie aussi quand ces gaz sont mis eu contact avec un liquida tel que l'eau , parce qu'alors au bout d'un temps plus ou moins long , ils se saturent de vapeurs qui changent leur force élastique. Nous allons exa-
808 INFÏ.rENCE DE LA TEMl»BRATrRE.
miner successivement l'influence de ces diverses circonstances; el il nous deviendra facile alors de ramener par le calcul le volume d'un gaz humide observé à une température et sous une pression connues, à ce qu*il serait si ce gaz était sec, à la température zéro, et sous la pression 0"*,76. Telles sont, en effet, les circonstances dans lesquelles on est convenu de comparer les gaz.
laOucoce «e M preften.
La loi de Mariotte , suffisamment exacte dans toutes les applications qu'on peut en faire en chimie, s'énonce en disant : que, la température denieurant la même , les volumes occupés successivement par une même masse de gaz sec , sont en raisim, inverse des pressions qu*elle supporte.
Pour connaître la pression supportée par un gaz sec contenu dans une éprouvette, on enfonce ou on soulève cette éprouvette jusqu'à ce que le niveau soit le même intérieurement et extérieurement. La pression exercée par le gaz intérieur est aloi's égale à celle exercée par le gaz extérieur. Elle est mesurée par la hauteur de la colonne de mercure soulevée dans le baromètre.
Il n'est pourtant pas indispensable d'opérer ainsi; et Ton pourrait observer la hauteur de la colonne de mercure soulevée dans la cloche au dessus du niveau dans la cuvette. Alors la pression exercée par le gaz , augmentée de la pression de la colonne de mercure soulevée, fait équilibre à la pression atmosphérique. Conune la pression atmosphérique est aussi équilibrée par la colonne de mercure barométrique , il en résulte que la pression exercée par le gaz pourrait seule soutenir une colonne de mercure dont la hauteur serait la différence entre la hauteur du mercure dans le baromètre, et la hauteur du mercure dans le tube.
Supposons qu'on ait reconnu qu'un gaz occupe 120 centimètres cubes sous la pression 0",78 , et qu'on demande quel volume il occupe sous la pression 0'",72 ; on posera la proportion ;
Ainsi le gaz occupera 130 centimètres cubes sous cette nouvelle pression. 11 est bien entendu que le gaz doit être à la même température pendant les deux observations.
lofloenec de la températare.
M. Gay-Lussac a reconnu que , la pression demeurant la même, le volume d'un gaz sec s'accrott d'une même fraction de son volume à zéro pour chaque élévation de température de 1 degré.
D'après les recherches récentes de M. Regnault et de M. Magnus, cette fraction n'est pas rigoureusement la même pour tous les gaz , et quand on opère sur un même gaz , elle n'est pas non plus mathématiquement la