‹ Traité de chimie générale: comprenant les applications de cette ..., Volume 6Chapitre 11 sur 206 · ORIGINE · texte numérisé non relu

ORIGINE

Blanc d'œuf.

Séram.

Sëram al 00*.

Blanc d'œuf soluble.

Blanc d'œuf coai^ë.

Sérum humain.

Carbone. .

Hydrogène.

Azote . . .

Soufre. . .

Oxygène. .

Observateiurs :

ilder.

M.RÛling.

M. Wurti.

MM. Dumas et Cahoura.

Les différences qui existent entre les nombres donnés par l'analyse paraissent tenir à ce que Talbumine, au lieu d'être un corps unique, se trouve formée par le mélange de deux substances qui se distinguent par leur solubilité dans Tacide acétique cristallisable (MM. Lebonte et de Goumoens).

État iwtiirel. — Préparation.

L'albumine existe en très grande quantité dans le chyle, le sérum du sang, la lymphe, le blanc d'œuf, et dans la plupart les liquides de l'organisation animale. On a constaté sa présence dans le cerveau, le pancréas, la chair musculaire et les excréments.

Les liquides de l'économie qui contiennent de l'albumine, tels que le blanc d'œuf, le sérum, verdissent le sirop de violette, et laissent par l'incinération un résidu très riche en carbonate de soude, ce qui fait présumer que l'albumine s'y trouve à l'état de combinaison avec cette base.

La soude, le chlorure de sodium et les autres sels solubles qui se rencontrent dans le blanc d'œuf et dans le sérum, paraissent s'opposer à l'altération de l'albumine. En effet :

1" Si l'on ajoute quelques gouttes d'acide sulfurique ou d'acide acétique dans du blanc d'œuf étendu d'eau, la liqueur devient opaque au bout d'un jour, et se remplit de corpuscules arrondis qui engendrent un mycoderme particulier, nommé Penicillum glaucum (MM. Dutrochet, Andral et Gavarret).

2° Quand on a enlevé, par un lavage à Teau distillée, les matières minérales solubles que contiennent le sérum et le blanc d'œuf, ces liquides qui, dans leur état normal, absorbent difficilement l'oxygène, s'oxydent alors avec rapidité en dégageant, comme la fibrine, de Tacide carbonique (M. Schérer).

On retire ordinairement Talbumine du blanc d'œuf. Voici comment cette opération s'exécute :

Le blanc d'œuf, se composant de cellules translucides, qui renferment de Talbumine chargée de soude, de phosphate de soude et de chlorure de sodium, doit être délayé vivement dans 2 fois son volume d'eau, afin de déchirer les cellules. On jette ensuite la masse sur un linge qui laisse seulement passer la dissolution aqueuse d^albumine et des matières minérales précitées, puis on additionne la liqueur filtrée d^acétate de plomb dissous. Il se produit aussitôt un précipité blanc (combinaison d'albumine et d'oxyde de plomb, albuminate de plomb)^ qu'on met en suspension dans de l'eau pure, après l'avoir parfaitement lavé dans Teau froide. En faisant alors arriver dans cette eau un courant de gaz acide carbonique, on décompose l'albuminate de plomb, le métal se précipite à rétat de carbonate, et l'albumine, devenue libre, se dissout dans Teau. Cette eau albumineuse contient encore du plomb. Il faut, pour l'en débarrasser complètement, la filtrer sur du papier lavé à l'acide, y ajouter ensuite quelques gouttesd'unesolution d'acide sulfhydrique, et la chaufier doucement jusqu'à ce qu'elle commence à se coaguler. Les premiers flocons d'albumine qui se déposent, entraînent le sulfure de plomb. La liqueur, claBifiée par une dernière filtration, est enfin évaporée à la température de 40°. Le résidu de l'évaporation est de l'albumine pure (M, Wurtz).

On obtient encore l'albumine à l'état de pureté, en additionnant le blanc d'œuf de son volume d'eau, filtrant le liquide, chassant, à l'aide d'une chaleur de 40*», l'eau qu'on a ajoutée, et agitant le résidu de l'évaporation avec une dissolution de potasse. Le mélange ne tarde pas à sa solidifier ; on le divise alors en petits fragments, et, après l'avoir lavé avec de l'eau froide, à l'abri du contact de l'air, jusqu'à ce que les eaux de lavage ne soient plus alcalines, on le reprend par l'eau ou l'alcool bouillants. La dissolution dépose de l'albumine pure, lorsqu'on y verse de l'acide acétique ou de l'acide phosphorique. (M. Liebbrkuhn.)

On trouve dans un grand nombre de plantes une substance, l'albumine végétale, qu'on avait depuis longtemps comparée à l'albumine animale, qui présente, en effet, les mêmes propriétés et qui se coagule à la même température; l'identité de l'albumine végétale et animale a été démontrée

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