‹ Traité de chimie générale: comprenant les applications de cette ..., Volume 6Chapitre 123 sur 206 · I. II · texte numérisé non relu

I. II

Carbone. 78,/i 83,3

Hydrogène 6,/i 6,0

Oxygène 15,2 10,7

( M. MULDEft.)

La cannelle de Chine est d'un rouge brun. Elle contient plus d'essence que la précédente ; mais l'odeur de cette essence est moins agréable.

Quand on abandonne la cannelle de Chine à elle-même, elle se convertit partiellement en un corps cristallisable, nommé benzhydrol.

Le benzhydrol est incolore, inodore, fusible à une basse température; il se décompose par la distillation et donne une huile volatile qui contient :

Carbone. 75,35

Hydrogène 6,86

Oxygène. 17,79

ÉTUDE DIS PRINaPALBS TIGES. &27

L'acide azotique bouillant transforme le benzhydrol en un corps analogue à l'aeide nitrobenzoïque. L'acide sulfurique le dissout en prenant une teinte jaune; la liqueur, étendue d'eau, dépose le benzhydrol non altéré.

Le benzhydrol, distillé en présence de la potasse, donne une huile d'une odeur d'amande douce, et qui présente la composition suivante :

Carbone »... 69,66

Hydrogène 6.05

Oxygène 2/i,29

( MM. ROGHLEDER et HLASIWETZ. )

La canmlle de Sumatra participe à la fois des propriétés de la cannelle de Ceylan et de celle de Chine.

Le cannellier de Ceylan fournit encore une cannelle mate d'un jaune foncé à l'extérieur, d'un jaune pâle à l'intérieur, d'une saveur agréable, mais très faible. On la désigne sous le nom de cannelle mate,

La cannelle de Cayenne, de première qualité, est de couleur blonde ; son odeur et sa saveur se rapprochent beaucoup de celles de la cannelle de Ceylan. 11 existe une seconde sorte de cannelle de Cayenne moins estimée que la précédente ; on la rencontre dans le commerce en morceaux mal roulés, rougeàtres et fibreux. Sa saveur est poivrée.

L'écorce qui porte le nom de cannelle giroflée provient du bois de girofle, bois de crabe. Elle est d'un brun clair, d'une texture compacte, d'une saveur piquante. On Ta trouvée eonqiosée, en centièmes, de :

Huile yolatile , 0,8

Résine /l,0

Extrait gommeux it^fi

Fibre ligneuse 6û«3

Eau 16,3

(BOCHOLZ.)

Pour obtenir la cannelle, on enlève l'épiderme des jeunes branches du Laurus cinnamomum; l'écorce ne tarde pas alors à se fendiller, et à tomber sur le sol. On en recueille les fragments pour les faire sécher au soleil, après les avoir emboîtés les uns dans les autres.

LAOBUS SASSAFBAS.

L'écorce de Laurus sassafras est brune, rugueuse, friable, amère ot d'une odeur aromatique; elle contient :

Essence pesante \

Essence légère > 0,8

Matière camphrée, • •••••• )

Matière grasse cristallisable 0,8

Cire et résine 5,0

Sut)stance particulière {sassafridé) 9,2

Tannin 5,8

Albumine • • • . 0,6

Sassafridé, tannin et gomme, sels, matière colorante

ronge , 9,8

Fécule souillée de tannin et de sels. 3à,3

Ligneux . . • 24,7

Eau , 9,0

100,0 (M. Reinsch.)

L'essence de sassafras a été étudiée précédemment ; nous ajoutennis ici quelques nouveaux détails sur ses propriétés : les acides azotique et sulfurique concentrés réagissent vivement sur cette essence, l'enflamnient quelquefois et donnent naissance à des produits résineux. L'action prolongée du gaz acide sulfureux transforme partiellement l'essence de sassafras en une huile qui bout à 235'', et qui a pour formule C'^HKF. Le percblorure de phosphore attaque vivement cette essence et produit un corps huileux ayant pour formule C*»HCI®0*. (M. Saint-Èvrb.)

PAFHllB HBZBlBllli (Bois gentil).

IjSl substance connue dans le commerce sous le nom de garou est récorce du bois gentil ; on y trouve :

De la cire,

Une résine acre.

Des matières extractives et colorantes,

De l'acide malique,

Une base particulière (la daphnine).

Des malates de potasse, de chaux et de magnésie,

De l'alumine,

De l'oxyde de fer.

De la silice.

La substance résineuse extraite du garou est d'un vert foncé ; elle renl'erme une huile vésicante d'un jaune d'or, qui parait être phosphorée, car elle donne de l'acide phosphorique lorsqu'on l'indnère en présence de Tazotate de potasse.

La daphnine est cristallisable, peu soluble dans l'eau, plus soluble

ÉTUDE DBS PRINCIPÀLIS TIGES. /i29

dans Talcool et Téther. On Tobtient en distillant avec de la magnésie un extrait aqueux de garou.

D'après Vauquelin, la daphnine se trouve également dans Técorce du Daphne alpina. Elle y existe même en quantité plus considérable que dans le Daphne mezereum.

lIAOVOUAOiBXt.

OANHBLLA ALBA {Cannellier blanc).

La camnelle blanche ou fausse écorce de Winter a été analysée successivement par M. Henri et MM. Pétroz et Robinet. Elle renferme :

Une essence,

Une résine aromatique,

Une substance sucrée,

Un principe amer,

De la gomme,

De l'amidon.

De l'albumine végétale.

Divers sels de chaux et de potasse,

Du ligneux.

Le principe sucré présente de l'analogie avec la mannite. Il est cristallisable, soluble dans l'eau, dans l'alcool étendu. L'acide azotique le convertit à l'ébuUitiou en acide oxalique. Il brûle en répandant une odeur aromatique particulière.

Le principe amer est brun, peu soluble dans l'eau, très soluble dans Talcool anhydre.

L'essence que renferme la cannelle blanche est jaunâtre, d'une odeur forte et d'une saveur aromatique. Elle laisse déposer spontanément un stéaroptène cristallisé. (Cartheuser.)

On emploie en Amérique la fausse écorce de Winter comme stoma* chique. Elle entre dans la préparation du vin diurétique amer.

ïïSMàSLOxmkn.

OUASSiA siMAïUBA (5tmaroti6a).

L*écorce du Quassia simaruba contient :

Une huile volatile, Une résine.

Divers sels minéraux et organiques à base de potasse, de soude et de dianx, Du ligneux, Une substance amère (la quassine].

La quassine a été étudiée (tome IV, p. 666). Elle existe non-seulement dans le simarouba, mais encore dans le bois de Surinam {Quassia canara). Pour l'en extraire, on fait digérer avec de la cbaux éteinte un extrait aqueux de bois de Surinam. La liqueur qui surnage est ensuite soumise à Vévaporation. On reprend le résidu par de l'alcool à 90^, et l'on concentre la dissolution. 11 se dépose alors une matière cristalline jaune, de laquelle l'alcool absolu sépare facilement la quassine. On additionne la liqueur alcoolique d'une certaine quantité d'éther* puis on la verse dans l'eau. La quassine se dépose à l'état cristallin.

XAWTHOXl

XANTHOXTLCM GLAVA HBIGOLIS {Clamlier jounê).

Leclavalier jaunCy ou bois des Caraïbes, donne une écorce'dans laquelle MH. Chevallier et Pelletier ont découvert une substance cristallisable, la Xanthopxcrite, que nous avons étudiée précédemment (t. IV, p. f^lxl).

Pour obtenir la xanthopicrite, on épuise la racine de clavalier par l'alcool bouillant , puis on évapore à sec l'extrait alcoolique. Le résidu est traité successivement par l'eau froide et l'éther. On le dissout ensQÎte dans l'alcool, qui laisse déposer des cristaux de xanthopicrite par l'évaporation.

BXPFOCASTAaTiSS.

iEftCULUS HiPPOGASTANCM {MarnmnieT étinéê).

Le marronnier d'Inde a une écorce noirâtre. Elle a été analysée par ..Pelletier et 'Caventou, qui l'ont trouvée composée de :

Huile grasse verdàtre,

Résine d'un rouge brun,

Matière jaune amère,

Matière rouge,

Tannin,

Des travaux plus récents ont fait découvrir dans l'écorce du marronnier d'Inde une substance cristallisable, qui a reçu le nom d'escutine. Les principaux caractères de l'esculine ont été indiqués (t. IV, p. 653).

lAVOTAOiza.

OaaTlOPaTLLIIM «LYOTPHLiBimi.

La monésia, écorce de cet arbre, présente des propriétés fébriAiges. Elle renferme :

Principe aromatique, stéarine, chlorophylle , cire, • • 1,3

Glycyrrhizine i,/(

Matière particulière {monésine) 4,7

Tannin 7,5

Matière colorante rouge 9,2

Gomme indéterm.

Acide pectique \

Ligneux | 71,7

Silice, oxydes de fer et de manganèse. )

Phosphates de chaux , de magnésie , sulfate de potasse,

chlorure de potassium , malate de potasse 3,0

Acide malique, malate de chaux 1,3

100,0 MM. Bernard, Dbrosne, Ubnrt et Paten.)

Nous donnons ici la composition de Vécorce de Burankem, On remarquera qu'elle est presque identique avec celle de la monésia ; les arbres qui fournissent ces écorces appartiennent d'ailleurs tous deux à la famille des Sapotacées,

Matière grasse, cire, chlorophylle' 1,2

Glycyrrhizine • • 1,6

Matière analogue à la saponine 4,7

Tannin 7,5

Matière colorante rouge 9,2

Bimalate de chaux 1,3

Sels de polasse, de chaux, silice 3,0

Pecthie et ligneux 71,7

100,0 (MM. Paten et Heurt.)

i.ooA«Aoin.

GDSPARIA FBBRIFDQA {Angusture vraU).

L'écorce d*angusture est rougeâtre ou d'un jaune fauve à rintérleur, et d'un gris jaunâtre à Textérieur. Sa texture est compacte, son odeur désagréable, sa saveur amère et piquante. Cette écorce se trouve dans le conmierce en morceaux de 0'",20 de longueur, et de 0'»,40 à 0",50 de largeur.

D'après Tanalyse de Fischer, elle contient :

Huile volatile acre, 0,3

Résine dure i,7

Résine molle 1,9

Caoutchouc 0,2

Principe amer 3,7

Gomme 5,1

Ligneux 89,1

Le corps désigné par Fischer sous le nom de principe amer est d*un jaune brunâtre ; il précipite les sels de fer, le protochlorure d'étain, l'acétate de plomb, Tazotate de protoxyde de mercure et le tannin.

M. Saladin a extrait de Técorce d'angusture vraie une base cristalli'^ sable à laquelle il a donné le nom de cusparine.

La cusparine est incolore, fusible à /i5°, et décomposable par Taction d*une chaleur de ISS*". Elle se dissout dans 8,7 parties d*eau bouillante et dans 3,3 parties d'alcool froid. Elle est insoluble dans Téther et dans les essences.

Les acides étendus dissolvent la cusparine et la laissent déposer par la concentration. L'acide azotique colore cette substance en jaune verdàtre; l'acide sulfurique lui fait prendre une teinte brune ; l'azotate de protoxyde de mercure, une teinte d'un beau rouge pourpre.

Pour obtenir la cusparine, il faut traiter par l'alcool l'éoorce d*angusture vraie, évaporer la liqueur jusqu'à siccité, et purifier le résidu par plusieurs cristallisations.

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