TIGES HERBACÉES
±qVIBÉTAOÈMB.
WQiomvrtm vlvtulb (Prélê).
Cette espèce de prèle a été étudiée par Braconnot, qui y a découvert Vaeide aconitigue ou équisétiquey dont les propriétés ont été in<fiquées (tome IV, p. *254).
VEquisetum fluvicUe, comme toutes les autres prèles, renferme ime grande quantité de silice, qui lui conmiunique de la dureté. On remploie pour polir les métaux.
Eau 81,83
Ligneux. . • . • 5,30
Silice . M2
Acide pectique 2,S6
Sulfate de chaux* 1,22
Aconitate de magnésie 1,10
Sulfate de potasse • • • • 1,02
Matière hisoluble dans l'alcool 1,00
Chlorure de potassium 0,98
Matière soluble dans Falcool 0,86
Phosphate de chaux ferrugineux. 0,20
À reporter. .... 99,6»
ÉTUDE DBS fEINClPÀLBS T16BS. Ukt
Report 99,59
Chaux 0,16
Acétate de magnésie 0,1/i
Matière grasse et chlorophylle, 0,08
Matière azotée se colorant en rouge par Tacide chlor-
hydrique ^ 0,02
Phosphate de potasse 0,01
Oxalate de chaux \
Aconitate de chaux f quantité
Aconitate de potasse l indéterminée.
are /
Ghlorure de magnésium »
100,00 (Bragonhot.)
Les cendres laissées après la combustion par 100 parties d'Equisetum fluviale se composent de :
SiUce , 12,00
Sulfate de chaux , 3,39
Sulfate de potasse , 2,83
Ghlorure de potassium 2,72
Carbonate de chaux 1,46
Magnésie 0,66
Phosphate de chaux ferrughieux. 0,55
En incinérant les autres espèces de prèles, on obtient avec 100 parties de plante sèche un résidu composé de :
EquiMtum
SUice. 8,75
Salfiate de chaux. •
Sulfate de potasse 0,33
Chlorure de potassium 0,28
Ciarbonate de chaux. 0,93
Magnésie »
Phosphate de chaux ferrugineux. 0,80 Potasse combinée en partie avec
la silice 0,72
Cendres totales. 11,81
Equiaetum
Equisetum
anrense.
limosnm.
OM
q. ind.
q. ind.
(Braconnot.)
kkU CHIMIB VÉGÉTALE.
SAGOHARIJM OFPioiiiAmiJM {Canne à sucre).
Cette plante, qui a longtemps fourni la totalité du sucre existant dans le commerce, présente une tige mince et élevée, garnie de nœuds régulièrement espacés. Sa hauteur varie entre 2 et /l mètres ; son diamètre, entre 35 et 45 millimètres. Son feuillage, qui est d'abord d'un vert foncé ou d'un rouge pourpre, selon l'espèce, passe ensuite au jaune pâle. Quelque temps avant la maturité, un jet allongé se produit au sommet de la canne, et donne naissance aux fleurs.
On propage ordinairement les cannes au moyen de boutures placées dans de petites fosses {mortaises) que l'on remplit de terre meuble humide; ces boutures font un angle de 45° avec l'horizon.
Il convient de laisser entre chaque pied un espace d'un demi-mètre environ. L'époque; à laquelle doivent être opérées les plantations ne peut pas être rigoureusement indiquée : c'est en général lorsqu'on prévoit l'approche des pluies. Le sol doit être riche en humus ou en engrais renfermant peu de sels minéraux, qui augmentent la production des mélasses dans le traitement du jus. Les engrais employés sont des débris de poissons, du charbon provenant de la chair musculaire, et le sang desséché. Ce dernier engrais est mélangé avec de la suie, pour écarter les rats, qui, en le dévorant, détruisent parfois les racines de la canne.
Quand les nouvelles tiges sont garnies de feuilles, on sarcle le sol à plusieurs reprises, puis on l'arrose convenablement ; enfin l'on butte après chaque sarclage.
Neuf mois après la plantation, la canne commence à se dépouiller de ses feuilles inférieures; et la chute de ces feuilles continue jusqu'à ce que le jet terminal, qui doit porter les fleurs, se soit développé.
La floraison a lieu au bout de l'année ; la tige commence alors à perdre sa couleur verte pour prendre une teinte jaune paille, qui, lorsqu'elle est devenue générale, indique au planteur que le moment de la récolte est venu.
Pendant ce temps, la composition de la canne varie beaucoup, et l'amidon qui s'y trouve renfermé se change en sucre. Cette transformation est indiquée dans le tableau suivant, qui présente la composition de la canne prise au tiers de son développement, et après sa maturité complète, c'est-à-dire trois mois après la floraison.
Canne «*0-TaIU an ders et ion ëéveioppemeni.
Eau .
Sucre ,
Cellulose et matière ii^ gueuse incrustante. . .
Albumine et trois autres substances azotées. • .
Amidon, cérosie, matière verte, substance colorante jaune , matières colorables en brun et en rouge carmin . • •
Matières grasses et aromatiques, substance bygroscopique, huile essentielle, sels Bolubles et insolubles, siiice, alumine.
Canne «*0-TaIil A l*élat et matoHlé.
Eau 71,04
Sucre 18,00
Cellulose , matière ligneuse, pectine ^ acide pectique 9,56
Albumine et trois autres sul>stances azotées. . • 0,55
Cérosie, matière verte, subst. colorante jaune, matières colorables en brun et en rouge carmin , substance grasse résineuse, huile essentielle, matière aromatique, matière déliquescente 0,37
Sels insolubles, 0,12 ; sels solubles, 0,16; phosphates de chaux et de magnésie , alumine , sulfate et oxalate de chaux, acétates, malates de chaux, de potasse et de soude, sulfate de potasse, chlorures de potassium et de sodium. 0,28 SUice •. . . 0,20
100,00 (M. Payen.)
La maturité étant suffisamment avancée, on procède à la récolte, qui s'opère de la manière suivante :
La canne est coupée en biseau près du pied ; on supprime la flèche, les feuilles et les quatre derniers nœuds du sommet, qui, moins riches en sucre, servent de boutures, ou bien sont donnés aux bestiaux. Les cannes brisées avant la récoHe ou attaquées par les rats sont mises de côté, parce que ces cannes, altérées ou endommagées, introduiraient dans le jus des matière^ feimentescibles. Lorsque ce triage est fait, on en porte le produit* au moulin, où, à Taide d*une forte pression, on en retire le jus. Cette opération ayant été décrite (tome IV, p. 590), nous ne reviendrons pas sur ses détails. Nous indiquerons seulement, d'après
àh6 CHIMIE TÉOÉTALI.
M. Payen, le produit d'un hectare de terre planté de cannes et pris dans divers pays.
d'tti
Martinique 2000 UL
Guadeloupe 2^00
Bourbon AOOO
BrésiL 6000
On sait qu'un hectare de terre planté de betteraves ne rend en moyenne que 1500 à 2000 kilogrammes.
LMim TBMULBNTm (Ivraie).
Cette espèce d'ivraie est vîvace et vénéneuse ; on la rencontre souvait au milieu des champs de froment. Sa graine peut alors se mêler au blé et communiquer ses propriétés toxiques à la farine.
Le Lolium temulenhan présente la composition suivante :
Chlorophylle. 7,50
Résine. 3,50
Matière amère avec sels. 6,00
Gomme avec sels 9,00
Sucre 0,70
Albumine 0,65
Matières extractives 1,55
Amidon 29,90
Gomme et albumine insoluble 2,90
Gluten 0^0
Fibrine 11,00
Eau 20,00
( M. Blet.)
TUTIOOM SATiYini ( Froment }.
La tige du froment est verte dans les premiers temps de la végétation, puis elle devient jaune au moment de la maturité. Voici sa composition dans ce dernier état :
Carbone • • • • 68,A8
Hydrogène. 5,^1
Oxygène. 38,79
Aiote 0,35
Gendres 6,97
100,0 (M. BoussnoAiLtO
ÉTUDB DBS ?RINCIPâLB8 TIGES. Uhl
Substances solables dans Teau 7,600
Substances solubles dans une dissolution alcaUne
étendue. 40,431
Matière grasse* 0,469
Ligneux. 61.600
100,000 (M. Sprengel.)
100 parties de cette paille, soumises à rincinération, ont donné les résultats suivants :
Potasse. 12,60
Phosphate de potasse 6,00
Sttlfiite de potasse 2,00
Phosphates terreux 6,20
Carbonates terreux 1,00
Silice 61,60
Oxyde de fer 1,00
Perte 7,80
100,00 (Th. db Saussure.)
HonBCM VULOAMB {Orge).
La ocMiiposition des tiges, d'orge a été déterminée par EinofT, H. Spreogel et M. Sacc, qui ont obtenu les résultats suivants :
C— i»oiltte« «es tUgeê «'orve mymmt Icvr mmtmrUé.
Principe amer. 2,33
Fibre ligneuse. 9,50
Amidon. • « 2,46
Allmmine 0,70
Phosphate de potasse i « 0,44
Eau. . 82,81
Perte . * . * 1,17
99,40 (M. ElROPF.)
UhS CHUIIB VÉGÉTALE.
CompMldOB et» tÈgtê ë'orf e arrivées à Icvr aaiarlté*
Principe ajner eo partie soluble dans l'alcool 15,68
Fibre ligneuse, cire Tégétale jaune et albumine . • • 70,31
Albumine 1,70
Saice 0,71
£au 10,96
Perte 0,66
( EiNOPP.) ComposlctoB «e la pallie tècke ë'orre.
Substances solubles dans Teau 11,330
Substances solubles dans une lessive alcaline caustique 38,237
Cire et résine 0,780
Fibre végétale /|9,653
La paille précédente laisse 5,2&ft pour 100 de cendres formées de :
Potasse. . 0,180
Soude 0,048
Magnésie 0,076
Chaux 0,564
Alumine 0,146
Oxyde de fer 1,014
Acide sulfuriqne 2,118
Acide phosphorique 0,160
Chlore 0,072
5,244 (M. Sprengel.)
Go«90iltlOM iBiBétflatc «e la palUe «^orfe«
Albumine. . . . • • 1,70
Gomme, sucre, résine mat. grasse. .....««« ^ 15,19
Fibre ligneuse 70,31
Eau 10,91
Cendres 1,86
(M. SAca)
ZBA MAÏS {Maïs).
La tige du maïs se compose, eu centièmes, de :
Substances solubles dans Teau 17,000
Substances solubles -dans une lessive alcaline .... ô7,03/i
Cire, résine el chlorophylle 1,7/iO
Fibre végétale 2/i,226
100,000 (M. Sprengel.)
Elle se moisit facilement, à cause de Thumidité qu'elle renferme ; aussi la paille de maïs, qui d'ailleurs est très dure, ne donne qu'un fourrage de qualité médiocre, et est plutôt employée comme litière. Les cendres de cette tige sont très riches en silice et en alcalis, comme le montre Panalyse suivante des cendres de paille de maïs récolté à Gratz :
Potasse i/i,ô
Soude 39,9
Chaux Ufi
Magnésie 1,8
Oxydes de fer et de manganèse 0,9
Acide sulfurique 1,0
Acide phosphorique 11,8
Chlore. 6,3
Silice 18,9
100,0 (M. Kruschaoer.)
MILIDM {Millet).
On assigne à la paille sèche du millet la composition suivante :
Substances solubles dans Peau /i2,266
Substances solubles dans une lessive alcaline caustique 19,437
Cire et résine 0,777
IlôO CHIMIB VÉGÉTALE.
Cette paille, brûlée dans un creuset, laisse ^,855 pour 100 de cendres contenant :
Potasse 0,623
Soade 0,036
Chaux 0,590
Magnésie 0,370
Alumine. 0,010
Oxyde de fer 0,025
Oxyde de manganèse 0,030
Silice 2,186
Acide sulfurique 0,775
Acide pbospliorique • 0,030
Gblere. 0,130
6,855 (M. Sprekgel.)
DBLFHlllllJM 8TAFHI8AGRU (Pied-d'alouette).
Le pieâ-d*alouette, analysé à Tétat vert, a donné les résultats suivants:
Substances solubles dans Teau bouillante 7,17
Substances solubles dans une lessive alcaline caustique. 8,18
Cire, résine, chlorophylle 0,18
Fibre végétale /i,/i7
100,00 100 parties de cette plante, réduites en cendres, contiennent :
Potasse 0,761
Soude 0,055
Magnésie 0,101
Alumine 0,033
Oxyde de fer. 0,029
Oxyde de manganèse 0,025
Silice 0,118
Ciilorc 0,032
Acide {lulfurique. 0,070
Acide phosphorique 0,076
1,300 (M. SpaEKGiu)
BTUDB DES PRINCIPALES TIOBS. 461
JOVOÉS8.
miiGiift {Jonc de Bothnie).
Cette wpèce de jonc renferme :
fiaa 68,000
Sabstances solubles dans Teau * 10,6d8
Sotetaoces solubles dans une lessive alcaUnt gém^
tique i7,lit
CJre , résiDe et clilorophylle 0,150
ftbre végétale. 10,100
(.e jonc de Bothnie, soumis à Tincinératiop, laisse 3,073 pour 100 de cendres formées de :
Potasse
Soude
Chaux
Magnésie
Alumine
Oxydé de fer
Oxyde de manganèse.
Silice
Cblore
Adde sulfurique.
Acide phosphorique
VBTICÈMM.
GARNABIS SATITA iChanvre).
La tige du chativre a présenté à Tanalysô la composition suivante :
Carbone 39,9/i
Hydrogène 5,06
Azote iy?^
Oif gène Û8,72
Sels. àM
Les cendres de cette tige renferment sur 100 parties :
Potasse 7,/i8
Soude 0,72
Chaux 42,05
Magnésie UM
Alumine , • • • 0,37
Silice 6,75
Acide sulfurique i ,10
Acide phosptiorique 3,22
Acide carbonique 31,90
Cfalore 1.53
100,00 (M. R. Kahe.)
Les fibres que Ton obtient avec la tige du chanvre offrent une solidité remarquable ; elles sont employées dans la fabrication des cordages, des voiles de navire, et des étoffes grossières destinées aux usages domestiques.
Nous rappellerons que pour obtenir les fibres du chanvre, on le soumet à un traitement désigné sous le nom de rouissage, et qui a pour but de débarrasser la tige de la résine dont elle est imprégnée.
Le rouissage a été décrit tome V, page 558.
Le chanvre présente des propriétés enivrantes, qui paraissent dues à la résine que sécrètent les glandes situées à la surface de la tige et des feuilles. L'action du Cannabis indica est surtout très développée ; c'est avec les feuilles de cette variété de chanvre que Ton prépare le haschisch, dont on fait un si fréquent usage dans le Levant.
HOMULUS LVFVLUS (ffou6/on).
Le houblon, récolté pendant la floraison, se compose sur 100 parties de :
Eau 73,800
Substances solubles dans Teau 1,/Ii60
Substances solubles dans une dissolution alcaline. • . 16^/^32
are, résine et chlorophylle 0,720
Hbre végétale, 9,588
100,000 Il laisse, lorsqu'on le brûle, l,ft9& pour 100 de cendres contenant :
Potasse 0,169
Chaux OMti
Magnésie 0,09/i
Alumine 0,019
Oxyde de fer 0,017
Oxyde de manganèse traces
Silice 0,0/i8
Acide sulfurique 0,217
Acide phosphorique 0,091
Chlore 0,117
(M. Sprengel.) UVACÉSS.
LINVM VSITATISSIMini (Lin).
La tige du lin, comme celle du chanvre, donne, par le rouissage, des fibres résistantes avec lesquelles on fabrique des étoffes. Elle contient :
Carbone 38,72
Hydrogène 7,33
Azote . 0,56
Oxygène 48,39
Cendres. 5,00
100,00 (M. R. Kane.)
Le lin perd par le rouissage la totalité des matières minérales qu'il contient ; aussi les eaux qui servent au rouissage se chargent d'une assez grande quantité de matières organiques et minérales, comme le montre l'analyse suivante du résidu d'évaporation d'une eau ayant servi au rouissage du lin en Belgique:
Pousse 15,762
Soude 30,232
Chaux 17,829
Magnésie 1,530
Oxyde de fer. 2,584
Acfde sulfurique. 11,627
— chlorliydrique 2,580
— phosphorique traces
— carbonique
Mat. orgam et perte
100,000 (M. R. Kawe.)
Les cendres du lin présentent une composition qui varie suivant la nature du teiTain dans lequel la tige a pris son accroissement, ce qui ressort clairement du tableau suivant ;
CHIMIE VEGETALE.
te <
IK
^ c^ n eo irt
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