‹ Traité de chimie générale: comprenant les applications de cette ..., Volume 6Chapitre 16 sur 206 · IJ · texte numérisé non relu

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L*acide azoteux réagit à froid sur le glycôcolle, et le conver^i^ pq un acide nouveau qui a reçu le nom d'acide glycollique.

Cet acide est sirupeux, soluble dans Teau, dans l'alcool et dans Téther. Il forme avec le zinc et la baryte deux sels cristal lisables, qui ont pour formule :

BaO,C<HW(àlOO'').

ZnO,C<H»05,2HO.

ACIDE HOMOLAGTIQUB. 87

Pour obtenir Facide glycoUique, on fait arriver de l'acide azoteux dans une dissolution de glycocolle. Il se dégage de l'azote et il se forme de Tacide glycoUique. En agitant la liqueur avec de l'éther, on enlève ce dernier acide, qui se dépose par l'évaporation de l'extrait éthéré.

L'acide glycojlique se produit aussi lorsqu'on fait bouillir pendant quelques jours l'acide benzoglycollique avec de l'eau contenant une petite quantité d'acide sulfurique. Par la concentration, la liqueur laisse déposer de l'acide benzoïque. On décante les eaux mères qui recouvrent cet acide, et, après les avoir neutralisées par le carbonate de baryte, on les évapore à consistance sirupeuse. Elles donnent, au bout de peu de temps, une cristallisation abondante de glycoUate de baryte. Ce sel, décomposé par l'acide sulfurique, fournit l'acide glycoUique.

(MM. Strkcker et Socoloff.)

Nous plaçops ici un ^cide particulier, Yacide homolactigtie, découvert par^. Cloëz dans les eaux mères de la préparation du fulminate de ipercure, et qui présente la môme composition que l'acide glycoUique.

AGIBB HOMOLAGTIQIIE.

L'acide homolactique est liquide, incolore et inodore, d'une densité égale à 1,197. Il est avide d'humidité, soluble dans l'eau, l'alcool et r^her. Il se décompose vers 200", en dégageant des vapeurs blanches, qui se solidifient par le refroidissement. U dissout le fer et le zinc.

Pour reUrer l'acide homolactique des eaux mères qui ont donné le fulminate de mercure, il faut saturer ces eaux mères par le carbonate de cbaux, filtrer et distiller la liqueur claire au bain-marie. U passe dans le récipient de l'aldéhyde, des éthers formique, acétique et azoteux, tandis qu'il reste dans la cornue un liquide noir contenant de l'azotate, de l'acétate, du formiate et de Thomolactate de chaux.

Ce liquide, abandonné à l'évaporation spontanée, dépose tous les sels de chaux qu'il renferme, excepté l'azotate. On enlève le dépôt, on le lave avec de l'alcool, et après l'avoir repris par l'eau bouillante, on ajoute à la liqueur de l'acide oxalique dissous, jusqu'à ce qu'il ne se forme plus de précipité d'oxalate de chaux. En filtrant ensuite la dissolution, la chaufiant dans un appareil distillatoire, afin de chasser les acides formique et acétique , décolorant par le noir animal le liquide sirupeux resté dans la cornue, le neutralisant ensuite par la chaux et l'évaporant convenablement, on obtient l'homolactate de chaux, qu'on purifie par de nouvelles cristallisations.

Ce sel, décomposé par l'acide oxalique, donne l'acide homolaciifjue.

(M. Cloez.)

88 CHIMIE ANIMALI.

CHOmRINB. G32H^Az«01«.

Az* 700,00 14,50

Les cartilages, traités par l'eau bouillante, donnent une substance que Ton a longtemps confondue avec la gélatine, et dont la véritable nature a été déterminée par M. MùUer, qui a donné à ce corps le nom de chondrine.

Proprléiéft.

La chondrine est solide, incolore ou légèrement jaunâtre, insoluble dans l'alcool, dans Téther, et soluble dans Teau bouillante.

Presque tous les acides précipitent la chondrine de sa dissolution aqueuse ; le précipité est soluble dans un excès de réactif.

Les dissolutions de sulfate d'alumine, d'alun, d'acétate de plomb, de sulfate de fer, forment dans les dissolutions de chondrine des précipités volumineux ; ces caractères établissent une distinction entre la chondrine et la gélatine; cette dernière substance n'est pas précipitée par les sels que nous venons de citer.

La dissolution aqueuse de chondrine, traitée par le chlore, donne un précipité qui a pour formule C'-^H^^ClAz^O" (M. Schràder).

Prépaniaoa.

La chondrine s'obtient en faisant bouillir pendant quarante-huit heures environ, avec de l'eau, des cartilages costaux d'homme ou de veau ; on évapore la liqueur à consistance gélatineuse, et on la traite par l'éther qui enlève les corps gras. (M. Muller.)

FAsaioATioar dx ul ooiab.

La gélatine est connue sous le nom de colle forte^ lorsqu'on l'emploie dans les arts, et de gélatine sèche, lors(iu'on la destine à l'alimentation.

On extrait la colle et la gélathie des rognures de peau, de certaines parties molles des animaux, des cornes, des sabots et des os.

Ces substances sont employées fraîches et sèches. Lorsque les tissus frais ne peuvent être traités immédiatement, on les immerge dans un Ifiit (le chaux pour prévenir leur ferrnentation ; cette iinmersion dure

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