‹ Traité de chimie générale: comprenant les applications de cette ..., Volume 6Chapitre 27 sur 206 · MÉTHODE D'ANALYSE DB LA SALIYB · texte numérisé non relu

MÉTHODE D'ANALYSE DB LA SALIYB

On évapore une quantité connue de salive pour détermÎBor la proportion d*eau. Le résidu sec est traité par l'éther afin de séparer la ma-

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tière grasse. Ce second résidu insoluble, qui a résisté à Taction de Teau et de rélher, constitue V albumine et le mucus. Une autre portion de salive filtrée ou décantée ayant été concentrée par évaporation, on en précipite par Talcool la ptyaline et une petite quantité de matière extractive. Pour déterminer la quantité de soude libre dans la salive, on la traite par Talcool, puis on prend le résidu alcoolique qui renferme la soude libre et on le sature avec de Tacide acétique. L*acétate de soude, traité par Talcool, évaporé et incinéré , se convertit en carbonate de soude.

La matière salivaire précipitable par Talcool et soluble dans Teau serait donc la ptyaline. Toutefois cette substance ne paraît pas présenter des propriétés constantes, ce qui tient probablement aux températures variables qu'on a fait subir à la salive pour Vévaporer, avant d'en extraire la ptyaline par Talcool. Suivant Berzelius, qui Ta ainsi nommée, la ptyaline est une matière incolore, transparente, qui se dissout dans l'eau tiède en lui donnant un peu de viscosité et de consistance. Cette dissolution île se trouble pas par l'ébullition, ne précipita pas par la teinture de noixdegalle, par le bichlorure de mercure, le sgus-acétate de plomb ni par les acides forts, caractères qui distinguent cette substance d'un grand nombre de matières animales.

H. Mialhe prépare la ptyaline en traitant la salive humaine fraîche et filtrée par 5 ou 6 fois son poids d'alcool absolu. 11 se forme un léger précipité qu'on recueille sur un filtre. Cette matière ainsi obtenue et desséchée est blanche ou d'un gris blanctiàtre, amorphe et soluble dans l'eau. Elle possède la propriété de transformer auhout d'un temps asset eourt l'amidon en dextrine ^ en glucose, ce qui a déterminé H. Hialhe i lyl donner le nom de diasiase salivaire.

La salive possède la propriété de se colorer en rouge par le pefcblorure de fer. Treviranus, qui le premier remarciua cette réaction, l'attribua à un adde particulier qu'il appelait acide sanguin. Les recherches successives de Tiedemann et Gmelin, de Simon, de M- Lobget, ont démontré que la propriété que possède souvent la salive de rougir par les dissolutions de fer au maximum est due à la présence du sulfocyanure de potassium.

Ce sel est en effet un des éléments constants de la salive. Il se rencontre nonrseulement dans la salive mixte , mais encore dans la salive parotidienne et dans les salives sous-maxillaire et sublinguale. Sa présence caractérise en quelque sorte la sécrétion salitaire ; dar la sueur, l'urine, les larmes, le liquide cérébro-spinal, le sérum du sang, la sérosité des végicatoires, le suc pancréatique , etc. , n'en reîtferment pas. Si la salivent rougit pas toujours au contât des sels de fer, pela Uent à son étal de dilution : toute salive, filtrée et suffisamment concentrée, présente la réaction caractéristique des sulfocyanures. (M. Longet.)

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