HO 112,50 UM
L'acide inosiqua existe comme l'inosite dans les eaux mères proyenani de la préparation de la créatine.
Cet acide est incristallisable, très soluble dans l'eau, d'une saveur de bouillon très agréable. L'alcool le précipite de la dissolution aqueuse. Il est insoluble dans l'éther ; il ne forme pas de précipité dans les eaux de chaux et de baryte ; il trouble au contraire les sels de cuivre dans lesquels il produit un précipité vert bleu, insoluble dans l'eau bouillante
Les inosates , chauffés sur une lame de platine, se décomposent en répandant une odeur de rôti.
Prépanittoii.
On retire l'acide inorique des eaux mères qui ont déposé la créatine, en co;[icentrant ces eaux mères par l'évaporation et en les additionnant ^tuite d'alcool, jusqu'à ce que le mélange présente l'aspect du lait. Il se dépose au bout de quelques jours un mélange cristallin , formé de créatine, d'inosate de potasse, d'inosate de baryte, et de diverses matières faidéterminées. On reprend ces cristaux par l'eau chaude, puis on verse du dilorure de baryum dans la dissolution, qui laisse cristalliser l'inosate de baryte par le refroidissement. Ce sel, décomposé par l'acide sulftirique, donne l'acide inosique. (M. Libbig.)
ACIDB CHOLIQUE. kl
AGira CHOLIWB* (m^Ai:0",HO.
Al. 175,00 8,04
5812»50 lOOtOO
L'acide cholique cristallise en aiguilles incolores, qui sont solubles dans Teau, dans Téther, et dans Falcool. Cet acide se dissout égalenaent à froid dans l'acide chlorhydrique, Tacide sulfurique et Tacide acétique. Lorsqu'on chauffe une dissolution d'acide cholique dans l'acide sulfurique ou dans Tacide chlorhydrique concentré, la liqueur se trouble et dépose des gouttelettes huileuses d'acide ckolonique C^^H*®AzO®,HO, qui ne tardent pas à se solidifier.
Les mêmes acides, très étendus, oMivertissent d'abord l'acide choUque en acide cholotdique (M. Demarçay), et finalement en glycocolle et en dyslt/sine.
La potasse, la soude, l'ammoniaque, la baryte, dissolvent l'acide diolique.
Quand on &it bouillir une dissolution de potasse ou de baryte, dans laquelle on a ajouté de l'acide cholique, cet acide se transforme en sucre de gélatine et en un nouvel acide , Yacide cholalique.
PréparaClOB.
On obtient l'adde cholique en épuisant à l'ébuUition par l'alcool à 85* le précipité que produit l'acétate de plomb dans la bile récente, filtrant l'extrait alcoolique pendant qu'il est chaud, et le traitant par l'hydrogène sulfuré. Il se précipite du sulture de plomb, et l'acide cholique est mis en liberté. On enlève le sulfiire par filtration et on lave ce sel jusqu'à ce que le liquide filtré commence à se troubler. Ce liquide, abandonné alors à lui-même, dépose des aiguilles d'acide cholique.
L'adde choUque ainsi obtenu contient ordinairement une certaine quantité d'un corps isomérique, Yacide paracholique ; mais on le purifie en le lavant avec de l'eau froide et en le traitant ensuite par l'eau bouillante, qui ne dissout pas l'acide paracholique. (M. Strsckbr.)
CHOLATBS.
Les cholates ont pour formule générale : MO,C**H**AzO". Ils sont solubles dans Talcool. Leur saveur est à la fois amère et sucrée. Ils précipitent Tazotate d'argent, Tacétate neutre et le sous-acétate de plomb.
AOnOV DSt ACXBXl COVCSVnEUÉB sua L'AGIDS CBOUQUS.
AGIDB GHOLONIOVB. C^H^AzO',HO.
Az 175,00 3,13
Cet acide présente l'aspect d'aiguilles brillantes, qui sont insolubles dans Teau et solubles dans l'alcool. Il forme avec les alcalis des sels solubles dans l'eau et précipitables de leur dissolution par le sel ammoniac. Les cholonates alcalino-terreux sont insolubles.
On prépare l'acide cholonique en chauflEant l'acide cholique avec de l'acide sulfurique ou de l'acide chlorhydrique concentré. La liqueur se trouble et dépose des gouttelettes huileuses qui se solidifient au bout de peu de temps. On traite c^ produit par l'eau de baryte ; il se forme du cholonate de baryte insoluble qui, décomposé par l'acide chlorhydrique, donne l'acide cholonique. Cet acide est repris par l'alcool, qui le dépose à l'état cristallin. (M. Strecker.)
ACTXOSr DB XiA POTAS8S SUR L'AOIBB CBOUQUX. AGIDB GHOLALIQUE. C^BH^09,U0.
Propriétés.
L'acide cholalique ciîstallise dans l'alcool ou dans l'éther en tétraèdres
ACIDE CflOLALIQUE. /i9
OU en octaèdres à base carrée, d'un éclat vitreux, d'une saveur amère avec un arrière-goût sucré. 11 devient opaque à Tair en y perdant une partie de son eau de cristallisation. Il est soluble dans 750 parties d'eau bouillante, ftOOO parties d'eau froide, et 68 parties d'éther. L'alcool bouillant le dissout en proportion considérable.
Il arrive quelquefois que l'acide cholalique, en se déposant de ses dissolutions, ne contient que 3 équivalents d'eau au lieu de 6. Il cristallise dans ce cas en tables rhomboïdales dérivant d'un prisme oblique, et sous cette dernière forme, il est beaucoup plus facilement altérable par la chaleur.
L'acide cholalique se dissout facilement daps )e$ alcalis et dans les carbonates alcalins, La dissolution d'un cholal^te alcalin cristallise lorsqu'on l'abandonne au refroidissement, après l'avoir convenablement concentrée ; par une évaporation spontanée, elle laisse une espèce de vernis, très soluble dans l'alcool.
Les cholalates à base de potasse ou de soude ne précipitent pas les dissolutions étendues de chlorure de baryum : ils forment avec le chlorure de calcium une gelée incolore, que l'alcool convertit peu à peu en aiguilles cristallines. Les cholalates forment dans les sels de cuivre un précipité d'un blanc bleuâtre, et dans les sels de mercure et d'argent, des précipités blancs solubles dans l'alcool.
Une dissolution alcoolique d'acide cholalique, neutralisée par la potasse et mêlée avec de Téther, laisse déposer des aiguilles incolores de cholalate de potasse K0,C^*H^05. Des sels analogues peuvent être obtenus avec la soude, l'ammoniaque, la baryte et la chaux.
Les cholalates ont une saveur amère ; ils sont solubles dans l'alcool, et se colorent en violet quand on les chauffe avec un mélange de sucre et d'acide sulfiirique.
Lorsqu'on distille l'acide cholalique, il passe dans le récipient une huile jaunâtre, acide, soluble dans l'éther, et dont la dissolution dans les alcalis précipite les sets métalliques.
L'adde cholalique se convertit à 200*» en acide choloïdique; à 290**, lise change en dyslysine. Cette double transformation a lieu sans qu'il se produise autre chose que de l'eau.
Pr«ptfatt«B.
Pour obtenir l'acide cholalique, on verse de la potasse dans la dissolution d'un cholate, sans en ajouter assez pour précipiter du cholate de potasse, puis on fait bouillir la liqueur dans un ballon. Il se dépose, au bout de peu de temps, du cholalate de potasse amorphe qui se change lentement en une masse cristalline. Après trente-six heures d'une ébullitioû soutenue, et pendant laquelle on a renouvelé l'eau à mesure qu'elle VI. h
se vaporisait, od jette le contenu du ballon sur un linge qui retint le cholalate. Ce sel est exprimé et redissous dans Teau. La liqueur étant additionnée d'acide chlorhydrique, dépose de Tacide cholalique« Cet acide, qui d*abord est résineux, durcit bientôt et se laisse tacilement pulvériser. On le reprend par un mélange d'alcool et d*éther, qui le dé* pose à Vétat de oistallin par le refroidissement. (M. Dbmâkçat.)
AGira GHOLOÎBIQUB. C^H^^.
L'acide choloïdique est solide, blanc, inodore, insoluble dans retu» très soluble dans l'alcool, peu soluble dans Téther. Il fond à une température supérieure à 150<* ; Teau bouillante le ramollit sans le dissoudre* Il s'unit aux oxydes métalliques sans perdre d'eau. L'acide choloïdique ne se distingue donc de l'acide cholalique que par les éléments de 4 équivalent d'eau : la composition centésimale des sels formés par ces deux acides est la même, mais ces sels diffèrent par leurs propriétés. Tandis que le cholalate de baryte est soluble dans l'eau et cristallisable, le cho* loïdate de la même base est insoluble et amorphe.
Les choloïdates alcalins se dissolvent dans l'eau et dans l'alcool ; leur saveur présente de l'amertume. Ils paraissent se dédoubler au contaci de l'eau en un sel acide et en un sel basique^ Les autres choloïdates sont insolubles ou fort peu solubles dans l'eau. L'alcool les dissout facilement.
Prépara tloB.
Pour préparer l'acide choloïdique, on p«it :
!• Chauffer à 200*» l'acide cholique ;
2» Traiter la bile par l'acide oxalique (MM. Theyer et Schlosser) ;
3* Maintenir en ébullition, pendant trois ou quatre heures, la bile avec un excès d'acide chlorhydrique étendu , laisser refroidir au bout de ce temps, et séparer par décantation l'aftide choloïdique qui s'est déposé au fond du vase.
L'acide choloïdique préparé par cette dernière méthode est ordinairement souillé d'acide chlorhydrique, d'acide margarique et de cholestérine. On le purifie en le faisant fondre à plusieurs reprises avec de l'eau,
AClDli CBOLÎIQUS. Si
qui enlève Tacide chlorhydrique, et en l'agitant ensuite avec de Téther, qui dissout Vacide margarique et la cholestérine. , (M. Demarçay.)
AGIBB GHÔLÉIOCB.
l»ropHéléf.
Cet acide n'a pas encore été obtenu à Vétat de pureté. Les dissolutions alcalines bouillantes le transforment en taurine et en acide cholalique qui se trouvent mêlés à une certaine quantité de glycocoUe dont on doit attribuer la production h la prétience de l'acide cholique qui est mélangé avec l'acide choléique.
Les choléates à base d'alcali sont cristallisables, insolubles dans Téther, très solubles dans l'eau et dans l'alcool. Leur saveur est à la fois amère et sucrée. Us ne troublent pas les dissolutions de chaux, de baryte, de magnésie, d'acétate neutre de plomb et d'azotate d'argent. Us précipitait l'acétate de cuivre rendu légèrement ammoniacal et le sous-acétate de plomb.
Les acides versés dans la dissolution d'un choléate ne produisent d'abord aucun précipité; la liqueur, portée à l'ébullition, dépose de l'acide choloïdique, et retient de la taurine. Tous les choléates, chauffés avec un mélange de sucre et d'acide sulfurique, se colorent en violet.
PrCparMUNi.
On prépare l'adde choléique en versant de Taoétate de plomb dans la bile récente, enlevant le dépôt qui se produit et additionnant la liqueur claire d'une petite quantité de sous-acétate de plomb, filtrant' pour séparer le léger précipité blanchâtre qui s'est formé, et répétant succès^ sivement ces filtrations et ces précipitations, jusqu'à ce que le précipité soit d'une blancheur parfaite. On filtre alors une dernière fois, le liquide filtré est mélangé avec un excès de sous-acétate de plomb rendu légèrement ammcmiacal, et le précipité est repris par l'alcool. La solution alcoolique, traitée par l'hydrogène sulfuré, laisse déposer du sulfure de plomb, et Teiieai l'acide choléique. Il suffit alors, pour obtenir cet acide à l'état solide, d'évaporer dans le vide la solution alcoolique (M. Heints).
(M. ST&BacxR.)
52 CHmiE ANIMALE.
âOIBB HTOGHOLIQUB. G^^^H^^AzO^O^uo.