‹ Traité de chimie générale comprenant les principales applications de la chimie aux sciences biologiques et aux arts industrielsChapitre 118 sur 138 · Ânnaleê de Chimie et de Pkytique, (3), L LV, p · texte numérisé non relu

Ânnaleê de Chimie et de Pkytique, (3), L LV, p

CiNQDIÈHE FAMILLE. — VANADIUM. S71

qao l'on amène dans la partie cliautlo en lirnnt à soi le fi) de ic HE. F est un manchon en verre rempli de paruffine pour rendre léables les joinls en caoulcliouc.

g. ÏJ8. - Prép.r»l

inidium (ItoKoe).

bichlonire de vanadium servant dans telle expérience se prépare manière suivante : i° l'acide vanadîque V*0' est converti en itorure par l'action combinée du chlore et du charbon; 2" l'oxy- ! est transformé en azolure VAz* par l'action de l'ammoniaque et la calcination du produit furniô ; 3° l'azoUire est changé en lorureVCl* par l'action du chlore sec au rouge. Ce même pro- 'obtient jilus simplement en dirigeant les vapeurs d'oxychlorure à du chlore à travers un long tube chauifé au rouge et remcharbon pur; 4° le tétrachlorure est enfin partiellement réduit ogène au rouge sombre et converti en joichlorure solide et VCl', qui est traité comme nous l'avons vu plus haut, li préparé, le vanadium métallique se présente sous la forme d'une gris clair; au microscope elle est d'apparence cristalline, blanc it et douée d'éclat métallique. La poudre ne s'agglomère pas par compression et n'est pas magnétique. Sa densité à 15* est égale Le vanadium métallique ne s'altère pas à la température ordidans l'air sec ou humide ; on peut le mouiller plusieurs fuis avec cl le sécher dans le vide sans observer la moindre augmentapoids. Chaurfc rapidement daas l'oiygène ou projeté dans une le, il brûle en belles gerbes d'étincelles. Chauffé avec précaution, le à l'air et se convertit d'abord en un oxyde brun qui, rcchauffé l'sir, subit une nouvelle combustion accompagnée d'incandescence et donne le tritoxyde noir, puis le tctroxyde bleu et enfin le pentoxyde ou icide vanadique.

L'acide chlorhydriquc froid ou chaud n'attaque pas le vanadium.

L'acide sulfurique étendu ou concentré est sans action à froid; l'acide

concentré le dissout à chaud on se colorant en jaune vert; l'acide fluor-

rdriqtic le dissout lentement, en dégageant de l'hydriigène et en don-

unc liqueur verte. L'acide azotique à n'imjiorlc quel degré de dilu-

l'oxydo et fournit une liqueur bleue, en dégageant des vapeurs

mtr^uses. Une lessive de soude n'agit ni à froid ni à chaud; mais si l'oi

introduit la (wudre métallique dans la soude causliquc en fusion, U se '

^é^e de l'hydrogène et il se forme du vanadale.

conci ■En

67S CHIMIE GfiUËRALE.

La poudre métalliqae obtenue par réduction contient toujours une certaine quantité d*hydrogène allant quelquefois jusqu'à 1,5 pour 100.

Le vanadium lirûle dans le chlore et se change en tctrachlorure ; il absorbe Tazotc à chaud et se combine directement avec lui sous forme d'azoture de couleur bronze. Le métal réduit à une température éle?ée la silice du verre et de la porcelaine et forme un siliciure ; il s'allie également au platine.

Roscoc a obtenu par sa méthode un produit renfermant 95 pour 100 de métal pur.

Usages. — Nuls.

Analyse. — Avec de fortes étincelles dans le chlorure, on obtient les raies suivantes : 611,9; 608,9; 603,9; 572,5; 569,7 (faible); 445,9 (faible); 4i0,7; 538,9 (faible); 438,4; 437,9.

Un mélange de composé vanadiqu'e, de carbonate de soude et de salpêtre chauRc au rouge vif sur une spirale mince de platine, dans la flamme d'un bec Bunsen, donne une masse fondue jaune clair dont la solution, acidulée avec de Tacide acétique, précipite en jaune par le nitrate d'argent. La même perle dissoute et évaporée avec de Peau régale fournit une solution jaune passant au bleu après addition de sel d'étain. Si la perle renfciTne passablement d'acide vanadique, elle donne une coloration bnm-jaunc par l'acide chlorhydrique concentré.

Avec le borax, les composés vanadiques donnent au feu d'oxydation une perle jaune-verdàtre devenant verte au feu de réduction (Bunsen).

On dose le vanadium à l'état d'acide vanadique ou de sesquioxyde V'O* produit en réduisant l'acide vanadique par l'hydrogène.

Équivalent, — L'équivalent du vanadium se détermine très-exaclcmcnt par la réduction de l'acide vanadique au moyen de l'hydrogène; la réaction est très-nette et donne des résultats constante, comme le montrent les nombres trouvés par Berzélius comparés à ceux de Roscoc pour la perle éprouvée. La valeur du poids atomique ne dépend donc pas de l'expérience, mais de la formule attribuée à l'acide vanadique. On est tombé à ce sujet dans la même erreur qu'à propos de l'uranium, à cause de la résistance éprouvée pour éliminer le dernier atome d'oxygène.

Berzélius considérait l'oxydilorure volatil, bouillant vers 130^, obtenu par l'action du chlore sur un mélange de charbon et d'acide vanadique, comme le chlorure correspondant à l'acide vanadique, et le supposait réductible par l'hydrogène au rouge, avec mise en liberté du métal.

En réalité il obtenait un oxyde inférieur stable. Cette en'eur entraînant pour les vanadates le rapport 1 : 3 entre Toxygène de la base et celui de Tacidc, \\ lui cotiiivxvV '^^<^VLti^v ^V.^ddft vanadique la formule

GINQOIËIIE FAMILLE. — NIOBIDM ET TàMTiLE. 673

VO» ou V*e*.V«e*-HH* donnait d'après lui V*ô-f-2H«ô, tandis qu'en réalité on a V«e» -H H* = V'ô* -f- 2 ffô.

Berzélius formulait de la manière suivante Taction du chlore sur le suboxyde V*6 : i

5V«Ô-H12C1 =V«e'-h4VCl% la véritable équation est

3v»e»-hi2Ci = v*e*-f-4voci».

Le V* de Berzélius n'était qu'un oxyde V"ô" irréductible et analogue à l'oxyde d'uranium Ui**0* (uranyle).

Avec les anciennes formules le poids atomique est V:^68,5; avec les nouvelles on a V = 51,3.

Ajoutons que les expressions modifiées s'accordent avec Tcnsemblc des travaux de Roscoe sur les composés du vanadium et qu'aucun doute n'est plus possible sur l'opportunité de leur adoption.

Niobium et tantale.

Ces métaux n'ont été obtenus qu'à l'état de poudres noires, sans aucun gage de pureté, dans des tentatives de réduction des fluotantalates et des fluoniobates par le sodium. On les trouve généralement associés, dans des minéraux rares, dont quelques-uns, tels que le pyrochlore, l'yttrotantalite, la fergusonite, l'euxénite, renferment également les métaux de la cérite et de la gadolinite (voyez page 658). Outre ces espèces déjà signalées plus haut, nous citerons : les niobites ou colombites du Groenland, du Connecticut et de Bodenmais en Bavière, qu'on doit considérer dans leur partie essentielle comme des niobates et des tantalates de fer et de

manganèse m ,z^b [ w /\; les tantalites, dont la composition est ana-

logue, mais qui contiennent proportionnellement plus d'acide tantalique ; la vyœhlerite ou silico-zircono-niobate de chaux ; l'œschynite ou niobotitanate de chaux.

L'attention a été éveillée dès 1801 sur l'existence de ces métaux par Hatchetlet Ekeberg. Ils ont fait depuis l'objet de nombreuses recherches, dont les plus importantes sont dues à Wollaston, à H. Rose et enfin ?. Marignac. Ce dernier a jeté un grand jour sur cette question, restée lonçrtemps très-obscure.

Les résultats de ces travaux intéressent plutôt les combinaisons du niobium et du tantale que les métaux eux-mêmes.

Tout récemment, cependant, M. Roscoe a publié quelques nouveaux docimients sur la préparation et les propriétés du niobluvw \x\iVaV\\^^ caij/jE cÉxÉttALM, \^ — ivb

GHIMIK 6&NÉRALB.

La préparation est difficile et exige les mêmes précautions que celle an vanadium ; le métal se dépose sous la forme d*une croûte brillante, fragile, d*un gris d*acier, lorsqu^on fâiit passer à travers un tube de verre chauiïé au rouge des vapeurs de perchlorure de niobium (NbCP) méhmgces d*hydrogcne. Après refroidissement» on détache la croûte métallique et on la réchauffe à une température plus élevée (rouge vif), dans un courant d'hydrogène sec, jusqu'à ce qu'il ne se dégage plus d'acide chlorhydrique. Malgré cela, le produit retient toujours un peu de chlorure. U ne constitue pas un hydrure, car il ne renferme que 0,27 i>our 100 d'hydrogène.

A 15®, la densité du métal est égale à 7,06.

Sous l'influence de la chaleur, il prend feu dans l'air ou dans le chloi^ et se convertit en acide niobique Nb'O*, eu passant d'abord i l'état d'oxyde bleu, ou en perchlorure NbCP.

Les acides chlorhydrique et nitrique, ainsi que l'eau régale, ne l'attaquent [ms. L'acide suliuriquc concentré le dissout en donunnt une solution incolore.

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