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Rg. S3. — Iri^me liotigou! Flg, 54. — Priiine btiogoiu] Kig, B3. — l'i
4* SïSTÊMB. Bhombique. — Les trois a\cs et plans de symétrie rectangulaires ayant une indépcndanr^ parfaite les uns vis4-vi3 de3
68 cmuiE gëi«£rale.
autres, le choix de Taxe vertical est tout à (hit arbitraire. Ce choix étant fait par une orientation convenable du cristal, ou peut convenir de placer dans le plan du tableau Taxe horizontal le plus long et d'arrière en avant Taxe horizontal le plus couil. Soient, pour une face choisie comme forme
Fig. 67.
Octtédrcs à base rfaombique.
Fig. 68.
primitive, a le paramètre de Taxe vertical, b le paramètre de Taxe horizontal du plan du tableau, c le paramètre de Taxe horizontal le plus court, pcndiculairc au plan du tableau.
Le symbole de cette face est a . 6 . c ; il conduit à Toctaèdre à base rhombique (fig. 56, 57 et 58).
En conservant aeib constants, nous pouvons donner à c les valeurs me (m=l, m>l, m=oo); nous fonnons ainsi une série d'octaèdres, qui ont pour limite une forme ouverte. En effet, pour m=oo , deux faces adjacentes de Toctaèdre, situées du même côté du plan hori-
Fig. î)9. — Don.c.
a .oc6 . c
Fiff. 60. — IMjoc.
a . fr.occ
zontal, se confondent, et celui-ci se convertit en une forme ouverte dont les figures 59 et 60 donnent une idée : forme que l'on appelle dôme. '^'^
Soient a et c constants, donnons à b les valeurs mb (m=l, m>l, m==oo ) ; nous reproduirons, par ces modifications opérées sur les mran^lTCs de Taxe horizontal le plus long, une série analogue i la pré-
Écrivons les symboles de ces deux séries à droite et à gauche du symbole de la forme primitive, nous aurons :
a.c .00 b a .c.mb a.b ,c a.b .me a.6.ooc m>l <oo m>l<;oo
A chacune des formes ainsi déterminées correspondent deux séries, dont on obtient les termes en donnant à a des valeurs variant de a à 0 et de a à Too .
En disposant ces deux séries en lignes verticales au-dessus et au-des sous du terme correspondant de la ligne horizontale précédente, on a :
Oa . c . Qo 6 na ,c . 00 b
j na.c .006
( (n>i) ooa . c . 006
D'après cela, les formes simples possibles sont :
1^ Pyramides rhombiques (fig. 56, 57 et 58) ;
2® Dômes à section perpendiculaire au petit axe horizontal (fig. 60) ;
S** Dômes à section perpendiculaire au grand axe horizontal (fig. 59);
4** Base (Oa . c. mb on Oa. me. b) (fig. 61) ;
Oa . c . mb
Oa.b .c
Oa .b .me
Oa .b .00 c
xtia.cmb
l na.b .c
\na .b .me
i na .b .00 c
a.c .mb
a .b .me
a . b . ooc
\na .c .mb
na .b .c
ina.b.me
na .b .Qoc
00 a.c. mb
ooa .b .C
00 a.b .me
ooa. 6 .ooc
Fig. 61. — Bise.
Fig. 62. — Paire de faces.
00 a.oo fr . c
Fig. Ci. — Paire de faeai* » a.b.e
5** Une paire de (aces verticales, parallèles à l'un ou à Tautre axe horizontal : c'est la forme en laquelle se convertissent les dômes a . c; . 00 c ou 00 6 . a . c, lorsque a devient 00 a ((\g. 62 et 63) ;
6^ Le prisme droit rhombiqûe {ooa .mb . c ou 00 a . 6 . me ou 2(1 .b . c) (fig. 64).
7* Deux systèmes de lignes horizontales, parallèles à l'axe 6 ou à Taxe c, coiTcspondant aux symboles Oa.ooft.couOa^t.oo c (fig. 65).
Jt
FIg. 64. — PrÎMne droit rbombique.
ooa . 6 . c
Fig. 6S. — Oa . 00 6 . c ou Oa. c . » à
5* Système. Monosymétrique, — Dans ce système, les plans coordonnés sont :
1^ Le plan unique de symétrie vertical et perpendiculaire au plan du tableau ;
2** Un second plan vertical perpendiculaire au premier ; 3^ Un plan perpendiculaire au plan de symétrie et incliné à l'horizon. Les trois axes d'intersection sont Tun vertical, l'autre horizontal, le
troisième perpendiculaire à Taxe horizontal, mais incliné sur l'axe vertical. Ces deux derniers axes sont compris dans le troisième plan. Il est donc nécessaire d'indiquer la valeur ^ de l'angle que fait l'axe incliné
' sur l'axe veHical (fig. 66).
Si nous considérons une face dont les paramètres sont a . b . Cy l'existence d'un seul et unique plan de symétrie n'exige pas sa reproduction dans les huit trièdrcs supérieurs et infé* rieurs, mais seulement dans deux trièdrcs supérieurs adjacents situés à droite et à gauche du plan de symétrie, et deux trièdres inférieurs ac^acents entre eux et opposés aux premiers.
yjf
Fig. M. — Axes da 5* sjsIènM.
CARACTÈPES PHYSIQl^ MIS CORPS. 7i
Le syiàbole ne représente donc pas un octaèdre complet, mais un demi-octaèdi*e ou deux demi-octaèdres indépendants» qui peuvent so trouver isolément comme facettes dans les formes composées. En d'autres termes, les formes simples du système monosymétrique ne constituent généralement que des formes ouvertes ou des demi-formes fermées, et ne se rencontrent qu*en combinaison entre elles de manière à limiter Tespace par des faces. Il faut, en efTet, au moins trois paires de faces parallèles deux à deux pour produire une forme fermée.
Avec cette restriction, nous pouvons dériver les demi-formes monosymétriques de la même façon que celles du 4* système, et le tableau qui les groupera sera le même. Au lieu de diviser les axes horizontaux en axe long et axe court, nous les distinguerons par les noms d'axe horizontal et d'axe incliné.
a représente le paramètre de l'axe vertical.
b représente le paramètre de l'axe horizontal.
c représente le paramètre de l'axe incliné sous un angle ^.
oo a . 6 . oo c est une face parallèle au plan de symétrie.
oo a . c . 00 6 est une paire de faces verticales perpendiculaires au plan de symétrie.
Oa . 6 . c est la base.
* , ' I sont deux demi-dômes.
na .0 . oo c )
00 a . 6 . c représente un demi-prisme, c'est-à-dire deux faces parallèles.
6* Système. Asymétrique. — Les cristaux du 6* type n'ayant pas de plan de symétrie, le choix des axes est tout à fait arbitraire. On prendra, dans le cristal envisagé, trois faces qui se coupent, les lignes d'intersection formeront les axes. Une face quelconque dont les paramètres sont a \h . c par rapport à ces axes, ne se reproduit nécessairement qu'une fois, parallèlement à la première et à égale distance du centre de 6gure. Le 6* système ne comprend donc comme formes simples que des paires de faces parallèles, et il faut au moins trois de ces paires ou trois formes simples pour constituer un polyèdre clos.
Be rhéaUéëbrIe. — CrtetavjL hémlédriqnes.
Les formes simples d'un système apparaissant indépendamment les unes des autres. En variant les conditions extérieures qui président à la cristallisation, on voit la même substance adopter tantôt l'une, tantôt l'autro foitne du système, ou en présenter plusieurs en combinaison. Pour no citer qu'un exemple, on peut obtenir l'alun en octaèdres réguliers ou en cubes, suivant que la cristallisation a lieu dans une liqueur noulro ou dans une solution basique (contenant un excès d'alumine). Il arrive
79 CBIHIG GSKÊRALE.
aussi fréquemment que la moitié des faces d'une tonne nmple u développe seule aux dépcnii de l'autre moitié, qui lait alors entièremeot défaut dans le cristal.
Ce phénomène (développement d'une moitié des tue» d'une forme simple et complète, à l'exclusion de l'autre moitié) obéit k certaines lois et a reçu le nom à.'h^middrie.
Supposons la Torm» entière centrée par rapport au point d'intencction des axes de Hyméti-ic ; les faces hémicdriques coupent les deux parties d'un axe de symétrie à égales distances du centre et en nombre égal ; de plus les inclinaisons de ces faces entre elles et sur l'axe sont les mêmes de chaque côte du centre.
Si deux ou trois axes de symétrie sont équivalents, cette similitude doit se retrouver non-seulement pour les deux extrémités d'un même axe, mais pour toutes les extrémités des axes équivalents.
L'hémiédrie n'est donc possible que pour les formes possédant an moins un axe principal de symétrie, c'est-à-dire pour lesquelles il y a au moins quatre faces équivalentes; leur élimination par moitié eo laissera deux placées aux extrémités d'un m6me axe. Le sixième systàne n'a pas d'hémiédiie.
Héraiédrie dan» le sjstime régulier.
Le développement exclusif de quatre faces alternantes et non a4jacentei de l'octaèdre régulier conduit, pour chaque système de quatre faces,! un tétraèdre i-égulier (lîg. 67 et 68). Les deux tétraèdres ainsi formés.
placésdanslcur position d'origine, sont disposés l'un par rapporta l'autre de façon qu'il auffise de tourner l'un d'eux de 90° autour d'un axe de symétrie pour les supoiposcr. Le cube ne peut pas fournir de forme liciniédriqiie. Il en est de même du dodccacilrc rhomboïdal.
L'ikositétracdre, par le développement de quatre systèmes de Irais faces,
URACTÈRES PBTS1QVES IffiS CORPS. 7î
comipondants anx faces octaédriquea, donne une forme hémiédrîqiic
qui ressemble à un tétraèdre pyramide (triakistéti-aèdrc) (fig. C9 et 70). Dans les mémcR conditions te triakisoctaèdrc engendre un solide à .
Fig.1l. — TrIaUwclifdrc. Le- &«• onlic*« indlqiwBt «11» qui diiiuroistciit.
douze faces deltoïdes, connu sous le nom de dodécaèdre delioldal : 71 et 72).
L'hexakisoctaèdrG, par le développement aKcmatif de quatre sYslèmes
opposés de six faces, correspondants aux faces oi^tnédriques, produit nu solide à vingt-quatre faces connu sons le nom iïhexakistétraèdrc{'C\^, 75 cl 74).
li CEUHŒ GfiNfiRALE.
Le létrakishexaèdre conduit à une hémiédrie spéùale par le déveli^ pemcnt alteriiatif de deux faces opposées de la pyramide quadraiigulaira
fis- Î5. — 14 r..ki«lieui élire, les («ce» onbrfe» inJiiiveiit «11" qui iitpjrsuHDl.
qui corres] ond atm. faces du cube. On arrive ainsi au dodécaèdre pei^ lagonal (fig. 75 et 76).
Si dans l'hcxakisoctaèdre on agît de même sur des Bystèmes de dcnx
faces adjacculea ([ui occupent [a place des faces correspondantes du tétnkishcxacdre, on arrive au diakisdodécaèdre (fig. 77 et 7S)i ou'dodi^ caèdre pcntngonal dont chaque face est pliée en deux.
Enfin riiexakisoctnèdrc, par le développement de vingl^uatre de set
tig. 79. — Heukùocl4i(lr«. la how ombriH
taces alternantes et opposées au sommet, donne un solide fermé 4 na quatre faces peutagooalcs, le peaUgone ikositétraèdre (fig. 79 *'
CiR&CTËRES PHYSIQUES DES CORPS. 15
Tout autre choix de systèmes nllernes de faces dans l'heiakisoctaèdi-c
De peut conduire à des formes hémiédriques. Les aolidos rôsulLint du
Pi|. ai. — HcukiiocuUr*.
Fij. 8Î.- UcukiMcUédrc.
développement des faces non ombrées des ligures 81 et 82 ne remplissent pas les conditions posées plus haut, comme il est facile de s'en rendre compte.
Bénùédrie duu les lulres systèmes.
n serait trop long de parler ici de tous les cas d'hémîédrie dans chaque système, comme nous l'avons fait pour le premier. Nous nous contenterons de signaler encore rhémicdrie rhomboédrique du 5* système, à cause de sa fréquence et de son importance ; pour le reste nous renvoyons aux ouvrages spéciaux de cristallographie.
Prenons l'une quelconque des doubles pyramides hexagonales
tig. gS. — Doubla p^rjniida Fi|[. M. — RbamluiJrc iif;a loaai Fig. 8S. — abom^-oUre olriui
% tii tuH. Lei ficu «n- pir li diiptriiion dn rucn om- loraié y*r U disiuriiion lUi
brfesiiidiqiHDt celle» qui tirée» d'un Mlide luloguc i alui ficcimnbrieid'uDFolideina'
Utftniitent. U Egara 81. loiiue à celui ds la Ugure Si.
ma . fr . .c du système (m^ 0 <jx> ) et développons six des faces all(Tnantes et opposées au sommet (non adjacentes) (lig. 83) ; lo solide
TS anna GeNÉHALS.
résultant de l'intersection de ces faces, avec disparition des six autn sera un rhomboèdre, plus ou moins aigu, suivant que m tend ter* le ou vers 0 (fig. 84 et 85).
En développant, dans la double pjramide bihexagonale, les pairei t faces alternantes qui correspondent aux &ces choisies plus haut dons
Fiî. SS. - Doulil»
brCf • dulioéeii di
double pyramide hcxagonnlc, on obtient, au lieu des rhomboèdres, solides connus sous le nom de skaléno^dres (Gg. 86, 87 et 88.)
Les formes hémiédriqucs d'un sjrslcmc, comme les formes coni|M peuvent se trouver réunies dans un même cristal.
L'hémiédrie se reconnaît toujoui's au caractère suivant: Toute qui n'a pas de face parallèle correspondante située de l'antre cMé centre de figure est une face béniiédrique.
CARACTÈRES PHYSIQUES DES CORPS. Il
MéÈmMÈmmm des fénnes erlstalUaea •▼•« les CAmeléres physiques.
Les caractères de symétrie qui nous ont servi à classer les formes cristallines, n'ont pas seulement une importance géométrique , ils déterminent aussi les propriétés physiques du solide auquel ils appartiennent. La cohésion, la dureté, le mode de propagation de la lumière et de la chaleur sont en relation avec ces caractères.
Des considérations purement mathématiques conduisent à ce résultat, que les solides offrant trois axes de symétrie rectangulaires équivalents ont leur minimum ou leur maximum de cohésion parallèles à ces axes. Dans le premier cas le clivage se fait suivant les faces du cube; dans le second il peut avoir lieu suivant les faces de Toctaèdre ou celles du dodécaèdre rhomboidal. C'est en efTet ce que l'expérience confirme.
Un solide à trois plans de symétrie rectangulaires équivalents doit se comporter au point de vue du mode de propagation des ondes lumineuses ou calorifiques comme un milieu homogène isotrope. Cette conséquence s'accorde encore avec les faits.
il en est de même pour tous les autres systèmes : c'est-à-dire qu'en nous appuyant uniquement sur les caractères de symétrie d'un cristal nous pouvons calculer et prévoir d'avance les phénomènes optiques et autres réalisables par l'expérience.
Récipi*oquement, l'apparition de tel ou tel phénomène physique permet de déterminer le caractère de symétrie du cristal et le système auquel il appartient, lorsque les mesures d'angles ne sont pas praticables.
Priacipee fféaéimvx ewr lesquels repose la déteraliuitioB d*an erislal.
Le système auquel appailient un cristal, les formes simples qui le constituent et par conséquent les valeurs relatives des paramètres de chaque face, ainsi que l'inclinaison des axes de symétrie, si ceux-ci ne sont pas rectangulaires, constituent des caractéristiques importantes pour le corps solide formant la substance du cristal. Il importe donc de pouvoir établir ces données avec autant de précision que pour toute autre propriété physique. Un semblable travail exige généralement, pour chaque cas particulier, une série d'opérations minutieuses et auxquelles il convient d'être préalablement exercé. Nous renvoyons pour les détails et les calculs des résultats aux traités de cristallographie ; notre but ici n'est que de fournir une idée approchée de la méthode.
Étant donné un cristal suffisamment gros et assez régulièrement développé pour qu'il puisse so prêter à l'examen, on commence par détcr-
78 CniMIE 4iËNËRALE.
miner son système et les formes simples accusées par les faces. L^habitnde et la pratique permettent d'arriver à une solution provisoire de la question par la seule inspection du polyèdre.
Il ne faut jamais oublier que l'apparence peut être souvent l^ompeu^e et conduire à des erreurs sur le type auquel le cristal se rattache.
On rencontre souvent des formes octacdriques se rapprochant tellement do Toctaèdre régulier, qu'on est tente de les ranger dans le système régulier ; un examen plus approfondi permet d'écarter cette cause de confusion.
C'est ici surtout que l'étude des propriétés optiques est d'un secours précieux; car la mesure des angles donne quelquefois des résultats prêtant à l'équivoque.
On comprend, en efTet, que dans les systèmes tétragonal et rfaomboïdal, à trois axes rectangulaires, il puisse exister des formes limites, pour lesquelles les trois axes sont égaux et qui simuleront exactement les formes correspondantes du système régulier. Dans oe cas, les propriétés physiques seules sont susceptibles de fournir des indications certaines.
On examinera donc le cristal au moyen d'un appareil de polarisation, composé d'un réflecteur qui renvoie verticalement les rayons des nuées vers un prisme de Nicol placé entre deux lentilles convergentes. Les rayons lumineux traversent le cristal disposé sur une plaque en. verre, que Ton peut tourner autour d*un axe vertical, et sont enfin analysés an moyen d'un second Nicol. L'observation est répétée avec toutes la paires de faces accessibles à l'investigation; nu besoin on taille ou €A use des faces parallèles suivant dos directions déterminées. Si les vUkd tits concordent avec les conclusions admises précédemment, et si ronoir rencontre pas d'axes optiques qui soient en opposition avec elles, on ponm procéder en connaissance de cause à la mesure des angles dièdres.
La détermination des paramètres exige dans chaque système la mesure d'un nombre spécial de dièdres :
1 pour les systèmes hexagonal et tétragonal :
2 pour le système rhombiquo ;
3 pour le système monosymétrique ; 5 pour le système asymétrique.
Outre ces données fondamentales et nécessaires, on en détenniners d'autres, qui serviront d(» contrôle, et permettront de comparer les résultats du calcul à ceux de l'expérience.
La mesure des dièdres s'effectue au moyen d'appareils connus sous k nom de goniomèires. Le goniomètre le plus simple, mais le moins précis et dont l'usago n'est appliqnable qu'aux gros cristaux, est fomrf de deux règles dont Tune peut tourner autour d'un axe perpendiculaire
«BACTÈRES rm-SIODCS DES C fisa des règles, sur un cadran centré en un point correspondant au lire de ralatinn. On engage lo cristal entra les deux branches poslëlœ plus courtes, de manière à appliquer celioi-cî aussi cxacleral ipif po^ible sur les deux Taces dont on Teiil mesurer l'angle diôlrp; rocarl«meal angulaire des deux longues branches donne l'anglo tfcurrhr.
Wolliislon a k' premier imaginé, pour la mesure des angles des cristtax. un Appareil loiidé sur les lois de la réflniiin. Les goniomclres à réfleiion employés "x «Ujourd'liui sont tous basés sur le même principe.
Si. pur la rolatiou d'un cristal autour de l'oDe de ses arêtes, on fait coïncider les images i'aa même objet extérieur, formées pur 1 dnix faces corr(.-spoi]danlcs à cette arèle,
gle de i-ohtion du cristal sera égal au BUppIé- ^''- ^ ~ V'r''n>iio'.' ^''"'""'*""' omit de l'angle dièdre {fig. 89j.
Dans tous le« appareils, le cristal est lue avec un pi'u de cire à un support relié à UQ disque gradué, circulaire, horizontal ou verlicnl,
mobile autour de son centre. On fait coïncider rareté du dièdre à n
Mirer a*iw l'axe de rot.-)tînn du disque. Pour y arriver, on donne au
n|iporl un double mouvement de glissement, suivant deux plans
RCbngubirps parullèle^ au plan du disque, et un mouvement
lie suivant deux directions perpendiculaires, mouvement analogue d'une arliculaliuu spliérique. A cet effet rcxtrêmitc du sup-
nr lequel (^1 lixô le ri-islal olfre la forme d'une denii-splière dont bprtic plane sert de lablo et àonl )a poiiio.i convexe peut louvuet
appoi I WClan
CIUMIË GÉNÉRAUX .
suivant doux plana rectangulaires. Ces quatre mouvements, qui sn l'arête dans la direction et le prolon|j;oment de l'axe du disque g sont provoqués par des vis de rappel (iig. 90). Deuï lunette» fi entre elles un angle couvenablc servent à ''observation. Le p
FIg, al. — (kiniamètri! d>
cil pour tt|l«t i» poiilWI d"
le qui pone U Hi|ip*rt ill ■
croisement dos (ils de l'une d'elles remplace l'objet exlorlcur, observé par i-éfleition sur l'une ou l'autre face du cristiil, au i la seconde lunette. Les figures 91 et 92 représentent des varié goniomcti-e Babinet.
Propriété phjslqucK des eorpH aolldca «t llqntdi
Outre sa forme, tout eorps solide ou liquide posscdi' un ensera propriétés jihy^iqnes qu'il importe de connaître, tant pour t relier plus lard les propriétés des corps par des relations génémlca dntis le but d'en faire usage comme moyens de diagnostic et d'ni
Nous nous contenterons ici de nommer et de définir ceux d'entre ces caractères dont la détermination exige rintervcntion de méthodes délicates, surtout applicables dans un laboratoire de physique, et dont remploi ne pourrait s'introduhi couramment dans les recherches analytiques. Au contraire les opérations qui servent journellement au chimiste, comme moyens d'investigation et pour établir la vraie nature d*une substance, doivent trouver leur place ici.
Les propriétés dont il faut tenir compte pour un corps solide sont :
1* Les propriétés dites organoleptiques, indiquant de quelle façon il înRuence nos sens, ou les organes du goût, de Todorat, de la vue ;
2^ Les propriétés physiques proprement dites, comprenant : la dureté, la ductilité, la malléabilité, la ténacité, Télasticité, la sonorité, la densité, les points de fusion et de volatilisation, les coefficients de dilatation linéaire et cubique, la chaleur spécifique, l'indice de réfraction, le pouvoir dispersif et réfringent, l'action sur la lumière polarisée, le pourvoir absorbant que le corps exerce sur les divers rayons qui composent la lumière blanche, la solubilité dans les dissolvants, Faction magnétique ou diamagnétique, la conductibilité pour la chaleur et rélectricité.
Pour les liquides Ténumération précédente subit quelques modifications. Nous n'avons plus à nous occuper de la dureté, de la ductilité, de la malléabilité, de la ténacité, de la sonorité et du point de fusion, qui se trouve remplacé par le point d'ébuUition, ni du coefficient de dilatation linéaire. On notera si le liquide est visqueux ou non, quel est son degré de mobilité, s'il mouille ou non tel ou tel corps solide. Pour le reste nous n'avons rien à changer.
Les caractères que le chimiste se trouve fréquemment dans la nécessité de déterminer, quand il s'agit d'un solide ou d'un liquide, sont : la densité, les points de fusion et d'ébuUition, la solubilité et le pouvoir rolatoire ou l'action sur la lumière polarisée.
Densité.
On mesure la densité d'un solide, ou son poids sous l'unité de volume, par plusieurs méthodes. La plus usitée est celle du flacon. Elle consiste à prendre un certain poids p du corps, que l'on introduit dans un flacon rempli d'eau distillée. Le flacon est pesé avec le corps à rintérieur. Soit P' le poids trouvé. Si Ton a déterminé par une autre opération le poids P du même flacon rempli d'eau, mais sans le corps solide» on pourra, au moyen de ces trois nombres, calculer la densité. En efliet, P-hp — P représente le poids de l'eau déplacée par le solide introduit dans le flacou. Les mesures étant faites à + 4*, le caiHU UsiààiM. I. — G
nombre P-f>p — F=z. éTatné en gnmmek
mètres cubes le Toiume du eorj». et [^r conséquent - sera h
cherchée.
)bi« il est difficile de «e placer dans ces cooditioiB de lempcnlm-. Le plus sourent Tair ambiant et Teau dont on se sert sont à dk tsipérature t mesurée par le thermomètre : on ramène alors par le calcBl le poids - déterminé à f* à ce qu'il serait a +4*. Soit \ la dibtatioo àm l'unité de volume de l'eau de 4* à f*. L'unité de Toinme de Feaoè +4* devient à /* 1 -h 3, et comme les poids sont en raison inTerse doTolo-' mes, on a
ar:x :: I-t-2: 1, x=i:(i4-î).
La densité cherchée est à /*
— ou
\jst tableau suivant donne les valeurs de S pour des températures prises entre 0 cl 17* (Despretz).
Tanp^r»tijr««. I. Teapéntarcs. L
if* 0,0001269 ! «•
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