‹ Traité de chimie générale comprenant les principales applications de la chimie aux sciences biologiques et aux arts industrielsChapitre 17 sur 138 · V-+-i;a::Y— a:::H-+-/i':IL La deuxième proportion donne · texte numérisé non relu

V-+-i;a::Y— a:::H-+-/i':IL La deuxième proportion donne

D'après la première, d'où

a:-Y-HH

t;II=Y/i,

n sufDt donc de mesurer Y, A et A'.

L'appareil de Regnault rempht les conditions exigées. 11 se compose d'unballonV de 300 centimètres cubes environ (Gg.93), relié au moyen d une armature et d'un collier à gorge à un tube étroit courbé à deux angles droits, qui communique avec un manomètre à air libre et à mercure oflrant à la partie inférieure un robinet à trois voies. L'ajutage supérieur mastiqué au tube porte un tube vertical muni d'un robinet r.

On mesure, par la pesée du mercure qu'il peut contenir, le volume Y du ballon et du tube courbé, jusqu'à un repère du manomètre. Le robinc ^ ouvert, on amène le m\eau du mercure dans la branche Sffcm

Si

CHIHIE GËNËnALE.

du manomètre à un deuxième repère situé au-dessous du premier; puis, fermant le robinet, on \erse du mercure dans la branche ouverte, pour ramener le ntveau du mercure au premier repère, et on mesure A ou la différence des niveaux. Cette opération se répèle deux fuis : 1° le ballon éluut plein d'air seulcnient : 2" le ballon conlennnt le corps dont on veut mesurer le volume.

Ladensiléd'un liquide se tlélennine par la méthode du flacon, comme' celle des corps solides. On chei-clie le poids p d'un flacon rempli d'air, 1g poids P du même flacon rempli d'eau, à une température connue {0° par fxemple), et enfln le poids P' du Dncou rempli avec le liquide:

8 étant la dilatation de l'eau de 0" à A". Le dispositif adopté pour le flacon est celui delteguaull (lig.94). L'euu et le liquide sout a

CAR-^CTÉI^ES pmsiouES des corps.

Éûiirei' au trait niai'()ué sur la partie ûlianglée du tubo, dont la portion c sert d'entonnoir, et se trouve fermée pendant les pesées au moyen bouchon rodé, pour éviter l'évaporation.

I •.a densité de deux liquides se compare aussi par le rapport inverse des colonnes soulevées dans des tubes veplicnux par la pression atmosphérique, sous l'inQuence d'une même diminution de pression au-dessus des liquides contenu» dans les tubes. Avec quelques précautions, ce procédé peut Tournir des indications rapides et exactes ; mais il exige l'emploi de quantités assez notables de matière.

Point de fiislon.

Le point exact do fusion d'un solide s'oLtient le mieux en plongeant la boule d'un thermomètre bien vêrilic et calibré dans la substance en fiisioii, et en notant le point d'arrêt de la colonne, pendant le temps que met le corps à passer de l'état liquide à l'état solide. Dès qu'il s'est formé des cristaux ou des centres de solidification dans la masse, on e»t afTrancbi du danger de la surfusion, et l'on obtient le point réel, si l'on a soin de remuer les couches restées liquides et de faire la correcliou relative à la colonne tncrcurielle contenue dans la portion capillaire. Cette manière d'opérer, la plus euctc de toutes, exige l'emploi de masses assez notables de produit, qui manquent souvent à l'observateur.

Dans ce cas, on arrive encore à des résultats sensiblement approchés en introiliiisant quelques milligrammes de produit [laus un tube presque capillaire, à parois

niincûs, et en établissant le contact du ""■"'uô "'îniT Sn''"'"^ orps avec les parois internes par une fusion préalable suivie d'un refroidissement. L'J tube effilé ainsi prépara fsl fixé à la tige d'un thermomètre, de façon que la boule de celui-ci Be trouve à la hauteur de la masse ligée. On plonge le thermomètre dans un vase en verre de Bohème, à parois transparentes, susceptible d'élre chauffé et contenant de l'eau, de la parafline blanche ou de l'huile d'amandes douces, suivant la température qu'il s'agit d'atteindre. On élève graduellement la température en remuant le liquide avec le tbermumétre et l'on saisit le point oii la masse ligéc se liquéfie

et devient transparente. Une correction relative à la tige non immergée donne le point de fusion. Afin d'éviter Finfluence du refroidissement, il est bon d'employer deux vases cylindriques et concentriques contenant le même milieu liquide (fig. 95).

Lorsqu'un corps solide est facilement dissociable par la chaleur^ il convient de prendre son point de fusion au sein d'une atmosphère formée par le produit gazeux de sa dissociation. A cet effet, on introduit la matière dans la courbure d'un tube en U de 2 à 3 millimètres de diamètre environ et à minces pai^ois ; les deux branches verticales sont étirées à leur extrémité en tubes capillaires fins. On fait passer à travers le tube le gaz que fournirait la dissociation, et quand l'espace en est rempli, on ferme les deux pointes effilées et l'on procède comme il est dit plus haut.

Il est bon, si le corps s'y prête, de volatiliser la matière dans la branche verticale, pendant le passage du gaz, de manière à former un anneau (Riban).

Point d*ébuUition.

La connaissance du point d'ébullition d'un liquide est pour le chimiste d'un précieux secours dans les recherches analytiques qu'il est amené à faire journellement.

La température d'ébullition d'un liquide dépend principalement de la pression supportée par lui, et secondairement de diverses conditions moins importantes.

On donne le nom de point normal d^ébullition à la température < limite et maximum que marque un thermomètre que l'on vient à plonger < dans la vapeur d'un liquide en ébullition. Si, lors du contact de la Ta* < peur et de la boule de l'instrument, celle-ci est à une température 10- ^ férieure au point d'ébullition réel, il se formera au début une conden» ) sation de liquide, et lorsque la colonne mercurielle aura pris sa positkMi ( maximum, on sera certain d'avoir le point d'ébullition correspondant à la ^ pression du moment, pourvu que l'on évite les effets du refroidissement \ extérieur ou de la surchauffe de la vapeur.

Les physiciens peuvent se proposer de mesurer les points d*ébaUi- ^ tion à diverses pressions ; ils prendi*ont alors exemple sur les recheondiai j§ classiques de Regnault. Pour les chimistes, il ne s'agit que d'an éli» ^ ment de détermination analytique ; ils se contentent généralement da ^ noter le point d'ébullition correspondant à la pression du moment i l'expérience.

L'appareil ci-joint (fig. 96) remplit le but pour de petites quantité liquide. Il se compose d'un tube à essais A sur lequel on fixe on boii

percé de deux trous, dont Tun sert à maintenir la tige du thermomètre et Vautre un tube de dégagement pour les vapeurs ; ce dernier peut être

fig. 96. — Appmil distUUtoire pour prendre le point d'ébulliUon d'un liquide.

mis en communication avec un réfrigérant condensateur B. La boule du thermomètre est placée aussi près que possible du liquide, que Ton poiie à Tébullition au moyen d'un bec dirigé de façon à ne pas surchaufTcr la vapeur.

Un petit dispositif, qui réalise les conditions du grand appareil servant à la détermination du point 100^ de Téchclle thermométrique, construit en verre, d*après les indications de M. Berthelot, peut être employé avantageusement dans le même but (fig. 97).

Outre la pression, diverses circonstances secondaires influent sur la température à laquelle bout un liquide : telle est la nature des parois du vase. On a remarqué que dans les vases métalliques le point d'ébullition de Teau est beaucoup plus

Page 1