‹ Traité de chimie générale comprenant les principales applications de la chimie aux sciences biologiques et aux arts industrielsChapitre 37 sur 138 · C-f-S=IC4-(S — «)1 4-s · texte numérisé non relu

C-f-S=IC4-(S — «)1 4-s

Saiflire de ciiiTre.

est toujours satisfaite.

La ehimie entière est la vérification de cette loi, qui H*olTre aucune exception.

Um — liol des proportions fixes et déflnles.

Distinguons d*abord un corps défini d'un mélmKje do deux ou plusieors corps. Tout le monde sait que dans Us (orraiiis volcaniques on Irouvc à fleur de terre une matière friable, grisâtre, ou jaune sale, possédant la propriété de brûler avec une flamme bletic, en répandant une odeur piquante et désagréable. Si nous distillons cette terre dans un alambic convenablement "disposé, nous recueillons dans le rcci*j)ionl un liquide oléagineux rougë foncé qui se iige par n*tVoidissenieut en une Jnassc jaune clair, cassante, électrisablc par frottement, formée de cristaux enchevêtrés. Quelle que soit la localité qui aura fourni celle terre. Je corps jaune volatil se présentera toujours avec des qualités constantes, identiques; il fondra à 114®, entrera en ébullition à 4i5^, cristallisera en longues aiguilles par le refroidiss(>mcnt du liquide fondu, se dissoudra en mêmes proportions dans le sulfure de carbone, et se séparera, après évaporation du dissolvant, en beaux octaèdres transparents. Le soufre ainsi obtenu est un corps défini.

Au fond de Talambic où s*est opérée la distillation, il reste une poudre grise, Gxe et infusible. La terre primitive renfermait donc du soufre plus cette |)Oudre grise. Doit-on Tenvisager elle-même comme une combinaison définie, une espèce formée par Tunion du soufre avec la terre grise, ou n'est-elle qu'un mélange des deux principes isolés? A cette question on peut répondre qu'il y a simplement mélangtN |)arce que les propriétés de cette terre varient notablement avec le lieu d\>xtraction. Les unes fournissent beaucoup de soufre à la distillation, et les autres très-peu et beaucoup de résidu fixe. De plus, si Ton examine à un grossissement assez fort une parcelle de ce minerai, on voit très-bien les grains jaunes de soufre pur à côté des particules «crises tjue Ton recon-

100 CHIMIE GÉNÉKALE.

iKiil alui's l'oiniiio luniico Je d'abris dos nu'lies voisines désaj^Tï'gcei Le suufit.' éLiiil :-olul)lo dans le >ulfuro de carbune. il suif ira de lavf le minerai avec ce liquide pour isoler le inème résidu i|ue sépir ractiou de la ciialeiu'. Pour toutes ces raisons, nous eoncluousquei minerai e>t un inélawje. Il nous sera tout aussi facile de |>rouver qa la ])(iudrc à canttn est un méhmge de salpêtre, de soufre et de charboB et non une combinaison. Lu lavr^e à IVau entraine el dissout le sa! pèliv: un hnii^e au sulfure de carbone du résidu séchj élimine 1 soufre : reste la piUissièrt» Je chiirbon avec ses caractères propres.

A premiÎMv vue, rien ne ressemble plus à un corps dôlini que ca taines roclio volc:'.iiii|ues éruptives. Cependant rexa[nen niicroscopiqa de lames minces taillér's dans ces roches, Temploi de puissants êledn ainuinîs et de certains réactifs dissolvants, appliqués à la poudre de ce malériaux. oui permis à M. Fouqué de les parla{;er en plusieui's espèce minéraloiriques, plu> ou moins intimement mélangées, et de déterminei la nature de ces espèces.

In corps doit cfrr envisagé comme un mélange loules les fois que^ pur rcinjjloi de mngens qui ne sont pas de nature à provoquer in rêaclions chiiiii'jucs^ un ^eut ineltre en évidence les caractères dit' tinris de deu.v ou plusieurs espèces de matières.

Lhi/ts le c'is ont mire, >/j a un principe défini^ une espèce.

Il e-l c\idcMl i|;runc coiicliision de ce genre n'est vîdable que lors- (ju'on a cj»iii>c uui> lc< moyens d'investigation dont on dispose. Celte rcm;:rj|iic s'appliijiir smiuiil aux cas où il s'agît de distinguer Ips uns dc-^ jiUlrcs, (!ari< un iiirljjiîiic, des corps très-voisins par leurs ([ualités. l>an> un uiarid non biv i\,' circon>lances, la constatation franche d'une sjMilc propriclé, Icllc ipie le point d«? fusion, le point d'ébullition. b forme ci'i>tallinc, la dcn<ilé, etc., suiiit pour lixer les idées.

In des ca.. .clercs les plus importants d'un principe délini, cV'^l lï' constance dans la composition chimique. Vn élément, par cela inrm* qu'il est élément, cjuistitue une espèce.

Toute espèce <|iii ue<[ |);is sim|)le, élémentaire, est formée des nièni^ élémcnls, condjinés dans les mêmes proportions pondénibles. L'eau <•une t»spèce, un corps délini, |)arce que, débarrassée par distillation d^ substances lixc>, minérales, qu'elle peut tenir en dissolution et qu'f" a empruntéc> aux terrains liavcr>és ou à Tatmosplière, elle se présc>^' toujours connue formée» par l'union de 1 |)artie en poids d'Indi-n^'î^* (élément) avec 8 parties en poids d'oxy«;cne (élément). An contrai*' l'air atmosphériqut; n'est qu'un mélange, (iejiendant sa conqiositiona ^ recoiinue constante, à Irè^-peu de cIios(î |)rès, si l'on a soin de sépr la vapeur d'eau et l'acide carbonique qu'il contient en faibles pmptf lions ; /n.iis celle constauct; ne se maintient ^las dans des conditions q

LOIS NUBJÉRIQI'ES. 191

ne sont pas de nature à provoquer une allôratioii chimique. Ainsi, nxoA- Ions une quantité limitée d'air eu contact avec un grand excès d'ean i)ouillie et froide. Au bout d*.un certain temps, nous pourrons constater que Tair restant est moins riche en oxygène que Tair primitif; il contiendra proportionnellement plus d*azotc, tandis que Tair entré en dissolution, et que Ton peut expulser par la chaleur, est pmportionneliement plus riche en oxygène (33 pour 100 au lieu de 20,8 pour 100). L'air est Jonc un mélange, sans quoi la dissolution ne modifierait pas sa composition.

m. — Loi dem multiples oa de» proporilonti nmlliples.

Dcuxcoi*ps élémentaires ou non peuvent s'unir suivant plusieurs pro- [lorlions pondérables distinctes.

Ainsi, 100 parties de litharge contiennent :

Plomb. 93,39

Oxygère 0,61

100 parties de minium formé en chaulfant la lilhnrge à 300", îîu contact de Toxygène, contiennent, d'après Berzéiius :

Plomb 00.05

Oxygène c 0,07

100 parties d'oxyde brun de plomb, obtenu en traitant le minium pai' l'acide nitrique^ contiennent :

Plomb 80,0()

Oxygène iô,7ti

100 parties en poids^d'acide carbonique contiennent :

Carbone 27.27

Oxygène 72,73

5^0 parties en poids d'oxyde de carbone contiennent :

Carbone ....... 42,85

Oxygène bl,V)

100 parties en poids de gaz des marais contiennent :

Carbone 75,00

Hydrogène 25,

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