‹ Traité de chimie générale [electronic resource] (volume 2)Chapitre 185 sur 308 · TIGES HERBACÉES · texte numérisé non relu

TIGES HERBACÉES

ÉQUZSÉTACÉES.

EQIJISETUM FLUVIALE {Prêle).

Cette espèce de prêle a été étudiée par Braconnot, qui y a découvert Y acide aconitique ou équisétique , dont les propriétés ont été indiquées (tome IV, p. 254).

L ’Equisetum fluviale , comme toutes les autres prêles, renlérme une grande quantité de silice, qui lui communique de la dureté. On l’emploie pour polir les métaux.

Composition de l’Equisetum fluviale.

Eau 81,33

Ligneux 5,30

Silice 4,32

Acide pectique 2,26

Sulfate de chaux 1,22

Aconitate de magnésie 1,10

Sulfate de potasse 1,02

Matière insoluble dans l’alcool 1,00

Chlorure de potassium 0,98

Matière soluble dans l’alcool 0,86

Phosphate de chaux ferrugineux 0,20

A reporter,

ÉTUDE DES PRINCIPALES TIGES. kkft

Report. .... 99,59

Chaux 0,16

Acétate de magnésie 0,1 h

Matière grasse et chlorophylle 0,08

Matière azotée se colorant en rouge par l’acide chlorhydrique 0,02

Phosphate de potasse 0,01

Oxalate de chaux \

Aconitate de chaux f quantité

Aconitate de potasse , \ indéterminée.

Cire . '

Chlorure de magnésium »

( Braconnot.)

Les cendres laissées après la combustion par 100 parties d 'Equisetum fluviale se composent de :

Silice 12,00

Sulfate de chaux 3,39

Sulfate de potasse . , . . . 2,83

Chlorure de potassium . 2,72

Carbonate de chaux 1 ,6.6

Magnésie 0,66

Phosphate de chaux ferrugineux. . 0,55

En incinérant les autres espèces de prêles, on obtient avec 100 parties déplanté sèche un résidu composé de :

Equisetum

Equisetum

Equisetum

hiemale.

arvense.

limosum.

Silice

Sulfate de chaux

Sulfate de potasse

Chlorure de potassium

Carbonate de chaux

Magnésie

Phosphate de chaux ferrugineux. Potasse combinée en partie avec

q. ind.

q. ind.

la silice

traces

Cendres totales.

(Braconnot.)

CHIMIE VEGETALE.

GRAMINÉES

SACCHARIIM officiivarum (Canne à sucre).

Cette plante, qui a longtemps fourni la totalité du sucre existant dans le commerce, présente une tige mince et élevée, garnie de nœuds régulièrement espacés. Sa hauteur varie entre 2 et à mètres; son diamètre, entre 35 et /f 5 millimètres. Son feuillage, qui est d’abord d’un vert foncé ou d’un rouge pourpre, selon l’espèce, passe ensuite au jaune pâle. Quelque temps avant la maturité, un jet allongé se produit au sommet de la canne, et donne naissance aux fleurs.

On propage ordinairement les cannes au moyen de boutures placées dans de petites fosses [mortaises) que l’on remplit de terre meuble humide; ces boutures font un angle de â5° avec l’horizon.

Il convient de laisser entre chaque pied un espace d’un demi-mètre environ. L’époque' à laquelle doivent être opérées les plantations ne peut pas être rigoureusement indiquée : c’est en général lorsqu’on prévoit l’approche des pluies. Le sol doit être riche en humus ou en engrais renfermant peu de sels minéraux, qui augmentent la production des mélasses dans le traitement du jus. Les engrais employés sont des débris de poissons, du charbon provenant de la chair musculaire, et le sang desséché. Ce dernier engrais est mélangé avec de la suie, pour écarter les rats, qui, en le dévorant, détruisent parfois les racines de la canne.

Quand les nouvelles tiges sont garnies de feuilles, on sarcle le sol à plusieurs reprises, puis on l’arrose convenablement ; enfin l’on butte après chaque sarclage.

Neuf mois après la plantation, la canne commence à se dépouiller de ses feuilles inférieures; et la chute de ces feuilles continue jusqu’à ce que le jet terminal, qui doit porter les fleurs, se soit développé.

La floraison a lieu au bout de l’année; la tige commence alors à perdre sa couleur verte pour prendre une teinte jaune paille, qui, lorsqu’elle est devenue générale, indique au planteur que le moment de la récolte est venu.

Pendant ce temps, la composition de la canne varie beaucoup, et l’amidon qui s’y trouve renfermé se change en sucre. Cette transformation est indiquée dans le tableau suivant, qui présente la composition de la canne prise au tiers de son développement, et après sa maturité complète, c’est-à-dire trois mois après la floraison.

ÉTUDE DES PRINCIPALES TIGES

Canne d’O-Taïtl

au tiers de son développement.

Sucre 9,06

Cellulose et matière ligneuse incrustante. . . 7,03

Albumine et trois autres substances azotées. . . 1,17

Amidon, cérosie, matière verte, substance colorante jaune , matières colorables en brun et en rouge carmin . . . 1,09

Matières grasses et aromatiques, substance hygroscopique, huile essentielle, sels solubles et insolubles, silice, alumine , 1,95

Canne d’O-Taïtï à l’état de maturité.

Eau 71,0/i

Sucre 18,00

Cellulose , matière ligneuse, pectine, acide

pectique 9,56

Albumine et trois autres

substances azotées. . . 0,55

Cérosie , matière verte , subst. colorante jaune,

matières colorables en brun et en rouge carmin , substance grasse résineuse, huile essentielle, matière aromatique, matière déliquescente 0,37

Sels insolubles, 0,12 ; sels solubles, 0,16 ; phosphates de chaux et de magnésie , alumine , sulfate et oxalate de chaux, acétates, maiates j de clutux, de potasse et de soude, sulfate de potasse, chlorures de po-

tassium et de sodium. 0,28

Silice .......... 0,20

( M. Paye n.)

La maturité étant suffisamment avancée, on procède à la récolte, qui s’opère de la manière suivante :

La canne est coupée en biseau près du pied ; on supprime la flèche, les feuilles et les quatre derniers nœuds du sommet, qui, moins riches en sucre, servent de boutures, ou bien sont donnés aux bestiaux. Les cannes brisées avant la récolte ou attaquées par les rats sont mises de côté, parce que ces cannes, altérées ou endommagées, introduiraient dans le jus des matières fermentescibles. Lorsque ce triage est fait, on en porte le produit au moulin, où, à l’aide d’une forte pression, on en retire le jus. Cette opération ayant été décrite (tome IV, p. 590), nous ne reviendrons pas sur sçs détails. Nous indiquerons seulement, d’après

M. Payen, le produit d’un hectare de terre planté de cannes et pris dans divers pays.

Rendement d’une année.

Martinique.

Guadeloupe Bourbon . .

Brésil. . . .

2000 kil.

ZlOOO

On sait qu’un hectare de terre planté de betteraves ne rend en moyenne que 1500 à 2000 kilogrammes.

lolium TEMULENTUM (Ivraie).

Cette espèce d’ivraie est vivace et vénéneuse ; on la rencontre souvent au milieu des champs de froment. Sa graine peut alors se mêler au blé et communiquer ses propriétés toxiques à la farine.

Le Lolium îemulentum présente la composition suivante :

Chlorophylle. . 7,50

Résine 3,50

Matière amère avec sels. 6,00

Gomme avec sels 9,00

Sucre 0,70

Albumine 0,65

Matières extractives .................. 1,55

Amidon 29,90

Gomme et albumine insoluble . 2,90

Gluten. 0,80

Fibrine 11,00

Eau. ............... 20,00

( M. Bley.)

triticum sativum ( Froment ).

La tige du froment est verte dans les premiers temps de la végétation, puis elle devient jaune au moment de la maturité. Voici sa composition dans ce dernier état :

Carbone. Zt8,A8

Hydrogène 5, t\l

Oxygène 38,79

Azote 0,35

Cendres 6,97

(M. Boussingault.)

ÉTUDE DES PRINCIPALES TIGES. kUl

Composition immédiate de la tige du froment.

Substances solubles dans l’eau . 7,600

Substances solubles dans une dissolution alcaline

étendue A0,A31

Matière grasse 0,A69

Ligneux. ...................... 51,500

(M. Sprengel.)

100 parties de cette paille, soumises à l’incinération, ont donné les résultats suivants :

Potasse 12,50

Phosphate de potasse 5,00

Chlorure de potassium 3,00

Sulfate de potasse 2,00

Phosphates terreux. 6,20

Carbonates terreux 1,00

Silice 61,50

Oxyde de fer 1,00

(Th. de Saussure.)

hordeum vulgare (Orge).

La composition des tiges d’orge a été déterminée par Einoff, M. Sprengel et M. Sacc, qui ont obtenu les résultats suivants :

Composition des tiges d’orge avant leur maturité.

Principe amer 2,33

Fibre ligneuse. . 9,50

Amidon 2,Zt5

Albumine . 0,70

Phosphate de potasse . 0,AA

Eau 82,81

Perte . 1,17

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