ENGRAIS SUISSE
Dans quelques parties de la Hollande, de la Belgique, et surtout en Suisse, on fait peu usage de la litière ; celle qui a servi est enlevée et lavée, pour être de nouveau employée sous les animaux, mais toujours en petite quantité.
Pour ne rien perdre des déjections, on pratique derrière les animaux une rigole dans laquelle se rendent toutes les urines; on y dirige aussi les matières solides qu’on délaie avec de l’eau. Cette rigole, dont on lève la vanne, communique avec des citernes placées dans la terre; la dimension de ces citernes est telle, que chacune d’elles suffit au service d’une semaine, et souvent à celui d’un mois. Lorsque la fermentation s’annonce par le dégagement de quelques bulles, on jette dans la citerne du sulfate de chaux pour convertir le carbonate d’ammoniaque en sulfate; on vide la citerne au moyen d’une pompe communiquant avec des tonneaux qui conduisent le produit de chaque semaine sur les terres en culture.
Le service hebdomadaire pour l’enlèvement de cet engrais liquide, nommé iizier, peut avoir quelques inconvénients, mais aussi le cultivateur a constamment à sa disposition un engrais liquide qui ne nécessite pas de litière, et dont les bons effets sont constatés par la prospérité agricole des pays où on l’emploie.
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