ALIMENTS SIMPLES NON AZOTÉS
D’origine animale.
Sucre de lait.
Acide lactique.
Graisses et huiles.
D’origine végétale.
Amidon.
Dextrine.
Sucres.
Gommes.
Sucs acides.
Huiles grasses.
2° Fluides digestifs. — C’est en définitive sur les principes alimentaires Ci-dessus mentionnés que les liquides intestinaux doivent agir successif Vement. Quand on observe les instincts variés des animaux qui les portent à se nourrir tantôt de substances végétales, tantôt de substances animales, et quand on examine les dispositions particulières qui affectent leur tube
CHIMIE ANIMALE
intestinal, on pourrait croire qu’il existe chez eux des différences profondes dans les phénomènes digestifs. Cependant ces différences ne sont qu’apparentes et tout à fait secondaires ; car chez l’homme et chez les animaux, on rencontre toujours un certain nombre de liquides sécrétés qui agissent chimiquement de la même manière sur les substances alimentaires simples.
Ces fluides intestinaux sont :
1° La salive ;
2° Le suc gastrique ;
3° La bile ;
4° Le suc pancréatique ;
5° Le sue intestinal.
SALIVE
La salive est un fluide qui arrive à peu près continuellement dans la bouche, mais en plus grande abondance au moment de la mastication et de la déglutition des aliments. Chez l’homme, elle est fournie par six glandes qui sont : les deux parotides, les deux sous-maxillaires et les deux sublinguales ; il faut y joindre encore les glandules labiales et massétérines.
Le fluide salivaire , tel qu’il est rejeté par la bouche , est composé d’un mélange de salive et de mucus. Cette salive rniœte constitue un liquide filant, spumeux, opalin, qui, par le repos dans un verre, se sépare en deux parties : l’une supérieure, claire et liquide ; l’autre inférieure, troublée par des parcelles de mucus et des débris d’épithélium. Par la filtration, on enlève les parties tenues en suspension, et alors la salive est claire comme de l’eau et présente souvent une légère teinte bleuâtre. La salive est un peu visqueuse et filante ; sa pesanteur spécifique varie entre 1,004 et 1,008. Par l’ébullition, la salive filtrée se couvre d’abord d’écume en même temps qu’elle se trouble faiblement. Par le repos, il s’y forme un dépôt floconneux, le liquide devient très clair, un peu jaunâtre et cesse d’être filant entre les doigts.
Lorsque la salive coule abondamment dans la bouche, elle offre constamment une réaction alcaline. Si parfois on trouve la muqueuse buccale acide, il ne faut pas l’attribuer à une sécrétion salivaire acide, mais tout simplement à une altération spéciale du mucus buccal au contact de l’air.
La salive se mêle incomplètement à l’eau. Les acides y produisent un léger précipité, tandis que les alcalis n’y déterminent aucun trouble appréciable. Les azotates d’argent, de plomb et de mercure, le deutochlorure de mercure et l’acétate de plomb y forment des précipités abondants. L’alcool et la teinture de noix de galle produisent des précipités
SALIVE
moins considérables. Quand on abandonne la salive à l’air libre, elle se trouble, dépose des flocons et subit bientôt la putréfaction. À ce moment, elle répand une odeur d’abord ammoniacale , puis fétide et tout à fait spéciale.