URINE A L’ÉTAT PATHOLOGIQUE
Les maladies peuvent apporter dans l’urine des changements qui se rapportent soit à son état physique, soit à son état chimique.
Sous le rapport physique, Furine peut varier de densité, de couleur, de consistance et de transparence.
La densité minimum de Furine est 1,001 dans la polydipsie ; la densité maximum est 1,040 dans le diabète sucré (M. Rayer). L’urine peut prendre une couleur très foncée et rougeâtre dans quelques maladies : dans le rhumatisme aigu, par exemple ; dans d’autres cas, elle peut être entièrement décolorée, comme dans les affections nerveuses et la migraine en particulier. Dans l’hématurie et dans plusieurs autres maladies, la présence du sang ou de la matière colorante avec une certaine quantité d’albumine, rendent Furine rouge ou rougeâtre. La quantité d’urine évacuée augmente dans la polydipsie et le diabète : elle diminue dans la fièvre et les maladies du foie. L’état morbide peut avoir de l’influence sur la quantité d’eau évacuée par les urines : pour déterminer cette quantité d’eau, il faut évaporer un poids donné de cette urine, l’aréomètre pouvant donner à cet égard des indications trompeuses ; car la pesanteur de Furine n’est pas toujours en rapport avec la quantité de sels qu’elle contient, et peut être augmentée par certains principes accidentels, tels que le sucre, l’albumine, etc. La proportion d’eau augmente dans la polydipsie et dans le diabète; sous certaines influences morbides, la proportion d’eau peut diminuer, soit par l’augmentation des autres principes constituants de Furine, soit par la présence de principes accidentels; la quantité d’eau évacuée diminue dans la fièvre.
Les principes solides de Furine croissent dans une proportion très grande dans le diabète; l’urée diminue dans certaines affections nerveuses : l’acide urique augmente dans la goutte et disparait souvent dans le diabète sucré.
Un adulte évacue normalement dans l’espace de vingt-quatre heures :
0gr,5 à 0»r,9 d’acide urique ,
10,5 de chlorure de sodium ,