‹ Traité de chimie générale [electronic resource] (volume 2)Chapitre 87 sur 308 · SUINT · texte numérisé non relu

SUINT

Les glandes sébacées sécrètent une matière grasse nommée suint , qui se répand sur la peau, les poils, les plumes des animaux, et les préserve jusqu’à un certain point du contact de l’eau.

Le suint provenant de l’homme n’a pas encore été examiné, parce qu’il est extrêmement difficile d’en recueillir une quantité suffisante pour l’étudier, mais on connaît bien les propriétés du suint des bêtes à cornes.

La composition du suint de mouton est complexe : on y trouve en

SYNOVIE

effet , outre certaines substances solubles dans l’eau , deux matières grasses insolubles, qui ont reçu les noms de stéarérine et à’élaïérine .

La stéarérine est solide et amorphe ; elle fond à 60° environ ; les liqueurs alcalines étendues ne lui font subir aucune altération; elle donne un acide particulier, Y acide stéarérique , quand on la fait bouillir longtemps avec une dissolution concentrée de potasse : il ne paraît pas se former de glycérine ou de corps analogue pendant cette transformation.

L’élaïérine est oléagineuse; elle se convertit en un acide nouveau, Yacide élaïérique , sous l’influence des dissolutions concentrées de potasse. (M. Chevreul.)

M. Chevreuil termine en ce moment un travail remarquable qu’il a entrepris sur le suint depuis un grand nombre d’années ; en employant des méthodes analytiques nouvelles, il démontre que le suint présente une composition très complexe.

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